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résultats obtenus par le corps de cavalerie de la lre armce dans la campagne de Bohème. Il y a peut-être là une rancune mal fondée, el ne serait-il pas plus juste de s’en rapporter au proverbe : Tel vaut l’homme, telle vaut la chose?
Plusieurs des petits Etats allemands suivent déjà pour leur cavalerie les règlements prussiens, tandis que les autres, la Bavière particulièrement, semblaient disposés à adopter les manœuvres autrichiennes, à la suite des études qu’ils en avaient fait faire à Vienne; ces tendances sont sans doute modifiées, aujourd'hui que le gouvernement de Berlin s’elïorce d’imposer à toute l’Allemagne la tactique et l’organisation de son armée.
Dans les autres pays d’Europe, en même temps qu’on modifiait la constitution des forces militaires, on se préoccupait du rôle que la cavalerie aurait à remplir à l’avenir et des changements qui devaient en résulter dans sa lactique.
L’Italie établit en 1868 un camp spécial de cavalerie à Pordenone, pour y étudier les nouvelles manœuvres qu’elle compte introduire dans son armée. En 1867, au camp de Beverloo, la cavalerie belge reçoit et applique une instruction détaillée sur les formations à prendre dans le combat. Le général Renard, qui l’a rédigée, s’y inspire entièrement des nouveaux principes de la théorie autrichienne. Enfin partout l’élan est donné et cette grosse question est à l’élude.
Que se fera-t-il chez nous ? Les brochures que nous avons citées, la circulaire ministérielle de l’automne dernier ont indiqué déjà des idées nouvelles, jeté les bases de modifications importantes; espérons qu’on ne s'arrêtera pas dans la voie qui a été ainsi ouverte par une haute initiative. De l’expérience du passé, de l'élude du présent, il est certain qu’il doit sortir de graves enseignements qui ne peuvent être mis de côté. Tous le comprennent; la nécessité de ces réformes se sent tellement, que ce mot est sur toutes les lèvres. Laissons le soin de les indiquer à des hommes plus compétents, à ceux que leur position, et leurs connaissances spéciales appellent à veiller aux vrais intérêts de la cavalerie.
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