‹ De la certitude dans ses rapports avec la science et la foiChapitre 2 sur 46 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

Ces prétentions ne sont guère équitables et ressemblent fort à celles des époques de réaction; mais il faut avouer qu'elles sont dans Tordre des choses, car s'il y avait une certitude en dehors de la raison, à quoi servirait la raison? Si la science n'avait aucune base véritable, elle serait obligée de rendre les armes à sa rivale, ellene régnerait plus ; ce raisonnement est visiblement faux, mais comme il est de l'essence de tous les pouvoirs d'être et de se conserver, la science veut être, veut demeurer la maîtresse.

Cependant, que les philosophes qui dirigent le mouvement nous permettent de hasarder une courte observation. S'il est vrai qu'ils poursuivent la vérité par une route contraire à celle de la religion, s'il est vrai qu'ils sont en opposition avec elle , il est encore vrai qu'ils soutiennent des intérêts opposés, et qu'à force d'analyse et de distinctions, ils tendent, ou à la confusion des principes, ou au fatalisme qui n'est qu'un matérialisme déguisé. Une première vérité, puis l'opération mécanique de l'induction et de la déduction, qu'ils distinguent en analyse et en synthèse,

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