CONCLUSION
Les divers motifs de certitude se généralisent dans la règle de»révidence. Nous ne voudrions pas exagérer rimportance d'une formule abstraite ; mais il ne faut pas non plus en méconnaître la valeur , surtout lorsqu'elle sort du domaine de l'abstraction et pénètre dans la pratique. On a dit qu'en littérature l'esprit français était l'image la plus fidèle de l'esprit bumain. Si nous voulons qu'il en soit de même en pbilosopbie, n'oublions pas le précepte et l'exemple de Descartes. L'attacbement aux vérités évidentes n'exclut ni les recbercbes curieuses ni les explications approfondies. Mais il faut que chaque chose soit mise à sa place et donnée pour ce qu'elle est. On peut très bien soutenir que la maxime cartésienne est insufQsante : c'est le côté faible de toutes les idées très générales. Mais on avouera aussi qu'il faut subordonner tout le reste aui évidences primitives et s'établir avant tout dans le milieu lumineux où elles résident.
Notre œuvre n'est pas seulement dogmatique, eUe est critique. Nous avons vu autant de sceptictsmes au moins partiels dans le phénoménisme et la doctrine du relatif, dans le sensualisme, le positivisme, l'idéalisme de Berkeley et dans les différentes formes du traditionalisme. Mais notre attention s'est portée principalement sur les théories kantiennes, si séduisantes par elles-mêmes et représentées parmi nous avec tant d'éclat.
Kant a voulu bannir du temple de la sagesse toutes les idoles métaphysiques, pour faire place à la vraie divinité du lieu : l'idée morale. Mais, nous l'avons vu, cette idée sublime ne gagne rien à être isolée de ses congénères. Compromise par ceux qui la déclarent souveraine, atteinte par les coups que l'on porte à sa rivale, la raison pratiqua se cherche elle-même et subit des métamorphoses don: il est difficile d'entrevoir le terme.
Assurément le kantisme n'a pas dit son dernier mo'.. Ses brillants interprètes français n'ont pas encore promein
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