‹ De la charité légaleChapitre 89 sur 106 · II · texte numérisé non relu

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4oo NOTES.

autre ordre. « J'éprouvai » , dit-il dans un de ces rapports, « j'éprouvai un bonheur que je ne saurais ex- « primer lorsque je m'engageai à ce service, et que je « pus dire : Je suis à présent missionnaire auprès des « pauvres. La première année de mon ministère me « fit connaitre l'étendue du champ dans lequel je tra- « vaillais, la variété des objets qui s'y reneontraient, « la diversité des modes d'opération -qu'on pouvait « adopter, et les qualités intellectuelles et morales « que requérait une télle mission ‘... Dans les six « derniers mois.» , dit-il ailleurs, « j'ai fait plus de « quinze cents visites pastorales , et cent familles ont « été ajoutées à celles que j’assiste habituellement. « Je dois offrir au Seigneur de vives actions de grèces « à l’occasion de mon ministère, car je regarde les « deux années que j'y ai consarrées comme ayant été « les plus utiles de ma vie. La moisson du champ au- « quel je travaille est abondante et promet de nobles « récompenses » *. Dans les temps où M. Tuckerman se voit obligé, par des circonstances impérieuses, de se ralentir dans l’exercice de ses fonctions, il développe encore une activité qui honorerait aux plus beaux jours de leur vie d’autres amis de l'humanité. « Quant à mes travaux », dit-il véts la fin de son rapport de juin 1832, «j'ai fait ce qui était en mon

* Report, june 1832. — * Zdem, november 1828.

NOTES. hot « pouvoir; mais une grave maladie m'a forcé de gar- « der la maison pendant cinq semaines, et j'ai été « absent pendant huit jours; mes visites, à dater du « mois de décembre dernier, n'ont donc été que de « treize cent vingt et une; elles ont été réparties entre « quatre cent quinze familles. » Le bien immense fait par M. Tuckerman à ce grand nombre de pauvres qu'il a été conduit à prendre sous son patronage, l'impossibilité physique où il se trouvait de donner ses soins à d'autres malheureux, et ses éloquentes exhortations, ont engagé dès lors les habitans de Boston à créer six autres places de minister at large , en sorte qu'il y a maintenant dans cette grande ville sept ministres de l’Évangileconstamment occupés à visiter, à consoler , à soulager , à protéger , à diriger les pauvres. Les églises diverses qu’elle renferme, brisant les barrières que les préjugés religieux établissent entre elles, se sont réunies pour cette œuvre éminemment chrétienne , et elles ont ainsi, par leur conduite, professé une religion plus pure ' que les doctrines dont retentissent leurs temples et leurs écoles. D’autres villes des États-Unis ont commencé à imiter ce noble exemple. Outre ce beau triomphe de charité, M. Tuekerman en a remporté un autre qui honore ses compatriotes ainsi que lui, car, après l'exercWe de la

* Saint Jacques.

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