‹ De la Chine: ou Description générale de cet empire, rédigée d ..., Volume 2Chapitre 10 sur 40 · DURÉE · texte numérisé non relu

DURÉE

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20 ans; 7 ans,

21 ans 4i ans.

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Des Uhs de Lieou-lcieoii:.

§ IL Institutions , mœurs et usages des insulaires de Lieou'kiéou.

Il y a plus de neuf cente ans que les bonzes de la Chine ont introduit au Lieou-Meou le

S rraeDtf^

DesfefesdT" tilUiè de Fô et les livres classiques de leur Lieou-kfepa* àéctcCc tûlte forttlte aujourd'hui la religion dominante , celle des grandis et du peuple. : Ce n'est point devaùtles images de leurs idoles que ces insulaires ifoht leurs promesses ou prononcent leurs seirmeiis. Ils brûlent des J)arftims^ ils prëparent dés fruits, et se tientient debout aveè respfect devaiit une pierre ^ sûr laquelle ils jurent , èi iqq^ilsi prentient à tëmoîii dfe la sàîhlêté dé ïeurs êngâgëmetits. On voit dans lés cours déia templtes ^ éanb les places publiques et dur lei^. montages' > une grande quantité d^. ces piek-'rës, uhi(|tieiiient destinées à cet usage. ïls oht aussi 'parttiS eux des fenimes consacrées au culte des écrits , fet qui passent pour tôute-puî^sàntes aûprèà de ces intelligences. Elles vottt voir Ifefe rhalades, distribuent des retnède* > «l técîtènt des prières.

Le respect pour les taiôrts est à\iS§î gtiHid chtèSi ces insulaires i^ii^à là Ghiii^ , et le deuil n'y est pas moins exactémetit gardée mais le* funérailles s?y font avec moins de pompe et moins de dépense. Les bières, hautes de trois ou quatre pieds , ont la figure d*un hexagone ou d'un octogone : on brûle les chairs du cadavre ^ «t 1^ ne tehwr^e que %m è^semernts. ils n^ont point la cotitunif ' d^oiïnrxiéfi^ Viafndes

fmi^raiiles.

ÉIATS TRIBUTAIRES. iSg

aux mortb ; ils ae eonteotcnt de placer autour j^^^y^^^ d^ëux dies ]a«ipeà el des cassolettes. : Liewi-jd«ou

Lès ûmiUessoBt distinguées dans le Lieou^ Maria^et. Jctêou, comàie à la Chine, par dès surnoms. X^es hoibmes et lés. femmes ou filles de même firurnorii né peuvent contracter ensemble de mariage'si II n'est point pemhis au roi d^pdu^ ser d'autres. fiUès ique celles de tk'ors grandes familles '9 qui y)dcupeht tpejonti^les premiet^s postes. B sa est une ^oatrième , aussi distin^ guée que les tréîs aotrés ; nkais le- roi et le$ priMces ne contractent point d'alliance avec elle.) .parce qu'il est douteux &|i cette famille ne sort pas de la méoile tige que la mce royale. La pluralité des femmes est permise dans ces isles; les garçons et les filles y jonissént de la liberté de se voir et de se paHer, et leur union est là suite de leur dibix. Le^ femmes sont fort réseTTéeS; elles n'irsent ipoint de facd>9 et ne portent point dé pendants d'oreilles. De longues aiguillée d'ôr ou d^argeni as-> stijeittiss^nt ;au haut de leur tête les tre^lses de leurs cbeTenx , qu'elles y rassêtnbient en forme dèboïkctev

O uti^cles vastes domaines que le roi possède , il perçoit encore le produit àeà minés de Soufre y de cuivire et d'^étam j des SÀiitièfe ^ et les

ReveniiN da $ou« ▼enin.

l4o I>E LA. CHINE, hiy. IV.

jj . j^ , impôts. C'est sur ces reyeims qu'il' paie les Lieou-kicoH. appointements des grands de |sa cour et des •mandarins. Ces appointements sont désignés par un certain nombre de sacs ée riz ;• mais, sous ce nom , on comprend ce que donne le roi en grains ;. ri»^ soie , toile , etc. Lre tout est ëvàlué selon le prix des sacs de riz. Tni»»aux. On codiptc , ' comme à la Chine , neuf or-

dres de mandarins , (pi'on distingue par h couleur de leur bonnet, par la ceinta^e et par le coussin^ La, plupart des mandarinats sont héréditaires dans les familles ; mais il eo <est plusieurs qui ne se donnent qu^au ipérite. JudL ville royale a des tribunaux généraux, établis pour prendre conndissance dcss ireye* niis et des affaires de la grande isle , et de toutes les autres qui «n dépendent. Celles-ci ont de^ agents fixés à la cour. Oh y trouve aussi des tribunaux particuliers pour lesaffaires civiles et criminelles ; pour ce qui regainle les familles des grands et dès priQc^s; pour les affaires de la religion , les greniers publics , les revenus du roi , les impôts; pour le commerce, les Ëtbriques , les manufactures ; pour les cé-^ rémonies civiles j. pour k navigation , les édifices publics , la littérature et la gueri?e. rt^Zn'^ *' "*" Lies vaisseaux qu'oa construit daiis ces i$ks

• lÉTATS TRIBUTAIRES^ l4l

sont estimés des Chinois et des Japonais. Us o^isiesde vont non*seulenierit d'une isle à l'autre , mais Lieou-kieou. encore à la Chine , au Ton-kin » à la Cochinchine, en Corée, à Nangazali, à Sat*suma, dans les isles voisines et à Formose. C'est dans ces différents lieux que ces insulaires transportent les productions de leur pays. Outre les objets de commerce que leur fournissent leurs manuÊictures de soie , de toile , de papiers , d^arraes , d'ustensiles de cuivre , etc. , ils en font encore un considérable de leurs nacres de perle , de coquillages , de corail , d^écailles de tortue, et de pierres à aiguiser, qui sont extrêmement recherchées tant à la Chine qu'au Japon.

On parle dans les isles de Lîeou-kieôu trois i^rfr"^*'*''"' langues particulières, qui ne sont ni la chinoise ni la japonaise. Le langage de la grande isle est le même que celui des isles voisines ; mais il est différent decelui des isles du nordest, et de celui des isles du sud- ouest. Les lettres qu'on s'écrit , les comptes , les ordres du roi , sont en langage du pays et en caractères japonais; les livres de morale, d'histoire, de médecine , d'astronomie ou d'astrologie , sont ' écrits en caractères chinois. La forme et la distribution de l'année , dans le Lieou*kieou ,

I^a D% LA CHINE. hlY. IV.

-' .. ^e ^^^^ ^^^ Baêmes qu'à la Chine. On y suit le Licou-kieo)i. cale^ijrier dQ Vempire 9 et les môits qui exprimeiit les nom? des heures 9 des jours , des anné^ , d?s signes du zodiaque ^ signifient exac-* tement la même chose.

Ar<Aiiect«r«. Lesmaîsow, Ifs temples, le palais duroi, sont ^ b^Us ^ la japonaise ; maki les nfiaispns des Chi-

nois , Vhôtel de Tamhassadeur de cette nation , le collège ifupérial, le temple de la déesse Tien efey , sont construits à la chipoise. Dans un grand nombre de temples et de bâtiments publics j on voit des tables de pierre et de iparbrCf où sont gravés des caractères chinois en rhonneur des empereurs de la Chine, depuis Hon - vou jusqu^à ceux de nof jours. Qp lit aussi plusieurs' inscriptions ohinoises sur les ^rcs de triomphe et dans le palais du roi ; il s^en trouve également plusieurs en caractères japonais, et quelqpes-unes , mais en petit nombre , en caractères indiens.

Tui^^r^"*"" -^^ général , les insulaires de Lieou-kieou sont douic, affables, sobres, adroits, laborieux, epnemis de Pesclayage , du mensonge I et de la fourberie. A ^exception des grands , des bonzes et des Chinois établis à Lieou-lieou, peu d^habitants de la grande isie et des autres savent lire et écrire. S'il arrive que des

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paysans , artisans , ou soldats , sachent l'un et "^"TiZITT' Vautre , on les oblige ^ sç raser Ifi ^ête comme Licou -kieoiu les bonzes. Tous les autres portent au haut de la tête yiae e^èçe de toupet, autour duquel est un cercle de cheveux très-courts.

Ces peuples aiment les jeux et les divertissements. Ils célèbrent avec pompe et avec ëclat les fêtes instituées pour le culte de leurs idoles , et celles qui marqi^ent la fin et le re^ nouvellement de Pannéc. L^union rogne entre les £atmilles comme entre les particuliers, et ils cpdt sqm;i de Tentretenir p^r les fréquents repas f auxquels ils s^invitent mutuellement. Lé suicide est inconnu parmi ces insulaires ; il n^y a que ceux qui habitent le^ ^sles du nqrd-est , qui , étant plus voisins dp Japon , semblent se ressentir de cette proximité pour les vices cpmifne pour les usages.

riN DU LIVRE QUATRIÈME.

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