CHAPITRE PREMIER
CLIMAT OE LA CHINE; SES MONTAGNES, SES LACS, SES^ RIYliaES.
Climat de la La Chine est trop étendue pour que toutes
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montajpes , ^^^ proYinCes jouisscnt de la même temperarivièrw' *" ^ ^^^^ *' '^"^ cUmat et la nature*du sol diffèrent , selon qu^elles s^approchent ou qu^elles s'ëlôignent du midi ; on éprouve des froids rigoureux à Pé-kln , et les chaleurs sont excessives dans les provinces méridionales. L'air , en général , y est sain , et les hommes y parviennent communément à une vieillesse avancée. MontagoM. Boîs Les priucipales montas^nes de la Chine s'é- LeuK mL.*.*"" lèvent au nord et à l'occident. Les unes sont fertilisées par le travail et l'industrie du paysan chinois , les autres , stériles et rocailleuses , restent sans culture , parce qu'elles n'en sont pas susceptibles. Celles des provinces de Chene-si , de Ho-nane , de Kouanton , et de
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FoU'Liene sont très-peu cultivées ; mais elles ciimai de u portent des arbres de toute e^èce ^ grands , ^*^'"^ * ^^^ droits , propres à être employés pour les édi- »«« lacs , sei
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nces, et surrtout pour, les matures et la construction des vaisseaux. L'empereur en fait usage pour ses bâtiments particuliers , et tire quelquefois de ces montagnes des colonnes énormes , qu'il fait venir de trois cents lieues par eau comme par terre, pour être employées dans son palais ou dans des ouvragés publics. D'autres montagnes ne sont pas moins utiles par les mines de fer y d'étain , de cuivre , de mercure , d'or et d'argent qu'elles renferment. Des vues sages et politiques empêchent l'exploitation de ces dernières. Les chefs éclairés de ce vaste empire savent que des richesses factices et d'opinion ne sont point la base de la prospérité des Etats; ils ont craint d'ouvrir les sources du luxe, et de porter les peuples à négliger les richesses naturelles de leur sol , en les appliquant à d'autres travaux qu'à ceux, de l'apiculture. Vers le mîm d« piem»
* ^ précieuses , fer-
commencement du quinzième siècle, l'empe- î„i emitrliir^'* reur Tchin-tsou fit fermer une mine de pierres précieuses, ouverte par un particulier. « Les travaux inutiles , disoit ce prince , pro- >' duisent la stérilité ; une raine de pierres pré-