‹ De la Chine: ou Description générale de cet empire, rédigée d ..., Volume 2Chapitre 20 sur 40 · KOUAN-TON · texte numérisé non relu

KOUAN-TON

Chin , province.

Kon , en tout :

Leou , six Pei , cent

î^; } septante Kieou , neuf Ouane ; Tsi, sept 2>/>/7^^mill«

Population de la Chine. '

Population de la Chine.

Ou , cinq Fei , cent

rw,8ept

K0UAN-8I.

Ch'tn, province.

Ta , grands, Siao y petits , JVa/ï^, nommes, Niu , femmes , Kon , en tout :

Sane , trois Pei, cent Kieou, \ Càé, } Se , quatre Quane; Tsi , sept Tsiene, mille jS^, quatre Pei, cent.

Ché, } quatorze.

Se '

nonante

YUNE-NANE.

C/iîn, protince.

Tû, grands, Siao , petits , ^ane , hommes , Niu , femmes , Kqn , en tout :

Eul, deux Pei, cent Tsi , sept Ouane; Pa,huit Tsiene , milla Pa, huit Pei , cent Eul, deux.

a,«7«>«oa.)

XOlTEI-TCHSOir.

Càin , proTince.

Ta , grands , Siao , petits, Naae, nommes , Niu , femmes , Xon , en tout :

Sane , trois Pei , cent

*^ }quM«aU

Ouane; ■ •

Hul , deux Tsiene , mille T«/ , sept Pei, cent

^w/, deux.

KIENE-LON.

Eui , \ •„„*

Leou , six JVicwe , année.

Additionnons toutes ces quantités, et nous aurons pour la somme totale de la pôpula- . tion de la Chine, en -t 7 6 1 , vingt-si xième année du règne de Kiene - Ion , cent quatrevingt-dix-huit millions deux cent quatorze mille cinq cent cinquante-trois i98,2i4,563

HISTOIRE NATURELLE. igS

L'envoi de ce dénombreînent étôît accom- "T — T', —

iropulation

pagne d'un état de camparaisôn des ànnëés *« la^bânc. 25 et 26 du règne de Kiene4on , c'est-à-dire J;"aK'rJr5.nî des années 1760 et 1761, Dania la première y •V.'er**"'** on cona^ptoit à la Chine cent qnàti^e-vingt-séizé ofiillionà huit cent trente-sef^t mille neuf ceirfi soixante-dix -sept bouches ; dans la seconde , on en trouve cent quatre-vkigt-dix-huit millions deux cent quatorze mille cinq cent cinquante-trois : il résulte donc une augmentation d'un million trois cent soixante - seizei initie cinq cent Soixaûte*seize , dans lé coiA*s d'une seule année. Mais cinquaiite-six autreé années se sont écoulées depuis l'époque de ce dénombrement ; et puisqu'il est prouvé par les faits que la population suit depuis longtemps^ à la Chine , une marche progressive , n'est-il pas dès-lors à présumer que cet empire contient aujourd'hui plus de deux cent millions d'habitants? On conviendra imi doute qu'il tfest aucun souverain dans l'univers qui commandera autant d'hommes réunis en un^ ménic société , et régis par les même lois (i)*

(1) Le notrveau dénombi'eiiitënt dii ^tiple climais , qù^ nous ont donné les Anglais dé la suite du lord- Macartney ,^ d*après un état qui lieur a été fourrii k Pë^kié , nouf met à Tabri de tout reproche d'exagération , et moàti^ combien

196 DE LA CHINE. LiV. V.

Poimiation Maîs d'où provient , dira-t-on , cette inta^

de la Jihinc. rîssablc multiplîcation d^hommes dans cette

èi^^^xl^ partie reculée de TAsie? Est -elle due aux

seuls germes physiques, ou ceux-ci ne sont-«

ils fécondes à ce point que par l'influence des

institutions morales et politiques? Il seroit

nôuâ ayoùs raison de croire que la popi^ation de la Chine doit s'éleyer fort au-delà de deux cent millions d'habitants. Ces voyageurs , d'après les. renseignements qu'ils ont reçus , portent cette population à trois cent trente -trois millions d'âmes. •'

Le traducteur de la relation de ce câèbre voyage ajoute , k la suite de cette évaluation { tome Y, page aaS ) , une note assez singidière. a Sir George Staunton , dit-il , fait monter la » population chinoise à trois cent trente-trois millions, dan^ 3» l'écrit remis par Chow-ta-zhin à lord Macartney ; mais on 3» y a porté tous les pays tributaires , comme le Thibet^ l'Ile y> d'Hai-nan, l'ile Formose, le Tunquin, etc. ; de sorte que » le nombre de deux cent millions , que les missionnaires 3^ comptent pour la Chine , est exact. » Cette remarque du traducteur étonne d'autant plus, qu'il a traduit et donné luimême cet état de population , et qu'il devoit , moins que personne , se m<^rendre sur les pays qu'on y soumet au dénom- Inrement Ce tableau, produit par M. Staimton, et qu'on trouve dans VAppendix du tome Y du P'qyage de Macart" ney^ ne comprend , en effet , que les seules provinces qui corn-" ^sent proprement la Chine , et l'on n'y fait nullement mention des Etats tributaires. Le traducteur se trompe' aussi lorsqu'il place au nombre de ces derniers l'isle de Hai-nane : celle-ci. est purement chinoise , et fait partie de la province de Kouan-ton.

difficile de donner une solution précise de ce population problème , mais on peut dire , en général , ^® ^ ^^'^•' que les causes les plus apparentes de cet excès de population sont les suivantes : i^' la piété filiale maintenue au milieu de cette grande nation , et les prérogatives de la paternité , qui font quMn fils est la plus riche et la plus sûre propriété de son père ; 2^ la honte attachée à la mémoire de ceux qui meurent sans posté* rite ; 3^ les mœurs générales , qui font du mariage des enfans la plus grande affaire des pères, et des mères ; 4*^ les honneurs que le gouvernement décerne aux veuves qui ne convolent pas à de secondes noces ; 5° les adoptions fré-» quentes, qui soulagent les familles et en perpétuent les branches ; 6*> le retour des biens à la souche par l'exhérédation des filles , 7® la solitude des femmes , qui les rend plus com^ plaisantes pour leurs époux , qui sauve leur grossesse d'une foule d^accidents , et les force c^e s'occuper du soin de leurs enfants ; 8** le mariage des soldats ; g^P'immutabilité des im-* pots , qui y toujours attachés aux terres , ne tombent jamais qu'indirectement àur le marchand et l'artisan; 10® le petit nombre des^ marins et des voyageurs ; ii® le grand nombre de ceux iqui ne restent chez eux que par inter*

p „,^jj^„ yalle; 12^ la profonde paix dont jouit Feia^ de la C^ne. pipe ; iB^ la Vie frugale et laborieuse , même de$ grands; i4^ Texemption du vain prëju^ë de mésalliance ; i5® la politique ancienne de distinguer les hommes sans distinguer les fajnilles y en n^attachant la noblesse qu^aux emplois et aux talents , sans permettre qu^elle devienne héréditaire ; 16^ la décence des mœurs publiques , et l'ignorance du manège et des scandales de la galanterie.

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