ENT
d’un pus qui n’a plus rien de commun avec la bile. Dans ce cas, il n’est pas rare que la vésicule, tuméfiée, contracte des adhérences par sa surface péritonéale, et soit pour ainsi dire coiffée par l’épiploon.
L’infection atteint souvent le péritoine: 1l se forme à sa surface des ulcérations plus ou moins étendues qui font craindre parfois une perforation. Le danger est particulièrement redoutable du côté du cystique, vers le siège du calcul. Il s’y forme ordinairement une escarre de décubitus, et c’est malheureusement « presque toujours à ce niveau que se fait l’ouverture des voies biliaires dans le péritoine. Mais là n’est pas le seul mode de contamination du péritoine et on connaît actuellement des péritonites biliaires, à exsudat bilieux même, qui ne relèvent que d’une simple transsudation de bile à travers les conduits biliaires altérés » (1).
Les cholécystites hémorragiques sont caractérisées ‘par des infiltrations sanguines : les petits vaisseaux, ramifiés dans la vésicule, se rompent par l’effet de la poussée inflammatoire et laissent écouler leur contenu. Cet accident est sans doute aussi favorisé par les thromboses qui affectent souvent ces vaisseaux.
Les cholécystites phlegmoneuses sont des formes «invétérées » de cholécystites aiguës dans lesquelles on à négligé d'intervenir assez tôt. On remarque alors des abcès interstitiels dans l’épaisseur des parois de la vésicule.
(1) Lericue et Core, Revue de chirurgie, 10 dée. 1912, p. 871,
DO
Les cholécystites gangreneuses, à la fois causes et eftets d'infections redoutables, sont caractérisées par des plaques de sphacèle qui intéressent surtout le dessous de la vésicule.
B. Au point de vue clinique.
Ces quatre types anatomiques principaux de lithiase vésiculaire ne s’associent pas nécessairement à quatre variétés cliniques correspondantes. Pratiquement, les cholécystites aiguës infectieuses peuvent se ranger, au point de vue clinique, dans deux groupes différents. Il nous reste à en préciser les symptômes et les indications générales.