‹ De la Cholécystectomie à Chaud: Dans les Cholécystites Aiguës CalculeusesChapitre 46 sur 47 · SERRES · texte numérisé non relu

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de telles paroles, il semble bien qu’il n'existe, entre les uns et les autres, que des divergences de détails.

En effet, du côté de l’état général aussi bien que des lésions locales, le passage à la chrouicité, dont parlent E. Villard et L. Nové-Josserand et dont notre observation II montre bien les inconvénients, ne représente encore qu’un des moindres dangers de la cholécystostomie. Laisser en place un organe avec des lésions inflammatoires qu’elle suffit rarement à abolir définitivement, voilà le principal, et véritable, inconvénient de l’opération conservatrice.

Les accidents éloignés consécutifs à la stomie sont produits en très grande majorité par une infection vésiculaire persistante, ou par une nouvelle poussée infectieuse. Les drainages restent sans vertu contre ces récidives, car elles ont pour origine des altérations organiques irrémédiables. C’est ce qu'ont montré les recherches anatomo-pathologiques conduites ces dernières années par Janowsky, Aschoff, Ehrardt, Lieboldt, Rimann et Bacmeister (1). Ils ont établi que, suivant le degré de l’infection, la lithiase vésiculaire modifiait plus ou moins gravement toutes les tuniques de l’organe :

Dans l’épithélium, les cellules de revêtement disparaissent ; des cellules muqueuses leur succèdent, et sécrètent abondamment.

Dans la sous-muqueuse, à la faveur de l’épaississement qu'elle a subi, on remarque des cellules em-

(1) Voir les références de leurs différents travaux dans le Lyon Chirurgical du 1% novembre 1910, p. 481.

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bryonnaires qui,s’insinuent jusqu’au milieu des fibres musculaires. Et voilà la tunique musculaire plus ou moins désagrégée ; la sclérose atteint les fibres musculaires, et les fibres élastiques disparaissent. Après avoir perdu l’intégrité de sa muqueuse et son élasticité musculaire, la vésicule est livrée sans défense aux agents infectieux.

Au niveau du col enfin, il existe une couche de glandes muqueuses ou de simples cryptes, dans lesquels sommeille toujours l’inflammation, prête à se réveiller au moindre appel, pour produire les accidents secondaires.

Il est clair que l’ablation seule apporte un remède approprié à ce danger permanent, très bien localisé, d'infection. On pourrait même se demander avec Cotte (Lyon chirurgical, 1° novembre 1910, p. 482), « si les cholécystostomisés qui restent guéris ne sont pas précisément ceux chez lesquels l’athrophie de la vésicule équivaut à sa suppression fonctionnelle, »

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