‹ De la Chondro-péricondrite tuberculeuse du LarynxChapitre 17 sur 31 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Phymie laryngée. — Expulsion d'une extrémité d’aryténoiïde.

(J. Wopon, de Bruxelles. — Presse médicale belge, 1894, XLVI, n° 1.)

Le nommé D..…., 19 ans, atteint de tuberculose pulmonaire peu prononcée à l’auscultation, mais prouvée par la présence des bacilles de Koch dans les crachats, se plaint d’aphonie et de douleurs à la région laryngienne. La mère du patient est morte phtisique. L'examen nous montrait un gonflement inflammatoire de la bande ventriculaire gauche, de la région interaryténoïdienne, surtout à gauche, gagnant le sommet de l’aryténoïde et, de là, le ligament aryépiglottique de ce côté.

Des inhalations carboliquées furent faites, ainsi que des attouchements d'acide lactique à doses graduellement plus concentrées. Plus tard, le gonflement total donna lieu à des ulcérations qui furent traitées par des insufflations d’iodoforme.

Le traitement général fut surtout basé sur une bonne hygiène et l’absorption médicamenteuse de fer et d’arsenic.

Le malade continuait à se plaindre tout en suivant régulièrement et patiemment son traitement.

Certain jour, à la suite d’un effort de toux, fut expulsé un fragment cartilagineux d’un demi-centimètre de hauteur, de trois millimètres de largeur, pointu à son sommet et présentant trois côtés. Ce fragment fut reconnu comme pouvant être une extrémité d’aryténoïde.

En effet, l'examen laryngoscopique montra une ouverture déchiquetée à cette région, pouvant expliquer l’expulsion d’un fragment de cartilage; il y avait également de l’affaissement à ce niveau.

Depuis lors, le malade se trouve beaucoup mieux, ne se plaint plus, gagne un peu de voix, en même temps que le gonflement cité plus haut a une tendance manifeste à s’effacer et que l’ulcération présente une apparence de cicatrisation manifeste.

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