‹ De La Chondroplastie Dans Les Pertes De Substance Du Crâne Par Projectiles De GuerreChapitre 16 sur 44 · À QUEL MOMENT FAUT-IL PPATIQUER LA CHONDROPLASTIE · texte numérisé non relu

À QUEL MOMENT FAUT-IL PPATIQUER LA CHONDROPLASTIE

Deux facteurs viennent assombrir le pronostic des plaies crânio-cérébrales : la gravité du traumatisme, l'infection secondaire.

Si le premier ne peut être modifié, l'expérience de la chirurgie de guerre a montré que le second pouvait être le plus souvent écarté.

En effet, on admet qu'en principe tout projectile entraîne avec lui des éléments microbiens qu'il laisse dans la plaie mais que ces germes ne se développent pas immédiatement. Il s'écoule entre l’ensemencement et l'infection un temps plus ou moins long pendant lequel le chirurgien peut intervenir, et par l’abrasion des corps étramgers, des tissus contus,. par une suture immédiate, réaliser la désinfection mécanique de la plaie et obtenir la cicatrisation per primam. | Ce principe appliqué à la cranioplastie par Tanton présente des avantages : il permet en effet de mettre les blessés à l’abri des phénomènes infectieux secondaires et de prévenir les accidents tardifs qui résultent. d’une cicatrice vicieuse, adhérente et d’une zône de sclérose au contact du cerveau.

Dans les lésions du crâne peu importantes avec une dure-mère intacte, on peut espérer de bons résultats, maïs dans les plaies profondes avec projectiles et corps étrangers intra-cräniens, la nécessité de faire un nettoyage complet entraïînerait à de vastes délabrements du tissu nerveux.

Même alors le nettoyage de la plaie est-il absolu ? Si tous les corps étrangers ne sont pas retirés, ils

DEN tas

constituent autant de sources d'infection possibles.

Enfin la plastique immédiate impose au blessé un shock nouveau en prolongeant l'intervention rigoureusement nécessaire au nettoyage de la plaie.

La plastie primo-secondaire offre une plus grande sécurité : la suture primitive de la plaie nettoyée permet d’en surveiller l’évolution et de pratiquer la greffe dans de meilleures conditions.

Le plus souvent la cranioplastie est pratiquée après la guérison chirurgicale de la plaie. Le moment de l'intervention dépend alors de la gravité des lésions et de leur degré d'infection antérieure.

Lorsque les lésions sont peu importantes ; lorsque

“la dure mère n’a pas %té lésée ou s’il n’y a pas d’éclats intra-cräniens, en somme, lorsque le blessé n'a pas présenté d'accident infectieux grave la chondroplastie pourra être pratiquée dès la cicatrisation des téguments. L’excision large de la cicatrice, la mobilisation des lambeaux permettront l'inclusion de la greffe en tissus sains.

Mais lorsque le traumatisme a produit des dégâts importants à la suite desquels sont apparus des signes d'infection profonde : hernie cérébrale, méningo-encéphalite localisée, abcès cérébral, il faut attendre que la plaie soit non seulement cicatrisée entièrement, mais cicatrisée depuis longtemps.

Le blessé sera mis en observation pendant au

. moins six mois afin d’être certain qu’il n'ya pas d'infection latente, de: corps étrangers non PÉRCSRS tibles à la radiographie et que l état général n’ap-

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