‹ De La Chondroplastie Dans Les Pertes De Substance Du Crâne Par Projectiles De GuerreChapitre 15 sur 44 · ER LA · texte numérisé non relu

ER LA

(Ombrédanne).Ils constituentune menace perpétuelle d'infection qui peut apparaître à l’occasion d'un nouveau traumatisme ou d'une affection générale, et aboutir à un abcès cérébral ou à une méningoencéphalite à marche foudoyante.

3° Lorsqu'il y a des signes d'infection.

Tout blessé du crâne dent les méninges ont été ouvertes et dont la plaie a suppuré est susceptible d'avoir des complications infectieuses tardives.

Pendant très longtemps cette infection peut rester latente ou ne se traduire que par des-signes fugaces qui échappent à un examen superficiel: aussi doit-elle être recherchée avec soin. Une manifestation très fréquente, généralement la première en date est constituée par des phénomènes d’Aypertension. |

Si ces phénomènes traduisent parfois le désiquilibre céphalo-rachidien consécutif au shock traumatique initial, ils sont beaucoup plus souvent l'expression classique de la congestion inflammatoire, signe avant coureur de l'infection.

Leur évolution est au début très fruste: on constate une légère recrudescence des troubles subjectifs : la céphalée devient lancinante, les crises vertigineuses se rapprochent ; on peut observer une légère poussée thermique.

Peu à peu ces phénomènes s’aggravent : on peut voir apparaître des crises d'épilépsie Jacksonienne. Mais c’est surtout l’état général du blessé qui doit être observé: Le moindre effort le fatigue, il est somnolent, recherche le calme.

LE ee

L'examen aphtalmoscopique peut montrer déjà de la stase papillaire sans troubles visuels. Il n’est pas rare que l'examen du fond d'œil pratiqué chez un sujet qui ne présente aucun signe soit seul à mettre en évidence ce premier stade de l'infection : l'hyper-

tension.

La ponction lombaire donnera souvent d'’utiles

renseignements : On constate simplement un peu de tension du liquide céphalo-rachidien, puis il devient légèrement louche. Plus tard avec les progrès de l'infection on pourra mettre en évidence de l’hypéralbuminose, des chlorures, des éléments leucocytaires.

Enfin, apparaissent les premiers signes d’une méningo-encéphalite ou d’un abcès du cerveau.

Parmi les complications infectieuses des plaies crâniennes, l’une des plus fréquentes est la hernie cérébrale. Elle est la conséquence d’une méningoencéphalite plus ou moins localisée : souvent c'est un abcès superficiel de l'écorce qui fait hernie. Elle. peut régresser spontanément (observ. I) ou être réduite peu à peu à l'aide d’un traitement approprié.

Tant que la guérison n'est pas complète elle

constitue une contre-indication absolue à la plasti-

que : Quand elle est réduite, la plastique ne pourra être pratiquée que tardivement (plus d’un an dans certains cas) et après s'être assuré que la guérison est complète et que toute infection est bien éteinte. On a fait parfois des ponctions rachidiennes après l'opération plastique pour éviter les accidents de compression, mais elles ne semblent pas nécessaires.

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