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DEUXIÈME CATÉGORIE DES ARTS

Les exercices corporels.

grâce. Ce sont Irais degrés successifs, ut c'est par le deinliT qu'ils w rapprochent des bcaux-aris. C'est la daiise <]ui en est le point L^ulioinnut, cl cet iirt. qui unit au mouvemeni le rythme, touche à kinoiiquc, touche au»»! aux arts ilu dessin par ses tableaux vivants, et enfin à la lillérature dramatique par la pantouiïme. Nous ue reviendrons pas là-dessus. Notons cependant encore (jub soapahil dn départ est le mouvement, ce facteur si im|>orIunl dans les sciences comme dans les arts, et que des trois qualités du corps qu'elle favorise, c'est plutôt la grâce que la force ou l'adresse qu'elle obtient.

La danse, au point où elle atteint les beaux-arts eux-mémea, n'est point celle en usage dans les salons où le plaisir existe pour ceux qui se livrent eux-mêmes à la chorégraphie, et non pour les spectateurs, mais celle usitée au Ihéàtre où le plaisir des yeux s'exerce et aussi celui des sens. En d'autres termes il no s'agit pas du duo, mais du solo chorégraphique, où les figurants peuvent être nombreux, mais exécutentseuls leurs mouvements. C'est cette sorte de danse qui touche à tous les beaux-arts à la fois.

Au dessous se place la danse moins artistique, celle des salons, par couples, et dirigée vers un autre but, celui qui concerne les exécutants eux-mêmes : l'élément principal en est le seul mouvement.

Nous n'avons pas l'intention de classifier ici les diverses espèces dâ danse, celte classification pourrait paraître puérile à certains esprila. Cependant, si la danse est un artdesceudu aujourd'hui à un rang inférieur, il ne faut pas oublier son rûle primlUf dominant, elle fit partie d'abord des cérémonies saci-ées; mêtne actnellenient son rûle est diminué plus en apparence qu'en réalité, car elle forme l'occupation dominante d'une certaine classe, d'un certain sexe et d'un certain âge. En dehors de ses buts, elle a une cause persistante, la loi du mouvement, qui est commune à tous les Êtres et qui se retrouve dans la gravitation même.

Lu danse, dans un sens, se divise en danse d'une, deux ou plusieurs persoDne8(solo,duoetcbœur), tout commelamusique. D'un autre côté, elle comprend le mouvement progressif, le mouvemeni régressif et le mouvement tnuniaiil. Enfin elle est uniforme ou k figures variées.

Nous ne voulons retenir ici que la division en mouvemeni progressif, mouvement régressif et mouvement rotatoire. La réunion des trois forme les diflérents quadrilles. Ce qui est plus curieux, c'est que certains genres de poésie ont pris directement naissance dans ces genres de danse. D'abord, dans la poésie lyrique grecque, dans l'ode, la strophe

rrespond au mouvement progressif, \' anlistrophe au mouvement •gressif, Vépode au mouvement roialoire.

Plus lard, par une renaissance du rythme chez les peuples romans, les poèmes dits à /bnwe /i'.)ce ont aussi leur origine dans les formes de la danse. C'est une vérité que nous avons établie dans notre étude sur les unités rythmiques supérieures au vers.

Nous avons voulu mettre en vedette la danse, parce qu'elle sert de transition entre les exercices corporels ei les beaux-arts. Classifions maintenant ces exercices.

Noire classification dîflérera ici de celle que nousavons établie p. 3i. ^^ans qu'il y ait de contradiction, car nous passons du subjectif (point ^^■D vue de l'éducation) à l'objectif (côté réel).

^H Les exei-cices du corps comprennent trois classes d'après la grada- ^Tîon suivante : i* exercices de force, 3° exercices d'adresse . 3° exercices de grâce et de beauté.

La première classe r exercices de force, comprend tous ceux qui ont pour but d'attaquer ou de repousser par la force musculmre. Elle renferme ceux destinés à triompher d& la uature ou des animaux, ou des autres hommes, ou de soi-même (exercices hygiéniques). Dans un autre sens, elle comprend ceux d'agression, ceux de défense, ceux diî sauvetage. Eniin, dans un troisième sens, ceux sans emploi immédiat, développant seulement les aptitudes du corps, et ceux d'applicalion actuelle.

Ces exercices sont, entre autres, la marche, le port de fardeaux, la ^^utteavec ou sans armes, le saut, la natation, les exercices de cavalerie ^Kn d'infanterie, la chasse, la pèche, l'équitation, le domptage, etc. ^H La seconde classe : exercices d'adresse, comprend les mêmes divî- ^^Aons ; seulement ces exercices n'exigent plus principalement la force. Tantôt ils servent à la défense, tantôt à l'attaque, comme les premiers. Ils comprennent la gjmnastiqueproprement dite, l'escrime, le tir, l'ascension, et surtout les diflérents jeux et les divers sports, le patinage, etc.

Enfin, ta troisième classe : exercices de grâce, comprend la danse,

I) maintien, l'att de s'habiller, etc.

''Jamais un de ces éléments cependant n'est pur de tout mélange Vec l'autre. C'est ainsi que les exercices mihtaîres eux-mêmes sont souvent de pure parade et sont assimilables à la danse. Cette assimilation doit être faite directement pour le carrousel, mais beaucoup d'autres exercices, inutiles en campagne, ne sont aussi qu'une danse jut ttneris.

Bien des jeux aussi passent de la catégorie de l'adresse dsi celle de la grâce ; ils alioutisseul alors h lu daasË ellu-mâme, dont ils forment quelquefoia la dernière ligure.

Les exercices de force son! surtout réservés à l'homme, ceux de gri'ice il la femme, EnOu ceui d'ndresse sonl communs aux deux.

l^s exercices corporeitt odI leur théâtre dans des fiâtes, des bals, ou, de même que les beaux-arts, dans d'autres réunions, théâtres, con> cerlM, etc. Ils sont esscDtielleinent formalistes. et en cela ils se rapprochent des cérémonies du culte qui satisfonl au même besoin de l'homme. AuBsiya-t-il antagonisme entre eux : le balestreunumi des processions et réciproquement, les formes du monde k sont de celles de l'Ëgltse, toutes les deux aussi impéralivcs. aussi minutieuses, et s'adressant aux sens. Nous avons relevé le mf^me antagonisme quand il s'agissait des beaux-aris proprement dits. Cette distinction est d'ailleurs purement d'évolution historique.

Eu eiïet, celte évolution avançant et les exercices de grâce se démocralisani, ces divers exercices se font avec moins de retenue encore, mais non moins de formalités, le besoin de cérémonie étant inhérent à l'homme.

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