‹ De la classification objective et subjective des artsChapitre 16 sur 67 · C. Beaux-arts abstraits · texte numérisé non relu

C. Beaux-arts abstraits

Il s'agit de la littératurç. En quoi est-elle abstraite^ En ce qu'elle ne nous arrive plus par les sens que très indirectement; mais elle nous parvient encore par la faculté de notre esprit qui touche de plus près aux sens, par l'imagination. L'imagination en effet, n'est que la répétition, l'emmagasinement delà perception extérieure; mais ces perceptions emmagasinées s'amalgament enireelles, seconfondent, se transforment, et après ce travail latent d'assimilation, de digestion iniclicctuclle, ne ressemblent plus à ce qu'elles étaient. Elles prennent un cachet plus personnel, sont rangées par l'i ;lelligence, émeuvent moins vivement que la réalité directe, mais plus profondément.

Elles s'aflaiblissent pourtant en ce qu'elles sanalysent. La vue d'un tableau nous saisit d'ensemble ; l'impression est complète du premier coup d'œit et reste la même ; l'impression littéraire pénètre peu à peu, et en même temps que nous éprouvons les sentiments, nous nous en rendons compte ; nous nous voyons nous-

|même les sentir, en mesurons le degré ; en un mol. noa» anali/fons.

A ce titre eacore. la liltérature est de V abstraction, mars elle lest laurtout en ce qu'elle est de l'émolîon. de la vision, triée déjà par l'i- I maginalioD parmi les matériaux fournis par les sens extérieurs, \ lesquels noua émouvaient immédiatement dans les arts concrets.

La littérature renferme des branches nombreuses de genres spé- I ciaux : mais au-dessus d'eux se trouve une partie plus abstraile qui L s'applique à tous, elqui joue ici le mémo rôle que celui que nous avons attribué ailleurs au dessin etî» Vliarmonie : c'est la grammaire.

Arts li/téraires particuliers.

La divisiou de ces arts se fait en deux sens difl'éreuts.

D'abord eu un se».v ma/Me?. La littérature, aucun chaînon n'étant

brisé entre les arts, pas plus qu'entre les arts et les sciences, a pour

point de départ la musique. Elle commence par un chant, lequel

a lui même souvent pour point de départ la danse; ce chant

n'est compatible qu'avec une parole rythmée, mesurée ; quand il dis-

' parait, cette parole conserve le rythme acquis; ce rythme est celui du

L vers: la versification est née II ne faut pas la confondre avec la poésie;

[ celle-ci est immatérielle, elle descend dans la versification, elle s'y in-

' crusle, l'union se fait inséparable, mais l'origine n'est pas la même, et

I la poésie peut aussi habiter ailleurs.

I^e seul langage de la littérature est doue d'abord le vers que nous r retrouvons à tous ses commencements. Malgré l'apparence contraire, F il est, en eflet, plus facile el plus naturel que la prose ; chaque pensée. I chaque impression, y est exprimée dune manière courte, ce qui [convenait, car d'abord la pensée elle-même était courte, l'impression r fugitive. C'est ce qui lait que certaines civilisations primitives, celle I des Chinois et des Tartares. affectionnent tant les sentences, dans I beaucoup de livres sacrés les versets. La partie persistante, fondamendale de la versification, qu'on retrouve même en l'absence de cal deuce ou de rime, c'est la coupure de ta phrase : c'est là sa racine I psychologique. Sa racine physiologique est dans la musique, dans ) le chant .

Mais le vers aboutit à la prose ; à mesure que la pensée s'allonge , elle développe son instrument; quand elle s'étend outre mesure, on arrive à la période, laquelle finit par être celle dite Cicéronienne. Ma-

léricllement, la prose Tonne la seconde époque littéraire. Cela ea| vrai c]ue pour chaque genre nous verrons comment s'est accon]{H séparément la transfûrmalion . Ln jirose. d'ailleurs, c'est la parole même, la parole sanx le chant, et sans les traces du cliant. Commo la parole, elle est rapide, tin peu négligée et sitjette k se répéter. Ea&a elle est fugitive,

Maiabientât elle devient fixe, elle s'écrit : c'est non plus \b. prose parlée, mois ln prose écrile; sa destination change alors, et elle devient, de simple instrument d'Impression, instrument de réflexion. La différence est immense eotre Vor.iteiir, le conteur, le causeur et Vécrivain. L'écrit ne aoulfre plus les ito perfection s, il se condense ; la p sée amorphe, fluide, se solidifie et se cristallise.

Telle est la première division.

La deuxième division en sens divers n'est pas moins importante, et nous nous en servirons comme d'une division principale, Elle correspond aux (rois grandes facullds de l'esprit, h Yintelligence. h la voltnté et au sentiment ; elle se réfère, d'un autre côté, aux trois d^ visions du temps, le passé, le présent et l'avenir; le sujet passif. Yaudileur supposé de la littérature, se compose ou de l'ensemble des hommes, ou de quelques-uns, ou de penseur, de l'auteur seul; de même les personnes représentées sont une nation entière, ou une famille, ou une seule personne. Enfin, c'est le genre humain, ou la nation, c'est-à-dire la société qui est enjeu, ou bien c'est l'individu, et on passe lentement de l'un à l'autre. Toutes ces diflérences viennent se réunir dans les trois genres : i' le narratif, a' le scénique, 3° le lyrique.

Ces deux divisions indiquées, procédons à la classiScation,

\ja premier genre chronolof^iquement et naturellement est le narratif oa Yépique. Il ne consiste pas à penser, ni même à sentir, ni même d'abord à imaginer, mais seulement à raconter. C'est cela qui est le plus simple. Aussi le poème épique n'est-il guère que de l'histoire en vers, et le premier mérite d'Homère est d'avoirnaïvemenl et siucèremeul narré Par cela même qu'il raconte, le poème épique se tourne vers le passé, s'adresse à tous, el pour que tous puissent être intéressés prend pour thème un fait social, non un fait ou des seutîmerale individuels à quelqu'un, encore moins à l'auteur, comme ceux qui servent de base au lyrisme. Le fait, d'ailleurs, qu'il s'agit de raconter étant passé, n'est plus une action vive , mais une action morfç^^ devenue pensée. Le poème s'adresse donc, non à la volonté, mai l'intelligence.

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Tels sont les caractères du genre épique. Nous verrons qu'il en perd quelques-uns en roule, qu'il ne reste pas toujours aational, qu'il peut devenir contemporain, mais dans tous les cas et tous les temps il raconte, ou ce qui est une des formes de raconter, il décrit.

Le genre épique est d'abord en vers et se chante, il se compose de tpsodies, puis il est en vers encore et ne se chante plus ; enfin îi est en prose et en dernier lieu s'écrit.

Même envers, il contient divers sous-genres; d'abord historiquement il GBt héroïque Bl socia/. l'Iliade en est le type; chaque nation a la sienne, et quand ce n'est pas la nation, c'est l'époque qui y incarne son idée : la race a son Edda ou sa Chanson de Boland, l'époque a sa Divine Comédie ou son Paradis Perdu, poâme catholique ou poème prolestant.

Puis il est géographique, et par conséquent social encore, mais dans {espace cl non plus dans le temps. L'Odyssée suit de près l'Iliade. Les voyages amusent les enfants, aussi bien que les contes. De même le poèniegéographique vient peu après le poème historique. Dans cet ordre il faut ranger ceux du Tasse et du Camoëns.

Enfin le poème géographique est suivi de Vépùodique, du me d'aventures, chevaleresque ou mystique, comme celui de [l'Arioste, et beaucoup de ceux du moyeu âge, quand ils n'étaient pas Léroïques, par exemple celui du Renard, La plupart des légendes populaires sont de ce genre qui termine la première classe de l'épique et confine à la seconde classe par le conte.

Cette première classe du poème épique peut porter le nom commun le narratif.

La seconde classe tnseîgne au lieu de raconter simplement : elle a iD but lAoral et conclut ; elle renferme, en générât, des poèmes plus >urls, non plus toute une guerre, ou toute une vie, mais un événement ou une science. Son point de départ est celui à'mstrumenl mnémonique. On relient une science en la cbantanl. et cette idée qui maintenant présentée dans un vaudeville est d'un haut comique étaîtalors très séi'ieuse. Le jardin classique des racines grecques était une lourde réminiscence de ce système.

Aussi le poème descriptif et didactique d'Ilésiode suit-il les deux poèmes d'Homère. Et en même temps que le poème didactique surgissent dans une haute antiquité deux autres genres congénères : YapoloQue et le conte. Déjà quant à la forme,on s'approche de la çfose.on y arrive. Le conte est déjà généralement en prose, mais il a été Recédé de la ballade qui est en vers.

l,:i <:U<>^fi (lidaclii)ue renferme doac trois genrea distincts : i* le pffriiii: 'ii'lartiqiie. 3* la ballade et le coule, 3* Is fable. Cette dernière a riritciilioii aj){)arciilc d'enseigner, et se termine loi^ours par une morale.

I^ Iroiiiièiiic classe de \' épique, c'est le poème individuel qui peu k i>cii s'est Bub!>titué au pofme social, de même qae l'individu d'abord alisortié dans la aociélc s'en est peu à peu déta<^. Il but iiti^mc njiiulcr (|u a une certaine époque la classe du poème héiolque n'iiNt pliiH pUNsililc. Le poirme individuel a été réalisé en Allemagne jMir (jiKilliR diius llcrmann et Dorothéc.en France par Lamartine dans JcKcljn, Gii Angleterre par Byron. Il est toujours vivant et attend

HCN {KtîllCH.

Nous im NumincB pas sortis de la poésie en vers ; mais void que ri':iii<iu(: se traiisfomiG clque sa poésie, un peu démodée, s'est rajeunie, tmiisFigurco eu prose et redevient i l'extrême mode dans le roiuiiu . l'ciHotuio ne niera la filiation directe qui rattache le roman au poriite épique ; rien ne correspond k l'attrait qu'avait l'un dans le Itaani:, si ce n'est celui qu'exerce l'autre dans le présent.

Mais le roman a uue variété bien plus grande, et toutes ses espèces u'fiiit, en réalité, qu'un point de commun: c'est qu'elles racontent toujours. Il rcufermc ccpeudaat les grands traits de la division que nous avons trouvée dans le poème épique en : social, didactique, individuel.

Le roman .vocitj/ n'est plus par là même militaire, marin, ou conteur d'aventures, comme l'était lepoëme social. Les temps ont changé, et lu société n'est plus la môme. Il est devenu : i°ou historique, 3° ou //éof/ra/ihique, ,1" ou politique. Le roman historique tient encore du I)0<'ime épique par beaucoup de points. Ainsi c'est lui qui a ouvert la période du roman, il est presque tombé en désuétude après avoir jeté un vif éclat ; on ne pouvait d'abord voir que de loin et en masse ; pour regarder de près et en détail, analyser ses voisins et soi-même, il a fallu acquérir peu à peu une sorte de microscope moral ; l'observation directe vient la dernière.

Après avoir raconté les temps antérieurs, on raconta avec succès et l'on décrivit les autres pays ; le roman s'assied encore volontiers de temps à autre en pays voisini; les romans étrangers eux-mêmes nous envahirent k une certaine époque avant que nous eussions les nôtres, et si l'on ne va pas beaucoup chez l'étranger, le romancier fïtit venir souvent celui-ci cbex nous pour établir des contrastes ; de là le genre

qu

ismopolite qui est en vogue. Si l'oa n'arrive pas toujours jusque-là, on se provincialise avec plaisir, ce qui constitue de la géographie intérieure.

Enlin le roman redevient social d'une manière qui semble us peu détournée de cette signification en ce qu'il ne s'occupe plus de faits généraux, mais se nourrit toujours de £aiU externes. 11 s'agit du roman (tinlrigue, lui aussi lout en dehors, touchant d'ailleurs de près au roman iiistorique, à celui de cap et d'épée où l'évéDemcDt, les complications externes, les surprises surabondent. La vie u'est pas encore concentrée, réfléchie sur elle-même, elle se répand, et c'est le milieu et son obstacle qui forment l'homme. Plus tard, au contraire, c'est l'homme intérieur qui élabore l'homme extérieur, et le roman d'intrigue a vécu.

Telles sont les trois branches du roman social ou externe, le plus aucien de tous et d'abord le seul possible, de même que le poème a commencé par être historique et héroïque.

La seconde classe du ruman est la classe didactique. C'est lui qui a succédé chronologiquement à l'autre, et qui pouvait seul exciler encore un vif intérêt lorsque l'habitude de penser s'est généralisée, sans que celte pensée se soit encore retournée vers elle-même. Que nous importe ce qui a été senti, vécu, souiTert autrefois ou ailleurs I Ce qui nous intéresse, c'est où nous allons. Place k l'avenir ! De ce mouvement psychologique est né le roman qui a pour but déclaré de nous plaider quelque thèse religieuse, philosophique, politique ou sociale, et il faut bien avouer que cette plaidoirie a été plus efficace que toutes les autres ; elle a transformé la législation elle-même. Eugène Sue, M"» Slowe ont fait des chefs-d'œuvre en ce genre qui ne peuvent être dépassés que par Victor Hugo, On peut sou s -distinguer : i" le tomaa politique, a* le roman social, 3° le roman religieu.x et philosophique ; mais le caractère en est le même, toujours didactique ; et il faut se garder de l'Impression produite jusqu'à présent par ce mot qui semble impUquer quelque enseignement rigide ou mnémonique ;

'enseignement est suivant la bonne méthode, il est virtuel. La troisième classe du roman est le roman intime ou psi/cholo-

igue : c'est la dernière phase de l'évolution, l'homme s'est de plus plus retourné \ers lui-même. D'autre côté, il a de plus en plus pénétré j usqu "au fond des choses, il s'arme du microscope intellectuel. Le rOmao est individuel : on étudie quelqu'un ou quelque chose, on le peint, le resle n'est (jue le fond du tableau, les évéuemeuls ne sont

plus des hasards, les actiuris sont à peine volontaires : un déterminisme latent fait que Y homme extérieur n'esl que la traduction de l'homme intérieur, la volonté de celui-ci l'expression de la résnllante de ses sentiments. L'intrigue est presque nulle, ou n'a plus besoin d'échafaudage. Cependant l'intérêt ne languit pas, parce que le lecteur s'est élevé comme l'auleur et qu'il est devenu conscient.

Le roman actuel est presque entièrement intime et lend à le devenir tout à fait lorsque les améliorations législatives auront réduit )e champ du précédent. Il renferme à son tour plusieurs degrés dont chaque exiréme dilTûre de l'autre, autant que l'état de repos diflère de l'agitation violente.

Lo premier, toujours suivant l'ordre chronologique de ces romans, est celui de passion. Les passions sont plus ou moins vives et se résument dans celle qui les renlerme toutes, Vamour, avec toutes ses nuances. La plus vive de toutes ces nuances est la Jalousie, d'où la vogue spéciale des romans de l'adultère dont on a bien un peu abusé, de même que dans le roman social on avait abusé du romtin du demi-monde. C'est ce geme de roman qui impressionne le plus et qui est à la portée du plus grand nombre. Il comprend comme variétés le roman judiciaire qui lient tant de place dans le feuilleton et qui est le roman populaire par excellence. En ce sens il a succédé à l'ancien roman d'intrigue.

Le second est le roman idyllique, dans lequel la perfeclioo a été atteinte par Georges Sand, H ne faut pas croire pourtant que le genre idyllique soit le genre pastoral. La campagne est son théâtre assez naturel, mais encore plus conventionnel, car son caractère n'est pas objectif, mais subjectif. Il peint la naïveté, la jeunesse proche de l'enfance, ou bien le calme à la suite de la lutte, l'apaisement ; aussi s'approche-t-ii du bonheur autant que l'œuvre humaine peut le faire. 11 contraste avec le roman de passion, se passe beaucoup plus que lui de moteurs eslérieurs, car il ne se meut que le moins possible.

Le troisième, le plus récent, le pl\is profond, le roman de caractère, se meut au contraire, mais son moteur vient de l'intérieur de l'homme. Il est essentiellement individuel, différencie tous ses personnages, ne peint pas l'homme, mais les hommes qui se ressemblent par leurs passions, mais diffèrent par leur caractère surtout. L'amour y est traité autrement que dans les autres et affecte un âge et des àtuallons différents. Vamour premier, qui domine et régit

romans piimilifs , soit historiques , soit épisodiqiies , soit paa-

«onnels, et qui règne dans le roman anglais ou dans le roman français

1 commencement du siècle, s'accommode mal de la peinture des ca-

^ctères ; au commencement de la vie ceux-ci se ressemblent, ils

b différencient à mesure de la vie vécue ; aussi le roman de caractère

Be finît plus au mariage comme l'autre, c'est à ce moment qu'il com-

lence. et si le roman d'adultère ou depeintuie conjugale est si fré-

juent aujourd'hui en France, ca n'est pas signe de perversité morale

fcujours, c'est plus souvent une des conditions inhérentes au roman

B caractère qui ne peut se placer k un moment de la vie où celui-ci

l'est pas encore formé.

J Ce genre de roman s'approche souvent du comique et même y pénètre, car ce qui fait le iond dn comique, dès qu'il ne dégénère pas a burlesque, c'est bien le caractère. Le roman devient de plus en Slus étude morale, psychologique ; il a pour but non dissimulé d'enleigner la vie, et son mérite est en raison de la peinture plus ou toins exacte du mondi?. A son extrême limite, ce n'est plus un ro-

I, c'est Mr>6 élude.

Ici et en traitant des divers stades de l'évolution du roman il n'est pas question des différentes écoles : classique, romantique, réaliste, qui sont des moyens de réaliser l'œuvre d'art, et non des divisions de l'art lui-même.

C'est ainsi que le roman psychologique peut être classique, ou romantique, ou l'éaliste, suivant les procédés employés.

Enfm, dans une troisième évolution, après le poème épique, après

le roman, se forment le style et le genre historiques. On pusse de

V imaginé, du vrai idéalement, au vrai réellement, à l'exislanl, aux

lîts. Nous retrouverons l'histoire à sa vraie place dans les sciences so-

iales, mais si elle forme une science, elle fournit aussi un art, une lit-

tatUTC. Il s'agit de faire revivre ceux qui sont morts, de les faire

f^r. penser, comme ils agissaient et comme ils pensaient, ce dont

misloire didactique est incapable. Les anciens avaient même abusé

ce procédé; rbisloire n'était pas chez eux une science, ce

rétait qu'un art, ils se souciaient peu de l'exactitude matérielle,

B feignaient, sans scrupule, les faits capables de donner la vérité mo-

, ils créaient l'histoire, ce qui n'est pas permis ; dans notre

cle, au contraire, l'histoire est à la fois une science et un art,

bs cependant toujours tenir la balance juste entre ces deux élé^

ints. Mais sans l'art, sans le style historique, elle peut être apprise,

cLASUFiCÀTioii (3oo} s

elle 00 saurait élrc comprise, il lui hul ua« >jDtbèse, lUt ciment que -, I clément subjectif, le génie de récrivùo, soo Vtjle, peuveat «eols loi fournir. Le style historique suit d'ailleurs tous les cootours et est passible de toutes les divisions de la science-liistoire.

Le second ijroupe de la littérature est la littérature, non plus narrative, mais ncriu«: il subit aussi plusieure évolutions.

La pi-cmièrc de ces évolutions est celle du gfium dramatique. Le mot druiitafif/ue a été particulièrement bien choisi pour l'exprimer parce ijiie l'cKSGnco en est \' action même. Vart dramatiçue,<pi'îi. faut bien distinguer del'art mimique, est celui de l'au/fur .«t.nen celui du comédien.

liG genre dramatique renferme trois espaces principales : le drame proprement dit, la comédie et l'opéra. Il importe de biea défloir cet termes, et de dire pourquoi nous ne faisons pas de place & la tragédie.

Le drame ne signifie point la pièce du théâtre qui a un dénouerw;i/ triste, mais bien celle où l'on n'a pas pour prindpal objectif de peindre le caractère de l'homme, mais celui de décore aeç passionf. Or, la passiou ne prend tout son développement que dans les circtm stances extraordinaires cl sous l'impulsion vive d'actions précipitées, Ifi temps -développe le caractère, éteint la passion. Celle-ci, pour étie intense, ne doit point se répandre en paroles, mais jaillit des faits eux-mêmes, apparaître par leurs froLtemenls : de là l'allure spéciale du drame tragique.souveut même un peu heurtée.Ceux do Shakespeare et de quelques Grecs Kont des modèles purs de ce genre. Si l'on veut atteindre le degré le plus intense du sentiment ou de la sensation, un dénouement violent ou triste sera souvent utile, mais il n'est pas essentiel ; car une grande joie est aussi une passion violente.

: Jta comédie, de son côté, n'emtepas nécessairement le rire. A. la difféi^pce du drame qui peint les passions, elle peint les caractères , d'oii des procédés dilTéreots ; des faits trop extraordinaires, trop précipités, trop violents, nuiraient à l'observation du caractère qui est souvent microscopique, et qui sous les grandes passions s'efface d%ns ses détails. La vie quotidienne le trahit, au contraire ; les événements intimes, brusques, mêlés à cette vie quotidienne le font souvent mieux ressortir, mais il ne faut pas aller au delà ; on doit laisser au .caractère agité par quelque action vive le temps de se reposer . pour rexaminer à l'aise. L'observation du caractère nous conduit enfin au rire, lorsque les traits les mieux cachés se révèlent, car le rire s'harmonise avec les défauts de l'homme, comme les larmes avec ses mal-

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leujs. On arrive ain^i ji U comédie dans le sens restreint, mais le s large en esl le plus vrai.

Décont|)osoQ5 maîuteaaiit le drame et la comédie,

i,e drame ne s'en est pas toujours tenu & son idée pave et vraie qui consiste à être tout ac//o;i et à faire résulter do celte action même le sentiment latent, d'autant plus violent, qu'elle contient : tel est le drame Shakespearien, Mais tantôt il a voulu, à travers l'action qui le pousse, s'arrêter à analyser la passion, à raisonner sur cUe. à l'exprimer tout entière, sans déclamation, avec éloquence, mais au détriment du mouvement rapide ot de l'enveloppement synthétique du vrai drame: c'est alors le drame romantique. Tantôt, au lieu de développer la passion, il la comprime, la réprouve, esalte une vertu antithétique, à force de la comprimer la supprûne, et tourne toute l'action et toute la passion en pensée. Ce drame qui est une guerrr

I Ma passion, c*e8t le drame classique, c'est-à-dire la tragédie. Le fon y devient déclamatoire, on ne fait j)/j<$ fuir les actions, on les iittCon(e ; le livre remplacerait avantageusement la scène, si la déclapaation ne venait à la rescousse, Celte déclamation tient le milieu mtre la parole et le chant : c'est la parole psalmodiée. I.I^ comédie comprend, outre celle ordinaii'e et moyenne qui est Mlle de caractère, deux variétés. Tantôt elle va jusqu'au rire continu par le mélange de l'intrigue et des aventures, aboutissant quelquefois à l'imbroglio même : c'est la comédie bouffe ; tantôt, supprimant l'intrigue étendue et se bornant à observer un seul trait du caractère, elle le met d'autan t mieux en évidence; cette comédie partielle, courte, épisodiqiie et concentrée, est le vaudeville.

Le genre dramatique, outre le drame et la comédie, comprend ï opéra. Celui-ci tout moderne, a sa très antique racine dans les chœurs de la vieille tragédie. 11 fait confiner la littérature dramatique à la musique, est plutôt scénique et mimique que dramatique au sens propre, et cependant reste capable d'un vrai résultat littéraire, il se distingue alors du drame et de la comédie eu ce que les sentiments y sont exprimés plutôt musicalement qu'oratoirameot ; ce sentiment est ainsi plus indéfini, tout en demeurant assez déterminé par le livret

Bpour devenir psychique, de purement harmonique qu'il était. L'opéra le divise en grand opéra, opéra comique et opérette. L'évolution de l'art dramatique tend à Xart mimique, non plus celui de VauCeur, mais celui de Vacteur. Le premier avait précédé le SQCOpd; les représentations sont d'abordintormes.onyracbateraclion.

plutAl qu'on De la joueidu reste, tous 1«BmoyenamaUneIsinanqi

y compris la scène ; Shoiespeare apparaît d^i ; l'art mimique sè^^

table D'était alors qw'k son minimum.

L'art tnimiQ'ue est de deux sortes : Use trouve dans les personnes ou dans les choses.

C'est dans les personnes qu'on l'observe d'abord ; U comprend : 1" la pantomime, c'est-Ji-dirc l'altitude et les gestes; le ballet en fuU partie ; 3° te chant, spécial à l'opéra ; 3* la déclama/ion ou diction.

L'art mimique dans les choses comprend : i" les costumes destinés à représenter une contrée ou une époque ; a" les décors.

Le chant qui entre dans l'art mimique est cependant parité intégrante de la musique. Comment cela se fait-il 7 C'est qu'il comprend, outre son caractère mu.'iical, celui d'eupression du sentiment qui n'est satisfait que par l'intention, l'inLonation donnée par l'acteur; en d'autres termes, le chant se double du Jeu, lequel metériellemenl indivisible s'analyse intellectuellement en une qualité distincte,

De mâme le ballet ou la danse fait aussi partie de l'art musical dont ilréalise Béparémenl l'un des éléments, l'harmonie ou rythme; mais il entre dans l'art mimique, non plus pour ceuï qui l'exercenl, mais pour ceui qui le voient au point de vue scénique, surtout lorsque la danse est à caractère de pantomime.

Mais l'art mimiçifS proprement dit est ley^M, la diction, non la déclamation qui est une fausse diction : sans l'acteur, l'auteur dramatique tie peut rien. Uya là une collabocalion forcée.^qui rappelle celle que l'exécuteur doit fournir au compositeur musical. Nous allons voir tout à l'heure ces deux riles se fondre avec leurs deux mérites dans la nouvelle évolution.

Cette évolution donne l'art oratoire, né du dramatique et du mimique qu'il combine et réunit. C'est le propre de l'orateur d'être à la fuis auteur et acteur, et pour qu'il soit orateur complet, il faut qu'il compose au moment même qu'il parle, il faut qu'après une méditation, non une composition, il improvise. 11 faut, en outre, qu'il unisse^ cet art les connaissances des matériaux qu'il doit employer, des sciences qui sont le suôstralum de 1 éloquence : la politique, s'il est orateur pohlîque ; le droit, s'il est avocat. C'est un art complexe ci complet.

L'art oratoire comprend : i" l'éloquence religieuse, la première chronologiquement ; a* l'éloquence ywrirfig'He, la seconde, et dont la

période est de perpétuelle durée; î* l'éloqueDce politique, nouvelle chez certains peuples, comme le nôtre, et qui suppose ud régime de liberté ; celle dernière comprend encore l'éloquence sociale, de même que l'éloquence relig;ieuse comprend la philosophique.

Outre que ces trois éloquences out un objet diUérent, elles sont aussi subjectivement distiacles. L'éloquence religieuse ou philosophique a moins d'élan, une préparation plus grande, n'est pas encore l'éloquence proprement dite. La judiciaire a plus de mouvement, mais s'incruste tellement de la science du droit, qu'elle devient quelquerois plutôt une science qu'un art dana sa composition 1res mixte. La troisième, qui comprend la judiciaire criminelle, la politique et la sociale, est léloquence proprement dite, presque nécessairement improvisée en partie, sûred'un auditoire attentif et passionné, ayant le moins de science possible comme suù^lraium et le but le plus précis possible commeoA/ec/j/'relle est par conséquent la liltéralure d'action la plus active.

Le troisième genre littéraire, postérieur en date à l'épique et au dramatique, c'est-à-dire à la littérature de narration et à celle d'action, c'est le genre lyrique ou ^'observation. L'épique s'occupe de Vespèce humaine tout entière, ou d'une nation, ou d'un groupe de personnages ; le dramatique met aux prises le /i;i et le rnoi, deux personnes principales contrastant, et se rehaussant, et se combattant ; le genre lyrique s'arrête au moi. Plus rien d'extérieur, tout y reste intime. Littérature très personnelle, il ne nait que quand on est capable de rester en soi, de s'analyser, de s'observer ; il est essentiellement individuel : partant, non toujours, mais souvent ^i^oîs/e : le poète lyrique parle beaucoup de lui-même.

Si historiquement ce genre vient le dernier, dans la chronologie individuelle, biographique, c'est tout le contraire qui a lieu. Tous les jeunes poètes s'essaient par des compositions lyriques, non seulement parce qu'elles sont plus courtes, mais parce qu elles ne nécessitent pas l'observation extérieure qui n'est pas encore faite, ni le mouvement de la vie. ni la narration d'un passé qu'on ne possède pas, et qu'il suint d'avoir senti, souflert. aimé, même pour ainsi dire subjectivement.

Le genre lyrique ou d'observation intérieure, de réflexion, s'exprime d'ubord en vers, comme tous les autres, à son premier degré d'évolution. C est la poésie lyrique proprement dite.

Celle-ci comprend d'abord la poésie ckantée^qui la relie k la mu-

siçtie : c'est la chatiso», l'ode ou le cantique, ouxquels il Catit r^ porter le chœur antique ; ce chœur la relie, d'un autre cût^. au genre dramatique. Quaolàïa.c\\sn\&oit. il s'agit ici de celle qui n'a pas l'iiitenlion satirique, Ce genre qui commence par célébrer les fêles religieuses et les dieux continue p^r l'éloge des liéros et devient guerrière, puis patriotique et po1ili(]ue. Son caractère est Vent/ioU' iiasme.

Vient ensuitela chaosoii/dans le sens vulgairement reçu, laquelle comprend la satire, l'épîg ranime, el tous les genres qui ont but d'obseiTor les caractères et de chercher le comique.

Mais le genre de poésie lyrique le plus intime est le suivant qui se renferme absolument dans le tnoi, el qu'on pourrait appeler la poésie p/iilosophique ou analytique, c'est celui qui a pour espèce principale l'éléfjie, autour de laquelle se groupent : l'idylle, le sonnet el les foimes les plus légères el les plus délicates de la poésie, quelqucl'ois même Irop délicates pour que l'artifice n'y remplace pas l'art. C'est la notation, l'esquisse du sentiment fugitii'. saisi à l'instant même, c'est aussi le portrait psychique de son auteur.

De cette poésie individuelle, subjective et philosophique, & U UUérature philosophique en prose, il n'y a qu'un pas. et c'est bien, en effet, le second degré d'évolution. La littérature philosophique, pour être définie, aurait besoin de la définition préalable de ce mot de philosophie si vague ; la philosophie n'esisle pas comme science unique et distincte. Mais elle existe bien comme UUérature, comme sljle. Il s'agit de l'observation du monde intérieur, ou de l'extérieur, mais rapporté au monde intérieur, de l'analyse, suivant le besoîn, du sentiment ou de l'esprit. En ce sens large, la Uttcrature phitoaophique comprend les éléments religieux, sociaux, politiques, scientifiques, juridiques même, en tant qu'ils présentent un aspect d'art en même temps qu'un aspect de science : c'est une sorte de littérature scientifique, Cette littérature, d'abord inconnue, ou cousidérée comme hybride, a eu plus tard une véritable clUorescence. JeaA- Jacques Rousseau, malgré le litre de roman donné à plusieurs de ses œuvres, n a cultivé en réalité que ce genre ; 11 en est ainsi d'un grand nombre de modernes, qui abordent souvent en même temps le style historique dont nous avons parlé, la critique littéraire ou d'art dont noua parlerons.

Enfiu la troisième évolution de la littérature personnelle et analytique est un genre né seulement à la lin du siècle dernier svec 1«,

'' pias importante des révolutions politiques : c'est la presse. La presse est la pensée, ropîuion, le désir ilc chacuu poilé tous les jours fa la coouaîssaiice de tous, elle est quolidieuDe, successive et vivante : c'est la photographie wlellecliiellc qui saisit l'idée du moment. Elle correspond i l'évolution oratoire qui est parallMe dans le genre

Ïisjn. La presse est multiple, liltéraïre. sclentillque. mais surtout lilique, de même que l'éloquence, R. — Art littéraire cùmimai.

■ L'arl littéraire, qui sert de fondement commun à ceux que nous ve-

nons de classifier, c'est l'to/ rfw /««'/«j'C lui même, non point dans ses racines scientifltjites, mais dans son efflorescerice artistique.

Cet art du langage, à l'exclusion de la linguistique qui lait partie des sciences sociales, comprend : i'ia philologie, c'est-à-dire la con- DaJssance et l'usage du langage concret, soit du langage malernel,. soit des langues des peuples les plus civilisés, dans le but non point de décomposer ces langues, mais de les comprendre, de lire tes œuvres littéraires qu'elles ont produites ; c'est, en un mot, la lecture de toutes les littératures.

On objectera que dans ce sens, on peut lire les littératures étrangères ou mortes dans leurs traductions, ce qui est une abréviation de travail, et que la philologie n'est plus ainsi qu'une science. Il suffit de connaître une seule langue élrangt-re pour ne pouvoir soutenir une telle objection. La pensée est tellement inséparable de sa forme, de l'expression, du stjle. celte expression est si intraduisible dans und

Iutre expression, le génie des langues est si divergent, qu'il vaut àu- (Dl ne pas lire un auteur littéraire que de le lire traduit ; la traducpa n'est réelle que quand îl s'agit de l'idée nue, quand il s'agit de I Ëcience.

ra" L'art du langage comprend ensuite la grammaire ; il est impos' ble de faire et même de goûter une oeuvre littéraire, si Tonne COD- &It les règles du langage, l'origine des mois, leur mesure exacte : il faut joindre à la synthèse de la langue parlée l'analyse exacte do cette langue.

r Enfin, le 3* élément de cet art est la prosodie, ou la grammaire de I versification. Qui pourra hieu comprendre uu poète, s'il ne sait les lâments matériels qui contournent, précisent et moulent sa.pensée?

S'il n'a dios l'oraille le nthcoe emploji. les wan m sont poorlui qoedet i^iratea coapêei, ellet qa'îls prodaiseat uir boo niMabn «le lettrés de la simple prose.

Le Uoga^, au poiat de voe grammatical, tient donc une plaça fondamentale dans U littérature doat la philologie est cocam^ U tacine. Cela explique ton r&le prédominant dans l'anaeîgMnflat. laat que celui-ci reste parement littéraire. Et même, loraqae la cnUa dn h philologie semble dispanltre, U ne Dût, eo réaUlê, qne ae t Aujourd'hui l'étude du latin «t da grec s'éUntine da n ment tecoadaire en France, maù ii est remplacé ù celle des langues vivantes. Cependant oaedlfférence a entre ces études. Celle des langues vivantes se rapporte plntAl aux relations internationalm pratiquées entra les peuplM, et à oe tîm M rattache aux sciences humaines et socialea.

Tels sont les arts particuliers ou communs : ceux du deuin. de la musique et de la littérature, tous objectifs. Ka dessus r^ne l'ut ra^ jeetif, qui répond à tous. Quel est cet art ?

D&UXIËMEMENT

Art subjectif, esthétique et critique.

L'objectif de l'art est de faire attendre le beau par notre sensibilité, au moyen du plaisir, dans des œuvres créées par l'homme. Le beauest donc la mesure de ses Œuvres; si le beau est plus ou mirîns atteint par lui, les œuvres seront plus ou moins bonnes.

Comment connaître le beau t Commeat savoir s'il est atteint î

Il y a là deux questions distinctes. A l'une répond l'art de Yesthé' tique, à 1 autre celui de la critique, qui sont en réalité les deux faces du même art, de l'art subjectif; la critique est l'esthétique appliquée.

Le beau n'existe pour nous que tel que aous le connaissons ; c'est donc ime mesure subjective. Aussi l'esthétique d'un peuple, d'une époque, n'est pas celle d'un autre peuple, d'une autre époque.

L'esthéUque n'est née que quand il a existé une certaine quantité d'œuvres de l'art objectif desquelles elle p&t s'abstraire, s'extraire, car elle ne se forme pas à priori, mais, suivant la règle générale, étant abstraite, suit le concret.

Lorsqu'elle est parvenue & se formuler, on l'applique. Cette applica-

tïon esl la critique : c'est le jugement porté ca vertu de la loi trouvée. Mais à mesure que t'esthélique s'élargit, la critique change : il y aso- ^^idariié entre elles.

^B Cet art subjectif est bien distinct de l'art objectif: eu fait même il y ^Bii souvent incompatibilité. Le critique est rarement un auteur pour ^^BOu compte ; il peut avoir un génie aussi profond, mais divergent ou parallèle, qui ne se rencontre que rarement avec l'autre.

L'art subjeclil ne consiste pas seulement dans l'esthétique et dans l'application de celle-ci. la critique. 11 comprend encore deui autres branches : i* les règles spéciales de chaque art, a* la méthodologie.

En effet, dans la peinture par exemple, les régies, la théorie ne sont pas l'art proprement dit. Elles se dégagent et s'abstraient de l'art concret, de (elle ou telle œuvre, et servent ensuite à guider des œuvres nouvelles. C'est l'art dans ses rapporta avec celui qui l'exerce, la partie subjective de cet art. De même les règles de musique, soit pour la composition, soit pour l'exécution se détachent de l'objet même pour se rapprocher des facultés de l'homme.

Enfin la méthodologie qui est l'art de procéder, la sériation dans les divers développements de l'apprentissage ou de l'exercice d'un même art, est essentiellement subjective, puisqu'elle existe uon dans la nature de l'objet, mais dans celle intellectuelle ou sensible de l'homme.

INous avoua traité déjà des exercices corporels au point de vue rement subjectif de l'éducation pour lequel nous avions divisé l'éducation, en général, en : r exercices du corps. 2" éducation de i'intelligcîice, ou instruction proprement dite, et 3° éducation de ia volonté, ou éducation proprement dite. Maintenant noua nous posons dans notre classilïcalion des connaissances au point de vue objectif. Ces exercices du corps doivent donc s'y retrouver à une place objective. Nous avons indiqué un peu plus haut cette place exacte qui est ici.

Ces exercices ont pour but de développer la farce^ l'adresse et la

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