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• Science posUv^e pure (côlé du vrai ) ,
' instruction ou gi/mnaslique inleUecltielle fcilc de \'i?Ufil~ ' Itg&nCE);
3' Science appli(jiiéc (iippliculioii du vrai par XinUUigpnce).
PREMIER SOUS-C LASSE Mi: NT
Sciences positives pures
{Cùté objectif du vrai).
Les Bcieuces posilîves ont trait aux objets se trouvaDl dans la oalure, F aux lois des relatîoua qui les régissent et ù l'aclioa de ces lois sur les objets, action qui constitue les forces.
En oilcl, la nature se compose : i" d'un miùstraUtni, qui est la matière, les éléments des êtres, de ce qui remplit l'étendue, ou est l'é- I tendue elle-mêoio; a" de /otV, des reialioiu iodépendanles de la mal tière, et qui existent en essence, de même que les éléments matériels l eiïstenl eu cmfeHce proprement dili! ; 3' d'application de ces lois I au substratum, des forces, ce qui amène les compositions et les dé- 1 compositions de celui-ci.
C'est du sudstratutn, de la partie la plus humble, mais la plus véri- I Sable, qu'il faut partir sous peine de s'égarer. En l'observant, ou en dégage les phénomènes qui ne sont que le résultat de l'appUcation I qui y est faite des forces supérieures ; l'étude de ce résultai nous mène i par la main k l'étude de cette application, et l'application des forces f aUï lois elles-mêmes par des abstractions successives. On marche ici I encore du concret à X'abslrait, en passant par le concret-abstrait.
Mais il y a des arrêts intermédiaires où le genre humain passe du \ simple aacomplexe, puis au très complexe, nu à l'inverse, l'individu I né en pleine civilisation passe du très complexe au complexe et finit , par le simple.
£q outre, les sciences concrètes multiples aboutissent à une science \ comtnune, qui en est comme la conclusion. Ainsi, après avoir étudié mbsiralujn, la matière, dans sa construction, dans ses manifestations, dans ses relations de masse à masse, on en vient tout naturellement Ji se demander quel rapport de ressemblance existe entre les éléments de la matière et les divers corps, s'ils sont nés les uns des autres ou d'un auteur commun, En un mot, toute connaissance de
l'élément malériel de la nature aboutit à essayer d'établir sa classification.
Enfin, à côté et au-<)eBBU< de la connaissance du vrai qui est objeetice, se trouve l'étude des moyens de certitude et de découverte Aa vrai qui est entièrement subjective. Faut-il procéder par déduction ou par induclion'i De la solution bonne ou mauvaise de cette question dépend le succès ou l'insuccès des études de science natarelle. Orj cette solution, c'est ta logique qui seule peut la donner : c'est la science subjective dans Yordre positif.
Nous retrouvons donc ici l'empreinte du même moule de classification que dans les beaux-arts.
Commençons par les sciences positives objectives.
PREMIÈRE CATEGORIE Sciences positives objectives.
Elles forment trois catégories : i* le^ sciences concrètes ; a' les abstraites-concrètes ; 3" les abstraites.
Les sciences concrètes sont celles qui étudient les objets eux-mêmes dans leur existence actuelle et tels que la combinaison de la matière avec les forces et les lois les ont produits. 11 ne serait pas exact de dire que c'est l'étude de la matière elle-même, car ce n'est pas l'étude de celle-ci, abstraction faite du reste, mais dans son union avec lui ; c'est cependant la matière qui y est envisagée.
Par exemple, l'histoire naturelle est la description et l'analyse des objets qui tombent sous nos sens.
Ces objets peuvent être étudiés un à un dans leur existence individuelle ; il faut même nécessairement commencer par là : on a étudié l'anatomie de tel homme avant de pouvoir étudier celle de l'homme ; de même dans l'ordre des sciences sociales l'histoire n'est qu'une collection de biographies. L'étude de l'objet individuel est plus concrète que celle d'une co//ec/îon.
La science d'un objet individuel ne signifie pas qu'elle se borne à un seul de ces objets, elle peut les envisager tous, mais successivement.
Lorsqu'au moyen de l'étude des individus l'étude de la collectivité apu se constituer, l'étude des individus n'est plus devenuequ'une expé-
ytmentation, et rentre dnas celle de ia collectivité dont elle n'est qu'un instrument. Cependant elle conserve son emploi et sa raison ^d'être spéciale, qui est la plus importante et dont nous n'avons pas encore parlé. Elle s'applique îi relater les faits purement contingmls. I qui DB se ramènent pas, ou ne semblent se ramener à aucune loi, et qu'on peut qualifier encore dans l'état de la science de faits accideaiels. Quelques exemples sont nécessaires pour faire comprendre celle idée, La géologie est la science de la lerrc, mais de la terre considérée àans son ejisptnèfe, sous le rapport de sa constitution i/Kernr* et f.MfHtielle. La géographie physique est aussi la science de la terre, mais considérée d'une autre façon, non plus dan» son ensemble, mais Buc- \ eessioement, sur chacune de ses parties; son relief actuel peut être considéré comme accidentel. La même différence existe entre la physique et la méif.orologie. Celte dernière ne s'occupe que du fait individuel et contingent, qu'elle essaie, il est vrai, de ramener à certaines lois, parce qu'il est très probable (jii'en dernière analyse les faits contingents ne sont que le résultat de combinaisons très complexes de lois nécessaires.
De même, les sciences concrètes-abstraites peuvent être d'objets individuels et contingents ou de collectifs. L'exemple anticipé que mous venons de donner de la météorologie rentre dans ce cas. Cette FScîence n'est qu'un individuel dans la physique générale.
Eniîu dans les sciences abstraites elles-mêmes il en est ainsi. Quoi de plus abstrait que le nombre, et cependant son élude devient tout à fait individuelle et contingente dans la statistique. C'est ce que Spencer a bien compris lorsqu'il a classé à part le nombre indélinï ; mais il n'en a pas trouvé le caractère essentiel et la vraie place.
Il ne faut pas confondre la science de l'f'/if/it'irfj/e/ avec la science
de tel objet considéré dans l'espace. La géographie générale ph;/-
sique., de même que dans l'ordre des sciences sociales la géographie
générale politigue sont des sciences non du nécessaire dans l'espace,
mais dune série d'individualités conlîngenles juxtaposées.
D'oîi la division suivante :
1° Science de l' individuel et contingent; a" science du général.
La science du général et celle de l'individuel se divisent à leur tour
1 sciences concrètes, sciences abstraitcs-concriHei^ et sciences ^ab^traites.
Dans la communauté de l'exposilion nous commencerons par la I sdence du général.
A. — Sciences du -jénéral et collectif.
Ces sciences comprennent les sciences concrètes, les abslraites-coacrète el les abstraites.
Mais, Boil qu'elles appartiennent à l'une ou à l'autre de ces catégories, elles ont divers degrés d'existence et plus exactement de réalisatioD. Elles peuvent se tenir à l'état de simple concept et de sciences absolument pures ; elles peuvent, au contraire, sans encore avoir subi l'application à aucun usage, s'être réalisées matériellement et langiblemcnt. Un exemple le fera bien comprendre Lorsqu'on découvre par les observations les lois de l'électricité par exemple, il importe d'avoir un instrument qui puisse démontrer à tout moment l'existence des lois découvertes ; c'est ce qu'on obtient pour l'électricité statique par la machine électrique, pour l'électricité dynamique par les machines d'induction, bien avant que ces machines soient appropriées de manière à servir à un usage industriel. La télégraphie électrique est tout autre : c'est de la physique appliquée, el non plus simplement réa/isee, ce qui estbiea différent.
Si nous nous Irausportoas dans une autre classe de connaissances nous observons la même distinction. S'il s'agit de l'art dramatique, la pièce imaginée par l'auteur n'est pas à l'état de concept ; le jeu et la parole de l'acteur lui donnent seuls , non l'application, mais la réalisation.
De même, avant d'arriver à l'état de concept, la science est dans l'esprit de l'homme à 1 état de recherche, d'expérimentation, et enQn d'invention Ce n'est qu'après quelle peut être perçue par l'esprit et conservée par la mémoire, puis réalisée par la main.
D'où trois stades : i' scien':e recherchée et découverte, a" science conçue et conservée, 3' science réalisée.
Nous commencerons par le second.