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^«out iiioiiui'clii«iucs ; l'IibloifQ d utie uatioii u'esl plus que cclls de !>oii TtY)!. Cependaut. quand le Icmpb cmbruHsé e*l Irès élcadii, mu iiuatul ou Iconleiiiple un viisle espace, ou si la vie imliuiiale etit ir!:s Iiilen»e, les Liois su foDl jour, ol lâ rCEultaiilo des faits conlini^eiits devient ne- L'Cess«ireet scieoliBque.
De aiéine, si nouo œnsultoiis l'élude de» langues, ainsi que lont ù P l*bGure nous ne liuuvions ipic des dalca et di-s uouis, ii-i il n'^ a qtK' des mois, mots cepricicnx. sans raison d'éliv, eu iippurence, et i|ui iic (ont que remplir la mémoire «uns piirlcr ii l'iiilelli^ence Ce n'est qu'après une analyse profonde, une compara îaon eulre ptusieurs lauyu£â, qu'on découvre dus lois, mais alors on passe de la pliilolnijio, science conci'^le, h la lingnislique, scît^ttce de l'évolution.
De mèuiedcs faits géographiques. Ici encore licn que des nonis it
(des situations en longitude et latitude, des liiniles, olc. Mais ces fails accumulés donneront des réaulluls. De la aïniple situation, fait exlrin- «âque. on passera bienlùt à la race, chose iniriiiséque, à rellninli-gie. Ainsi le fait humain, soit liislorique, soit héojjiapliiqiic. soil |iliiIologîque, apparaît d'abord isolé, sans cohésion de tait k TaU, cutiltngtnt, et funue les science concrètes II reste, pjur ain^i dire, piirtiiionl anecdolique.
De même que l'enfknt commence par les sciences positives concrètes ou les arls concrets, de même il commence par les sciences conci'èles du fait humain, précisément parce qu'il n'a pas besoin de raisonner et qu'il lui sutllt d'apprendre, parce que le fait bnmnin contingent est affaire de simple méraoiie, parce qu'en oulre la muratiou et la description l'intéressent tout parlicuHèrcnient. Aussi qn'npprend-on dans les écoles primaires, parmi les scienccsdu fait bumaini' Ce n'est ni le droit, ni l'économie politique, ni la pbilosoptiie, mais l'bisloire. la P;géographie elles règles de la langue maternelle, tien de plus. Ce ft^'fisl que beaucoup plus laril qu'on peut siulcresser au restequi n'est s essentiel. Et dans les premières clauses de l'inslruclion secondaire, E sont les mêmes sciences qu'on apprend, seulement d'une manière slus développée, en parliculier la philologie ; on y adjoint alors, sui- ^^«^t les temps elles pajs, I élude, soit d'une langue classique, soit Bd'une langue étrangère. C'est d'ailleurs à cet âge qu'on s'initie le Kiïiieux à parler une langue vivanle. Le fait humain individuel, piesque Bbiographique, intéresse seul l'enfant.
Il eo est de même des peuples. Tandis qu'en ce qui concerne les B-Bciences posilhes, ceux cl ont commencé, ren^crEant Tordre naturel
par les abslraitce. rodesceudaul ensuite aux abstrailes-concrètee, puis aux coocr^les, à délaut d'inslrumeul pour ces dernîfires, ici fis repreiiuoul l'urdre niiliirul, parce qu'il n';y u pa» besoin d'instrumeoLi. Leur luarclie esl donc identique â celle de Icoraut. Les peuples nuwsi cornmencenl par cultiver l'histoire, la fiéograpbie, la langue (je ne dîn pas les langues). Ils aiment Ick nairatioiis, les descriplions el s'en conlenlenl . ils ne tîeiiuenl p'is fi nbslraire, il» ne le pourraient pas ; encore moins à coucluic.
C'est un second caractère des sciences concrètes de cette classe : c'est que par elles ou a commencé.
Leur troisième caractère, c'est qu'elles sont générales dans leur domaine, qu'elles ne font pas un triage entre les ditîéreuts matériaux ; iiinsî l'histoire embrasse tous les laits humains sans exception, et niui ceux seulement d'un certain ordre, tandis que le droit, science abstraite-concrète, ne s'occupe que d'un certain nombre do Tails humains.
Les trois sciences concrètes : l'histoire, la géographie, la philologie, se distinguent entre elles, en ce que l'hisloire a trait au temps, la géographie a l'espace, et la linguistique échappe Ji ses deux facteurs : d'un autre côté, au point de vue du temps, Tbistoire est une science se rapportant au passé, et la géographie en est une se rapportant au présent.
Dans un autre sens l'histoire est le fait humain examiné dans son cours successif, la géographie est le même cristallisé k un certain moment, et constaté dans son résultat actuel ; quant k la philologie, c'est le fait humain à l'état de possibilité et n'étant encore réalisé que par la parole.
A côté des sciences particulières de chaque ordre se trouve une science commune qui sert d'instrument et aussi d'enveloppe. Toutes les sciences morales et sociales ont été contenues d'abord dans la religion, plus tard dans la philosophie. C'est donc la science de U reO* gionqui est ici celle commune, de laquelle les particulières se détachent. L'histoire commence d'abord par des mythes religieux ; d« même, la géographie par des descriplions merveilleuses ; la ianguê aboutit à unclanguesacréejcounuesculementdesadeptes.hiératique: la religion enferme et résume la première couche acienliiiquu.
bientât, le fait humain constaté, on l'étudié, on le gi-oupe, on |e classe, on ne considère que ceux relatifs à un certain ordre ; d'antre côté, on le lire de son milieu, duquel jusqu'ici il était inséparable, k temps et l'espace ; c'est une autre abstraction ; enfin, les faits sont appréciés en masse, par conséquent, ne sont plus capricieux mai»
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laissent enlicvoii' des inh II s'iigil nlors des abstraites.
Ce classemeat, ce groupemeDl. se fait d'ailleurs de deux manières. Iftntâl qualitatlvemeiil, laotût quaniJtfllivemeiit; c'esi ainsi que te droit entre tous les faits humains op6re le triage de ceux qui ont trait au juste et à Tullle, taudis que la statistique groupe los faits de tel ou tel ordre d'après leur nombre.
C'est ainsi encore que cette étude du droit choisit parmi les Taits liumaiDS seulement ceux qui ont trait k la constitution sociale, aux obligations, aux sanctions, écartant les autres. En même temps la part du contingent diminue, on n'envisage que les coutumes communes à un certain uombre d'hommes et ayant une certaine persistance; enlln on examine h un moment lixe donné et non plus dans le perpétuel devenir.
Dt' mL^me, l'étude de la statistique groupe les faits d'un certain ordre pour les apprécier, non plus qualitativement, mais quantitativement, et pour induire par là leur fréquence, leur importance, et pour ainsi dire, leur poids social.
Il en e^t ainsi de l'ettinologie ; les faits gt^ograpliîques, au lieu de rester bruts, teudeut à s'expliquer ; la position de chaque peuple en longitude <-t latitude amène à se demander ce qui a causé son groupement ; celte cause, c'est ta race. Du milieu accidentel on est
iBoé k l'éli-e lui-même.
Telles sont les sciences particulières concrètes-abstraites.
Mais elles sont reliées par une science commune : la philosophie ou métapbysiqaf. La philosophie est un mot trop complexe qui contient beaucoup de sciences tout k fait distinctes : la logique que nous avons déjà classée, la psychologie que nous classerons plus loin. Il en reste la métaphysique qui est la philosophie proprement dite. Autrefois, toutes les sciences positives étaient englobées dans la
ilosophie. Elle contenait aussi une partie des sciences humaines. :s concrètes-abstraites en relèvent encore. La métaphysique leur d'instrument.
.D'un autre côlé, la métaphysique, science commune abstraile-con-
tte, est l'abstraction de la religion, science commune concrète ;
)t de toutes les religions que la philosophie a pris l'essence pour
ider la métaphysique.
Gnlîn viennent les sciences abstraites qui se divisent, elles aussi,
Bcieuce» jtariii^ulières et en sciences communes.
Il ne s'agit plus d'ab<trBire indirectement en ne prenant des fuiU liuniainsqiieceux rolalifïi un certain ordre tl'idi'c^ pour en loi nier une classe qu'on envîwige comme telle; il s'agît, dans cette dusse aitisi realieiut?. d'abstraire des Tidls un cerliiiii nombre de loU, d'en dégager des principes, en un mot, de construire avec loua les mnlériaiiic fiiui'iiis et de coDclure
Par exemple, les fait» bialoriqueg qui sont l'objet de la ecieuce concièle ont été envisagés dans la science abstraite- concrète, au point de vue de loiir bonté, de leur qualité morale, il en est résulté le droit; le di'ûit est un des aspects du fait bumain ; mais de l'élude comparée du dioit on peut abstraire les règles du droit idéal, ses lois nalufelles, et lette science est la législation, bien dilTérente de la science du droit, quoiqu'elle en dérive; la géograpliic a abouti à la statistique, science concrète-abstraite; mais des faits relevés par la géographie et la statistique, relalifti aux diverses productions, branche» d activité, remaniements du territoire, etc.. on [veul abstraire les lois de lu science de 1 utilité, qui n'est autre que l'économie politique.
De même, la philologie et l'etlmologie conduisent k la psychologie Celle-ci induit les dispositions latentes de l'esprit humain révélées par l'analyse du langage, et réfractées dîlléremment par les diverses races.
A CLité se place une science abstraite commune, il laquelle les autre» aboutissent, et qui en forme comme la conclusion, c'est la philosophie positive. Elle se base à la fois sur la psychologie, léconomie politique et la législation, et dégage la loi morale rationnelle, applicable à la société.
Kntre les sciences communes, le ben est facile k établir. I.a concrète e.l lu religion ; l'abstraite concrète est la raélapbjaique ; l'abstraite esl la philosophie positive. (,)ui ne voit qu'on a ainsi procédé par abstraction successive ?
Dans l'ordre chronologique de l'hiimanité, les sciences sociales abstraites sont à peine nées L'économie politique, la psychologie nouvelle, la science de la législation sont à peine ébauchées.
Nous dressons des sciences objectives du lait liumaÎQ le tableau provisoire suivant :