‹ De la classification objective et subjective des artsChapitre 38 sur 67 · PREMIÈRE CATÉGORIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE CATÉGORIE

SCIENCES DES FAITS HUMAINS PURES (côtéobjcct^

Ces sciences sont les sciences proprement dites, celles tbêc et dignes absolument de ce nom. C'est sur elles que se portera [ paiement notre classihcalioD.

De même que tes sciences pures de la nature, elles compr^

tuxgroupes : celui des s^i('tlc^•^ obj^-^lives, i-i culuî dvs scieiiccs

ctives. Les sciences ubjectives sont cellea qui u'eavisagent que

pbbjel. que lo vrai seni : les subjectives sont celles qui B*r>cci]penl <lc

finhtruiHeuI siibjectiri[ui |)eiitseiil vérifier le vrai, à savoir: la volonté

La morale est la rt^gie i]iii applique 1h critériiiiii biiiiiaia aux objet»

>[ui aoiit rtiomme lui-mâme. Klle vient donc après les autres, coinme

ce qui est destiné a vérifiei'. De iiiènie, la logique véririe les sciences

postlives, el celles-ci y liou^ent leur crilériutii el ne suiii-aierit exislec

^^^ant! la certitude qu'elle leur fournit : de niéuie, l'eslbétiquc analyse

^^Hb Huntiment cl le beau et eu donne conscience, vtirifie leii ceuvres

^^^Biirt ; niusi la morale seule instruit du bieo. vèrilie les sciences des

^^Kits bumains, ce que serait impuissante à faire la lo^que la plus

^^^Hre; vérïGer la science morale ou les beaux-arts avec la logique et le

^^Hliisonneinent, c'est vouloir juger de la saveur avec les )*eux.

f^^ Nous confondons à dessein dans tes fails liuinaina les science)*

morales el les sociales. En effet, l'bonime n'est complet que par lu

société : sa bonlé n'existe que s'il est d'aulrtjs êtres envers qui

^exercer, et dans ce sens la sociéEé précède et fait l'homme individuel.

t cela est vrai aussi de beaucoup d'animaux inférieurs : les proto-

taires. les coralliaires, les cétentérés ont une existence sociale 1res

IsiblCi tandis que l'existence îndividuulic ust chez eux inapervuu et

kdimenlaire.

PREMIER GROUl't:

SCIENCES OBJECTIVES

F Ceti sciences soûl celles qui envisagent le fait biiiu;iiri directement l théoriquement, comme nous l'avons dit. en dehors de toute appH- Eation pratique.

Mais ces sciences, tout en restant à lélat de théorie, peuvent présenter un caractère plus ou moins scienlifique. Quelquefois même il semble que ce caractère disparaît tout ti fait. Le fait humain est U)à par lui-même asse;; fragile et contingent, il peut descendre laqu'à Xinskjnljîance. Cr n'est que lorsqu'ils se présentent par uses déjh prolondes que ces faits peuvent baser une générabsan, dégager des lois. Si l'on n'en prend qu'un seul isolé, ou ) leii faits d'un homme seul, que {wurra-t-ou en extraire de scîenlicLAsaiFicArio?» (3oo) la

litiuc ? Et ceperiduiil ces fuits sêiiaics sont le i'oiulcmcnl de leur pw collection.

Il faut donc bieu soigneuscnieiit distinguer le fait indhiiiaet du fail rotkclif. De même, daus les sciences de la nature iliaque accident partiel uiéléorologiijue correspond à un fait humain isolé.

Nous examinerons d'abord les sciences du général el du collectif pour descendre eusutte aux faila de plus en pluscontingonls.

l'UKMIKIi ASPECT Sciences des faita humains collectifs.

Ces sciences à leuf tour peuvent être envisagées à des âlaites différents : tanlùl à celui de la acieuco recherchée et trouvée, tunlùl à celui de la Science peri;iu el coimeroèe, laatôt à celui de la sdenco rénlUée. Nous avons déjà, ù propos des sciences de la nature, explique cetle distiucliou.

Nous commencerons par te second de ces stsdes.

Stade de la 501*11100 perçue et conservée.

Ce stade est, nou le premier, puisqu'U faut découvrir avaol de pouvoir apprendre ou enseigner, mais l'actuel et le normal: c«si pour cela que nous l'observons dabord.

Les sciences objectives du fait Jiumaiu sont, à leur tour, ou concrètes, ou concrètes-abstraites, ou abstraites

Les concrètes sont celles qui s'approchent le plus du fait humaiu concret et individuel. Saua doute, le fait humain est déjà coUeclir, autrement nous entrerions dans une autre division où à peine le concept scientifique est conservé, mais ce l'ait humain collectif n'est encore tout d'abordqu'un fait contingent, capricieux, ou réputé tel. Dans l'histoire générale, par exemple il n'est question que de dates, de batailles, de naissances el de décès, de noms d'hommes, et l'on ne voit pas au premioi' abord ce que les lois de la science ont à j faiie. Celte lilsloii-e lient même de bien près à une biographie, loraque les gouvernemeaj

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