CHAPITRE DEUXIÈME
SECTION rnEMIÈIllî Classification des exercices de l'éducation physlque.J
Nous commençons par l'éducalioii physique, parce qu'elle doil e en oB'et le commencement de l'éducation. Nous avons fait ressoq cette vérité. Nous avoua aussi établi les trois groupes d'élémenla < les composent : i° les exercices, a* les iravavx manuels, 3° les soii^ corporefs, et dit comment l'un conduit à l'aulre, iî nous reste & re^ chercher ce que chacun d'eux contient et à dresser le tableau de leuis éléments simples.
Les exercices proprement dits ont un triple but : i° le d^velopfÛ ment et Yactwilé du corps, a" le sauvetage, 3' Vaptilude agressû e/ ttîi/îiflnie, et forment par conséquent trois sous-groupes,
Les exercices ayantpour but le d^ue/ojO/)enîe«(etraclivitédu eoû lui procurent principalement ou la santé, ou la force, ou l'tzefresfl
Ceux ayant pour but le sauvetage combattent les divers àim géra qui menacent l'homme. Ces dangers principaux sont : Vet le feu, les animaux féroces. D'oij : i° la natation, a* l'art du poœpi 3' réqu italien ,
Enfin les exercices agressifs varient suivant qu'ils ont pour bnl lutte contre les autres hommes, celle contre les animaux, celle cob]| les éléments de la nature.
A leur tour les exercices agressifs coordonnés pour la lutte contre ■ autres hommes, ou exercices miUlaires, se divisent, d'après les am
el moyens employés, en ; i' eicrcices de tir, a" exercices de lulle ^^H corps à corps, â" exercices de dèplacemeut, ce qui correspond à peu ^^HpfL's aux trois armes : i" artillerie, a° infanterie, 3° cavalerie. ^^H Les exercices de déplacement De compreuuent pas seulement ceux ^^^■de la cavalerie, mais aussi tous ceux qui n'ont pas pour but une lutte ^^Vdiiecte, mais qui la préparent ou la soutiennent. La cavalerie coq- ^^fcourt Eurtoiit au déplacement d'une armée, elle fournit le corps des " éciaiieura, elle sert à masquer le gros de la troupe, elle peut culbuter l'ennemi dans une marche rapide, elle combat plutôt indiiectemcnt. D'autres corps d'armes sont dans le mémo cas. par exemple le corps du génie, celui des pontonniers. Ils sont dans la l'orcc armée l'instrument du Iransporl.
Les exercices agressifs ayant pour but la lulte contre les animaux
sont: i*ta chasse, a" ls./)ècke, 3" VrtI de dompter, d'apprivoiser
t ou de domestiquer. Le premier, la chasse, est, a-t-on dit souvent,
^briniage de la guerre : plus exactement elle est aussi ancienne que
^elle-d el a servi h approvisionner les premiers hommes, Elle relie,
niosi que la pêche, les exercices aux travaux manuels.
Les exercices agressifs ayant pour but la lutte contre les éléments
1 nature sont, au point de vue chronologique, concomitants
aux autres exercices agressifs. A la guerre et à la chasse l'homme
gavait des forces inférieures à celles de la nature ambiante, et il lui
Eïiltut tout d'abord la dompter, pour ensuite s'en servir. Ces exercices
Bcomprennenl d'abord la /«i/e af/ressive coîitre les flots, la niarïjie.
iC'est le plus important de tous. Mais ils comprennent aussi les autres
moyens d'employer la nature eu la domptant et en la Iiaversanl, à sa-
■TOir : i'aéi'osialion, la navigation sous-marine et l'art dup/ongeur, le
métier du mineur, eu tant qu'ils constituent non la science, mais l'ha-
jbîtade et l'exercice.
Revenons aux premiers exercices, ceux qui ont pour but le développaient du corps et que nous avons divisés en trois catégories, selon Vqa'Us favorisent la force, l'adresse ou la santé.
Ceux qui favorisent Ttif/r^sse sont: l' les exercices yymMtfs/iyi/espro- ■premcnt dits avec toutes leurs variétés, a° l'escrime, 3" la danse, 4° les f difTérenls jeux, 5° le saut.
Ceux qui favorisent la force sont : i' la marche, a° l'habitude de
supporter un certain poids avec ou sans marche, 3" la lulte sans armes.
Ceux qui favorisent la sa/Ué soûl, entre tous ceux qui favorisent en
même temps l'adresse ou la force, particulièrement les exercices gym-
naaUques et la marche.
Le second gi-QUpe, les tm^atix nianttrls. usl auïst ^leodu. \\M aiirt-a le premier, (larce qu'il faut avoir acquis l'adresse et la fordi liéralcs pnur pouvoir y tt^usitir. Lorsque le corps el la main sont d^T so:ipIes, oci les apprenil iluns un temps rapide.
U» travaux manuels »e divisent en cuux qoi dctnandcnl sorloal de la /orei°, coux qui demandent de Vadri-sur, el ceux qui exif^enl de X'arl, Ces dernier» aboutisscnl à larl j>ropreiiieiil dit que uou> trouverons dansTéducnlion iulellecluulle.
Les IravauK inuiiuct; qui enigeiil surtout de la force Bonl d'abord les travaux ai/ricalrs, très nombrcuï, mais en gi^uéra! asse! tsiniples. H en est de même de ceux accessoires à l'agriculture, savoir ; l'horticulture, la sylviculture, l'élevage des bestiaux, dans leur exercice empirique et purement pratique. Exigent aus^i principalement de la force les Inivaux industriels qui consislenl : r" h pousser, a° à frapper, 3" k porter, 4" a malaxer, 5" îi lîrer, fi" h piquer (couture simple}, ce qui comprend les métiers du laboureur, du forgeron, du mai,'oa. da boulanger, du couturier. Les ruiicbines se sont chargées en partie de ces travaux.
Les travaux manuels qui exigent surtout de l'adresse sont plus élevés que les précédents. Us comprennent ceux qui consistent 2 monter, à tailler, à façonner. Le couvreur travaille de la première manière, le charpentier de la seconde aussi, enfin le serrurier, te cordonnier façonnent.
Les travaux raanueU qui exigent, outre l'adresse, le développement du i/oiit, le choix intelligent, le mélange des matériaux, et qui quelquefois s'élèvent jusqu'à l'art lui-même, sont ceux qui coDsislenl k combiner, à former, à agencer. Ils renferment le métier du tailleur, et beaucoup d'autres, et aboutissent à l'art de l'ouvrier chargé, non de concevoir, mais de construire les machines d'après les plans donnés, les plus grandes comme les plus petites, la locomotive comme la montre. Je n'entends pas parler ici de l'ingénieur qui lait les plans, commande ou dirige, et qui fuit œuvre de science el d'art véritables, mais de l'ouvrier qui n'en confecliounc que le travail matérld el partiel, mais doit cependant l'accommoder au but do l'ensemble. Il faut ranger aussi dans la même classe la plupart des travaux féminins, la braderie, la tapisserie sur modèles, mais non sur tracés, toutes sortes de conieclions et de réparations.
Tel est le domaine des travaux manuels, qui constituent en g partie les arts et métiers.
Le groupe des soins corpure/s comprend, non la connaisse
théoriqui! de l'Iiyglèac et des arls médicaux, laquelle est une véiilable scie Qce. mais leur pialiqui seule, II lenrerme aussi plusieurs eu tcgories.
La première est celle de Vltygiène, c'eat-à-diro des soinx préventifs. L'hjgièoe varie, auivani qu'il s'agit de l'homme, de la femme ou de l'eufaut.
La deuxième calégorie est celle de la médecine et de la pharmacie /jrafjywes. Elle compread : l' les preoiiiira soins îi donner eu cas de maladie subite el d'accidenl, a' ceux à prendre soi-mdme dans celui de beaucoup de malaises qui ne sont pas des maladies propremeal dites.
Latroisiùmecomprend la c/(Jr»fi/ie/jr«/((//fi», l'art obslcfrical inclus.
Nous dressons des exercices de l'éducalion physique lo tableau suivant :
Tableau des exercices de l'éducation physique