‹ De la classification objective et subjective des artsChapitre 42 sur 67 · SCIENCES HISTORIQUES · texte numérisé non relu

SCIENCES HISTORIQUES

Les sciences historiques sont d'autant plus vastes qu'elles s'apl'pllqueiit, non seulement à l'homme, mats aussi à toutes les sciences I -que nous venons ile classîTier et iV celles qui nous restent à décrire. , 11 y a. en eDet, l'histoire de l'éducation intellectuelle, physique et ■morale, celle des exercices physiques, celle des vertus morales, ■celle des beaux-arts, do la littérature, de chaque science positive, ide chaque science sociale, ce qui étend beaucoup son domaine,

Elleâ sont très importantes, en ce qu'elles aboutissent à l'élude de < tévolation morale elle-même, de la filiation des faits et des idées, si I bien que dans chaque branche des sciences morales il y a une école yiuxloritiae traditionnelle ou sabinienne qui se rattache au passé et à l'I'hlstoire. et uni! doctrine philosopliliiae qui se rattache i la raison l pureet à l'avenir.

Enfin elles sont primordiales, parce que l'observation morale ne [ peut se porter que Sur les faits, qu'il faut posséder ceuif-ci accumulés [pour pouvoir les comparer et en induire, qu'elles forment enRu la I premiiie éducation de l'humanité.

Elles comportent plusieurs divisions suivant le |>oinl de vue auquel Ton se place:

' Point de vue.

li'uprés lu généralilê 'TorManle ou décroissante de l'objel. L'histoire se divise en histoire universelle, liixloire d'an peu[ile, I histoire d'an homme. L'histoire universelle peut elle-même se Irac- ' lion ne r en plusieurs périodes; mais ce fractionnement ue touche à , rien d'essentiel.

L'histoire universelle est telle, non seulement en ce sens qu'elle 1 renferme toute l'histoire, mais aussi en cet autre qu'elle est tnlenia- I tionale de tous côtés, qu'elle se pose tour h tour au point de vue de I chaque peuple et non ù celui d'un seul, et enfin en ce qu'elle recherche les causes des événements de chaque histoire dans toutes i histoires et étudie l'évolution de l'humanité se transformant dans ion ensemble. Telle avait été l'idée de Bossuet dans son i Histoire universelle », idée qu'il a viciée par son falalisnie

Vhitlolrf d'un peuple, le plus souvent, de sa propre nstinii, i)nn seulement est raoins comprcbensive, mais reslreiul le point <le vue. Par contre, les aperçus j' sont plus nets et plus sûrs, pourvu qu'on se débarrasse de lout cliaiivinisme ainsi que des idées Irop étroites

Enfin ïhUtoirr d'un homme ou la biofira/iliie, lorsque cet homme a eu une grande influence, concentre encore l'attention,- rend la vue plu» nette, suit mieux l'enchainement des actions, produit plus d'enseignement pratique, et donne à la narrnlion une vie que peut seule lui apporter complète celle d'un être concret et réel.

2' Point de vue

D'après la naiurf de l'objet.

L'objet de l'histoire, ce Ront toujours des faits ; mais ces faits soni d'abord ceux qui ont rapport ii l'existence et aux modifications de la société elle-même dans ses relations extérieures ou intérieures générales : ce sont les faits sociaux.

Sont faits sociaux les guerres, les traités de paix, de commerce, de navigation, les colonisations, les conquêtes, les modifications à la conslitution, les révoltes, les actes particuliers ou publics des personucs munies d'un caractère public, rois ou empereurs. Ce sont ces faits sociaux qui jusqu'à ce siècle avaient composé presque exclusivenieut l'histoire, véritnhle champ de bataille en tableau, et qui conatiluent sa première branche que nous appelons l'histoire externe.

Les faits sont ensuite ceux qui ont rapport au développement intérieur de l'humanité ou d'an peuple, non pas indépendamment, mais distinctement des événements. Cette histoire, longtemps négtif^^ée, est la plus importante : c'est l'étude de l'évolution humaine dans la masse. Elle cumpi'end : i" l'histoire des arts, des sciences positives, des sciences morales et de l'éducation; a" celle des croyances humaines. des coutumes, des idées, du costume, l'aine a dit avec raison qu'avec. 1 étude de l'histoire de la littérature, par exemple, on peut refaire toute l'hibloirc.

L'histoire externe forme comme le contenant de Vkistoire interne. De l'histoire externe fait partie intégrante la chronologie. En efTel, la chronologie de l'histoire interne ne se compte que par siècle ou demi siècle, et se rattache, noudirerlemeut à telle date, mais à tel règne.

L'histoire inlerne-eMerne n'existe que dans certaines bra

I Voici en quoi elle coasiate. L'étude hislorique du droit, par eiemple.

feâl de deux sortes : ou doiis étudiODg les diverses modifica lions du droil daus le tempe, ou nous observons les progrès de la science du droit dans la i>efsonue des juriscoDSulles ou des législateurs La première esL l'histoire interne la seconde l'histoire esteme do droit, tir ce qui est 1 histoire iolerue du droit fait partie de l'hi^itoire ioterne de l'huaianilé ; mais ce qui est 1 histoire externe du droit constitue l'histoire interaeexterue du 1 tiuniniiilé, le nom deilerne devant être réservé aux événeraenls extérienrâ de 1 histoire.

3' Point de vus.

diux groupes essentiellement

D'après ses moyens d'investigation.

Ces moyens peuvent se ranimer soi distincts :

1° Les ténwii/nnrjes oraux ou érrilx ;

a* Les tèmoifjnagncs muets .

Les premiers de ces témoignages sont les plus abondants, les plus

rs, mais ne peuvent se renconlrerque pour les époques rapprochées ; les ans sont orauï, les plus nombreux sont écrits ; ce sont ces derniers qu'on consulte tout d'abord.

Les témoignages écrits forment deux groupes ; le premier groupe consiste: i* en documents de premit-re main, écrits sans intention historique; a" en documents de seconde main, cesi-à-dire en travaux historiques dêji composés d'après les premiers; 3" en documents écrits quotidiennement et fournissant l'hisloire de chaque jour, ceux qu'on rencontre dans la presse.

Le second groupe comprend les documeuts très courts et anciens écrits dans le but de célébrer el de transmettre le mémoire d'un homme ou d'un événement. Selon que l'objel qui les contient est meuble ou immeuhle, ils sont compris dans la numismatique ou dans Vépiiraphie. La lecture des écritures hiéroglyphiques en fait partie.

Les lémnif/nages oraux ne sont guère recherchés que quand les premiers manquent ; ce sont les traditions, les contes, les superstitions populaires transmis d'une génération a 1 autre. Ils avaient primiliveiuent une grande importance, car, avant d'être écrite, toute l'histoire a été non écrite.

Les lèmtiif/niu/ex niiicis se rapportent ù deux époques dilTérentes

Vhtstoriqur oa le pràhUlonqUf . Us ont tous le» deux un caractère cAronohgùjae très marqué ; enlln les uds envisagent les objets euxméroeB dont la forme marque la date, l'autre la situation d«s objets, laquelle marque leur dnle ù soa tour.

De Ifi deux sciences trËs distinctes : Varchéologie et ia paléontologie, ha paléontologie est l'archéologie préhistorique ; elle se relie par la géologie h l'étude des sciences naturelles.

THIes sont les branches des sciences historiques ou de l'étude*; l'èi'olulinn itr l'homme dann te lemps.

Page 1