‹ De la classification objective et subjective des artsChapitre 59 sur 67 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous ne prétendons nullement avoir donné des sciences, des lettres et des arts, une classilication définitive; nous continuons seulement l'ceuvre de nos devanciers dans ce difficile sujet ; nous avons adoplé un certain nombre de leurs idées, jamais sans contrôle; nous en avons ajouté d'autres persomielles, nous posant à d'autres points de vue.

cherchant à piniirer plus avant ; nous pensons qu'un certain nombre de nos données resteront ; d'autres disparaîtront, mais non sans avoir indiqué des voies nouvelles, et nous avons ainsi l'espoir que nos erreurs moines auront été uli'cs. On remarquera, d'ailleurs, que nous avons étendu aux arts et aux lettres une classification qui n'avait guùrc été tentée que pour les sciences proprement dites. D'un autre côté, nous avons classîné non seulement les sciences k l'extérieur dans leurs rapports les unes avec tes autres, mais aussi chaque science & l'intérieur dans les amorces de ses ramifications principales, de maniùre à resserrer les mailles du réseau. Enfîn nous avons partout distingué le simple du complexe, l'objectif du subjectif, le concret de l'abstrait. Il en résulte des classifications multiples en sens divers, qui se pénètrent et s'enchevêtrent, et qu'il est difficile de présenter successivement ou synoptiquement sans un certain danger de confusion, qu'on ne peut supprimer cependant sans nuire au calque de la réalité; delà de nombreuses divisions et subdivisions, que le lecteur éprouvera quelque fatigue à suivre, mais qui s'imposaient à notre conscience d'observateur. Des points nombreux de détail nous auront aussi échappédanscettevastesynthèse dont nous ne voulions pas perdre de vue l'ensemble, et que nous avons condensée dans des tableaux qui en présentent tout le squelette, et qui permettront de comparer et de critiquer plus facilement, mais aussi de juger plus totalement. C'est, du reste, en l'état actuel seul de la science que notre classification peut valoir ; k mesure que la science agrandira son domaine^ des divisions seront reportées en deçà ou au delà, de nouvelles divisions même seront créées, de nouveaux objets introduits et de nouveaux points de vue découverts, et avec le substratum, la science qui s'y applique, la science classificatrice (car nous pensons que c'est une science spéciale), se modifiera elle-même, mais nous croyons que ses grandes lignes que nous avons en partie mises en lumière, en partie découvertes, resteront celles que nous venons de tracer.

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