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lieux BUircs. Les scicnres pcuveiil sa disIribUËr irndt^ux classes : relié Imt, cl cellf du moyen. Cerlaînes. n'aynut pas mie énorme {mporlanffl par elles niiIniFi;, «i empruuleiil une tris grande à fHlc circonslance ipiR sans elles les aulresne pouiraicnlâticoppiiBes l.e calcul es^ dam -, cfi cas : priiS'iinc toiiles les sciences pusilives le snpposenl Daus ce hul il faudru le déladier do l'iinlIiDiélique el le placer c le» prciïiifreB.
Nouspuiivonsdirelout de »uilc quelle esl liiccriiciliulioiide c^deitii ordre avec les prci'édenl». Nous n'aiiniellimsi pus que l'inslructio secondaire puisse roinmencer ovani que la primaire ail clé ment acquise, cl la primaire aura nécessairemenl renfermé (ou! relies des srieiices qui soni un in.tlrunienl des autres dans la lïmilt^ leur qualité d'instiument. L'inHlrumetil élaul ainsi ncquis d'avand on pourra ordonner 1 instruction secondaire, comme si cette considéi tion n'tïxistait pas.
Dans rinsiruction p^imaire^au conlruire, le poînl da vue de ï'inxlr{ ment deviendra dominant, ainsi que celui de la lutte pour la ' tandis que celui de développement dea facultés n'est plus principal.
Quel devra être la prédominance h accorder à l'nne ou h l'autre 6 sciences dans rinsiruction 7
Pour répondre à celte question dans l'instruction générale, il feuj distinguer entie la primaire, la secondaire el la lerliaire. Quant A l'io Iruction spériak, ou la projessionnelle, la question ne. peut pas naltï puisque ces branches n'embrassent qu'une seule sciencii, ou ■ des sciences connexes.
a}. — Prédoiiiinnnve dans t'ii
slritclioii hrli'iire.
vychpciliijur. on l'nstruci»
L'inslructlon qui correspond il la secondaire classique aclaelk,\ que nous nommerons tertiaire, doit avoir pour principal caractèm d'être encyclopédique , c'est-à-dire de conlenir un peu de toulçs ! sciences que nous avons classifiées. Il n'y a donc pas de cboîx kl entre elles ponr en exclure quelques-unes; maie ce choix cxiete f développer les unes plus que les autres. Actuellement une sâiile C mine la section des lettres : c'est l'élude des langues, autrefois exclui vement celle du latin; une domine la section des sciVncM, les malhim tiques ■.nom a\ons démontré qu'il v a lli une piédoininancpfnneslej ne faut pas remplacei unetji'anuie|iai une autre, ni subsliluei
iwrt -
(tacltliie science qui premliiùl l.t nièmo posiUoti. A nul lilAniomnons la (cadsnce cjuc DUUE rdoTons à substituer l'élude do lani/uet tivantesi cetlcdes limijiut iiMrlts.ea lui donuaul lo nit^ma ijinct&ra absorbant. L'étude des LiDgaita vivantes. cu'cUeote au poiul de vue dn développement de l'esprit, est beaucoup looios importante qu'on no le dit k celui de l'utilité prali<|ue. Les relations iulernationales saut encore bornées : pour beaucoup du l-'rançois iini ne commerceront Janiait) avec l'étranger, la moindre ébauche des sciences positives sera plus utile. Ne rnut-il jiu» craindre de remplacer un fétiche par un aulrarétichc? I«s grands avantages de l'étudo des langues vivantes sont surtout au prolil de l'eitension des Uiées, de la culture générale. Dira-Ion que les langues vivantes sont un 'Vuff'umcni inlernationnl de première nécessité, et surtout le seront lorsque les relations entre les peuples viendront saccroilre i* Dans ce sens on peut répondre i|uo la langue latine avait l'avantage d'être une laïujue unii-ersetlL' dans laquelle correaponikient les savants, et les commerçants eux mêmes auraient pu correspondre, et ijuc la remplacer par l'étude de beaucoup de langues vivantes, c'est augmenter le travail sans changer le résultat. Si nous opposons ces objections, ce n'est pas, bien entendu, pour les soutenir, La Lingue latine n'a jamais servi bien sérieusement de langue universelle, pour plusieurs raisons. La première est que cette langue est morte, et que l'emploi pratique d'une langue morte est uu miracle dans le genre d'une résurrection ; qu'un Fiançais pensera plus facilement en anglais qu'en latin : que cette difficulté, pour être vaincue, demande une trop longue élude ; que nous ne connaisious que le latin littéraire, et que c'est lelatiu vulgaire qu'il eut fallu savoir pour le parler ou l'écrire. Mais il existe un autre motif plus fort peut-être que tous les lUtres : c'est que nous Français n'avons pas la structure d'esprit nécessaire pour pratiquer le latin ; celte langue est très synlliétique, la nuire est au dernier degré analytique ; quand un Romain pensait une phrase, il commençait par où nous finissons ; U y a donc un abime entre son mode d'exprimer sa pensée et le uôlre ; aussi ne pouvonsnous jamais que traduire du français en latin ; nous ne pensons pas en latin. L'Allemand est dans un autre cas : il a reconstitué l'ordre synthétique dans sa propre langue ; aussi Voss a-t-il pu traduire en vers Homère mol à mot sans altérer le génie grec. La langue latine ne peut donc fuire (onction de langue universelle ; mais les langues unïv^selles sont impossibles, à moins qu'on ne les réduise ù l'cxpreatLAssrFic.ti'io:^ [i<m) ly
sion des iotérèls ; avec ce but reslreinl, au contraire, \e bul conim cial, une langue purement couvetiliaunellc. u'ayanl rien de liuéruirsilj absolumcul uiiiiljliqiie e( simple, est bien préTérablc ; cMuîIq d'inslruraenl, elle pijurn'ilâlre parlaile pour ce but ol apprise «ai dépense da temps et de pehie. Au contraire, les langues vivoDles ea demandeut beaucoup et sont multiples. Pour remplacer lii cxinuaissance d'iiue langue universelle, il faudrait connaître non seulement l'allomand et ['anglais, mais toutes les languesciviltsée^. Nous s croyons donc pas qu on doive dclriner les langues mortes seulemel au profil des langues vivaulca, ce fini serait réprimer une iiHurpatlQI par une autre usurpation. Aucune counaissaiicene doit ôtrcabsorbnntç
Cependant quelques études doivent s'élever plus haut que les aulr ce sont : i* celles qui causent ù l'esprit le moins de foligue, parce qu'elle*' lui ionl plus nuturelU.\ -. a" celles qui servent d'ins (rament et de rondement aux autres ; 3° celles qui aident le mieux dans la lulie pour l'eiisteiice.
En raison du premier de ces principes, il faut que toutes les c naissances contTt'ffï soient plus développées que les concritea-ah fraiViif. toutes ces dernières plus que les ahstratles. En effet, l'espr^ humain, surtout celui de l'enfant et du jeune homme ue peuvent s poserqu'un instant sur les sciences abstraites, et par un eilort vêi table qu'on ne saurait prolonger sans fatigue cl sans alfaibliaseniciilE L'entant étudiera sans peine l'histoire nalurcllo, la physiologie, l'i Ironomie descriptive, et s'y appliquera longtemps : au contraire, un**! trop longue attention apportée aux mathématiques réservera ; de même il se formera un véritable amusement de la peinture, du modelage, et se laligucra beaucoup plus vile de la composition littéi-aîre. -i En outre, dans chaque ordre de sciences, soit alistraites, soit concrète il sera plus intéressé parle complexe que par le simple, par l'applicu tioD que par la théorie ; ce sera sur cette application qu'il liiuâr^ appuyer. Combien d'cnfanis que la géométiie pure ennuie doua a démontralions et qu'elle intéresserait dans ses appUcafioiix, Spence qu'on devrait commencer l'élude de la géométrie par les solides ; je Ij crois, en ce sens surtout qu'on expliquerait les surlaces en munira^ les solides qui les contiennent, et qu'on n'étudierait pas les solides e les représentant sur le papier, de manière h mal les distinguer tiet surfaces. L'architecture qui est simple et qui se compose de ligaet fatigue l'rnrant plus que la peinture, laquelle est complexe et varie 8el couleurs. C'est sur ce qui intéresse l'eufoiit qu'il faut demeurer et i
' faire que ilea excursîriris iliiiis l'iibstrail cl k- siiiifilc, non naturel, itinis
î idéal.
Ea vertu de celte rùgle, dutis les nris Hii ilessin, on éludiçra davan-
' tage ta {leiuliiic que l'nrchitecliirc et la sculpture : dans les arts musi-
I caUK, surtout le plus complexe, la symphonie ; dans les arts liltéraires, plus Ja prose :iiJ6 lu poésie, plu» l'épique et le dramatique que le lyrique, plus l'ural que l'écrit ; dans les sciences naturelles, plus l'histoire naturelle que l'astronomie ; dans les sciences concrètesabstraites, plus la chimie que la physique, et la physique que la mécanique; dans les sciences abstraites, plus la géométrie que l'algèbre ; dans les sciences sociales concrètes-abs traites, plus les sciences militaires que les sciences juridiques; dans tâs sociales concrëtes-abslraites, plus l'histoire que la philologie ; dans les abstraites, plus la philoso-
I phie et la religion que la sociologie. Tel est, du moins, l'ordre d'in-
[ tensilé en thèse, ordre qui sfi trouvera dérangé sur quelques points
[ par les autres principes ci-dessus.
Si l'on suit bien cet ordre, l'esprit de l'eufanl ne sera Jamais fatigué, ni retourné, il s'élèvera naturellemeol pendant le temps utile et redescendra de temps à autre, comme ii un point de repère et de repos,
' sur la science du même ordre, plus commode pour lui, plus concrète;
I son ascension n'aura servi qu'à l'éclairer ; il appliquera avec plaisir les explicaliouf cueillies ailleurs, et ce ne sera qu'à un nouvel appel du concret, qui ne peut s'expliquer seul, qu'il remontera à labstrait. Dans le cas contraire, son esprit violenté par un travail au dessus de SB nature ne reprendra plus le goilit de l'étude qu'il aura perdu.
Cette vérité est si vraie que dans chaque science elle-même il faudra coosacrar plus de temps à l'application qu'à la théorie, à la lecture et k l'inlellif/ence des textes qu'aux règles, à la vue des choses qu'à leur représentation. C'est ce qu'où appelle aussi la méthode concrète. Grâce à celte méthode qu'on emploie en Angleterre et en Allemagne, et qui Qons devient connue, on y apprend le latin et le grec en très peu de temps, ce qui en a rendu l'étude moins absorbante. Il est certain qu'en employant pour l'enseignement d'une langue la seule version, en ayant soin de ne faire apprendre les règles qu'à propos et à mesure des textes, en graduant ceux-ci de manière que la difflcultc du second dépasse très peu celle du premier, en ne faisant lire un ouvrage qu'entier, ou au moins pris par le commencement, on peut en un an ou deux procurer une connaissance i-omplèlc du grec el du latin. Nous an voulons nullement ou ramener l'usage par cette vote détournée,
- ïfl-' —
mais seukmeni montrer coinmeat une bonne mélhode pctil enlève» danger, mémo des choses les plus diingerfluses.
Le secûnd principe qui doil régler la prédominanco des éludes esl celui de In iiécesnili' de s'annef dans le comhnt pour la l'k ; or, d'apràft -m ce principe, certaines sciences se délachent des autres par \ évident. Le ilroil, la médecine, les sciences nniilaires, industrie et comiiH-rcinlts viennent au premier plan.
En effet, h première (jut-stion est relit de vwre (lo be or BOl to Ë Or, si cette question ne peut dtre aidée dans sa solulton, préparée d par l'enseignemenl professionnel, et non par l'enseiguemenl généll ce dernier j dispose lorsqu'il porte sur l'industrie, le coinmerco ( lea Tonctions : it donne les notions générales qui periuettrout i clioisir, et les principes généraui qui se retrouvent dans chacune i sciences proressionuelles .
La deuxième question est celle-ci : comment ne défendre 1 Et la diîeà est de deui sortes : par la force et par le droil. De là la nèccssilé Aa science militaire et de la science juridique qui sont aussi utilea l'homme quelire et écrire le sont à leur tour àunpoînLde vue différea
Eniin la troisième question est : comment écarter ta mort ouv souffrance'? De là nécessité de la médecine, de la. pharmacie et i chirurgie dans la mesure élémentaiie.
Nous ne parlons pas de la morale, de la religion, de la philosopd parce que, par leur côté pratique qui est l'indispensable, elles renlr dans l'éducation, non dans l'instruction.
Le troisième principe est celui de la science-moyen opposée àl science-but. Si la science-moyê» n'éLait moyeu que pour une se«^ autre science qui serait le but, (;el!e-ci devrait être prélérée. Mais 13 science n'est pas le moyen d'une autre sans l'êlre do plusieurs i en même temps : la science-moyen est une science commune. Ella a plus cet avantage qu'on ne peut, dans le cours de l'enseignem tertiaire, que parcourir le domaine des sciences, mais qu'il est ulu pour pouvoir approiondir plus tard ce qui n'a été qu'elTlcuré, de ci naître parfaitement les sciences servant d'inslruments. H y a loinl cette théorie à la théorie traditionaliste qui prétend maintenir S élude et expliquer sa prédominance parce qu'elle est une i/yninasti^ de l'esprit, quand même cette science serait elle-même «ans but. eti qui affirme qu'un jeune homme qui ne sait que du lalin a fait asseï, puisqu'il s'est assoupli l'esprit et s'est préparé à apprendre plus tare Nous disons seulement que la scieuce-moyen, la science commuai
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pluBÏeurB oulres, comme leur ioslramenti iloil prédonÙDcr, non pas parce qu'elle exerco l'esprit, inui» parco (|u'ollc csl la cltt <it ptasîears
sciencts.
Quelles aont les scieners intUumtnts , les scintres outils t Ce sont : !• dansles beoux-Hrt3, le '/msiVi, quirornielo sutixlratam de l'archilecture, de la sculplitre. de In peinture, eo outre, des ails mécaniques; a° dans la littératiiro, la fjraiivnaire, la lecture el l'ôcriture ; ii" dans les sciences posltivus, liïs rii(iMi'f»af[';HC£, |irîncipalcuieut lu calcul el l'algtïbre el la /oi//7«e ; 4' dans les sciences sociales, la géoi/niphic 6t l'économie politique. l'tUcs sont les sciences qui n'en supposent pas d'autres pour être apprises, et qui melCenI à même de les apprendre tout seul et sans maitrc,
Maïs ces trois crileria d inli'Qsili; rehlivc des sciences entre elles ne se contrarient- ils pas, el en cas de conllil, auquel des trois raut-ïl donner la prérêrencc? Nous avons dit que le dernier criteriam ne peut contrarier les autres, dès lors ([u'ii est satisfait dans l'instruclion primaire qui devra toujours précéder la secondaire. Quant auï premiers, ils ne se contredisent pas, ib se cumuleront : on verra prédominer eo môme temps les nïV/icoi toncrètes, et les sciences pra- Ufiies aident à la lutte pour l'existence.
Telles sont les connaissances qui doivent prédominer dans l'éducation intellectuelle ou instruction. <|>uols sont les cléments qui doivent dominer à leur luiir dans l'éducation physique et dans l'éducation morale ?
Il faudra encore Ici nous poser à plusieurs points de vue diITérents, celui des exercices qui sont plus naturels à l'enfant, celui de l'utilité dans la lutte pour la vie, celui du secours plus ou moins grand qu'un des éléments peut apporter à tous les autres.
Dans l'éducation physique, le plus essentiel, au point de vue du développement naturel du corps, c'est le mouvement, le jeu, l'exercice corporel, la marche, le déploiement de la force; l'enfant y revient toujours avec plaisir, et cette fatigue est son plus grand délassement. I#e plus essentiel, au point de vue de la lutte pour l'existence, c'est l'adresse acquise par les travaux manuels et applicable ensuite à l'hygiène, à la chirurgie ; le plus imporlaul enfin, comme instrument de tous les autres exercices, c'est la gymnastique.
Dans l'éducation morale, ce qui est le plus naturel au développement de l'esprit de l'enfant, ce qui lui est approprié, c'est la religion dépouillée de toute idée superstitieuse : elle parle à son imagination
el h ion cœur. (> qui lui est le plu^ i^Baealifîl dnu» la lutte pour la Y c'est la vertu égoïsle. la ditjuilé, le sentimcol de l'honneur, celui a de rinlérôt,qiii lui permettent de lutter avantageusement. Enfin, ce d sert d'inslmment pour toutes les vertus, c'est la cfiiixiclé pourlujei: \a.probilè pour Vliomme, sans lesquelles tout l'eusemble de la moralité « est profondément troublé et dont l'absence cause le déclassement moral définitif.
b). ~ Prédominance ilans l'in.slniclion secondairr.
Dans cet ordre d'instruction, il ne s'agit plus seulement d< minance proprement dite, mais de préférence entière avec exclusion de certaines sciences au profit des autres ; en effet, renseignement secondaire (secondaire spécial actuel) ne doit plus être enryrhpéditjue.
Tout d'abord on conservera cerlainemont et on fera prédominer les études que nouavenons de motlre eu relief dans l'instruction tertiaire; puis, on éliminera toutes celles qui ne sont pas d'un usage pratique.
Eu vertu de ce principe, dans l'ordre des beaui-arts on ue cultivera que le dessin, la musique, la grammaire, l'art oratoire, l'es- Ibétïque; dans l'ordre des sciences positives, au contraire, on n'éliminera rien ; dans l'ordre des sciences sociales, ou ne cultivera ( les sciences militaires, agricoles et îudustri elles, le droit, l'a nomie politique, la géograpbie, une langue élran^re ; on n'aura q des notions d'histoire et de morale. En un mot, on n'apprendra des connaissances qu'on pourra plus tard immédialcmeut uliUs< Quant à l'éducation physique, et à celle morale, elles seront j mêmes que dans l'enseignement tertiaire.
L'instruction secondaire doit donc être principalement et presd entièrement scientifique ; avec l'éducation morale et l'éducatf physique, la science seule est d'une utilité véritable dans la vie, i pure, soit appliquée, et parmi les connaissances sociales il n'y a q le droit qu'on puisse sous ce rapport lui assimiler.
c). — Prédominance dans l'enseit]nemenl primaire.
Ici tl faut encore f/j'ni2fier. Ce qui est essentiel dans cette élimination, c'est de retrancher de plus en plus de la partie littéraire, car c'est le développement de cette partie qui peut faire le danger de ce|l|
instruction.
Un grand mouvement s'est fait dans ses dermi>ivs anniea en faveur le l'inslriiction i>riniaire. tit nouH y applaudissons de toutes uoa forces. [Mais pourtant nous devons faire à cette extension deux crill'iurs.
La premi(!rc a trait k l'existence du Vinsfruction primaire, dite ^supérieure, qui, élargissant énorménienl leprof^rammo, tend k se con- I fondre avec Tiastruction seconduiie dont elle ne diffère plus que par Bdas nuuuccs, lorsque cependant l'admission du syslimo des bourses I rendait plus siutple, sans confondre les limites, de faire acquérir & Itlei enfants du |)Ouple l'instrucliou secondaire ello-méme, partout où
e augment;iitioti d'instruction était utile. La seconde se rapporte k I l'exleiision trop grande dans i'insirurlion primaire urdinaim du côté lilléraire et nux inconvénients de celte extension; c'est bien la plus lesaeatiellc.
SI uous diminuons considérablement l'instniclion littéraire, même l-dans l'enseignement tertiaire, il est logique de la supprimer tout & liait dans l'enseignement primaire, et en effet elle présents les plus mgrands dan/jer-s. L'étude incomplète de rbistnire, du style, de la [moralo indépendante ne peut présenter aucun avantage, et al'incon- Kv^uient d'inspirer la vanité, le dcgoùt du travail manuel et de prol.curer des aspirations qui ne pourront jamais être satisfaites ; do là une l:instructiou que nous ({ualiSerions volontiers d'ironiiiue. De plus, I l'enfant devenu tiomnie la complétera dans le sens dans lequel on la Ihii aura donnée, et elle ne lui «crvita guère qu'à lui faire rechercher la ■lecture des romans pornographiques, La littérature a toujours ce Bdang^ de s'adresser directement ou îi la vanité ou aux sens ; elle ne ■s'adresse à l'iulelligence qu'au commencement pour être apprise, ou I& la fin pour être composée ; mais, pour être absorbée, elle doit s'ac- Icommoder à des régions moins hautes, plus excitables et plus présentes.
L'euseignement purement scientifique n'a, au contraire, aucun de Kces inconvénients, pourvu qu'on ne le mêle pas mal à propos avec lunephilosophîe prématurée, qu'on n'en fasse pas le thème d'un dogme ■ ou de systèmes qui ne sont que des contre- dogmes, comme le traus- Iformisme. Déplus, loin de détourner des opérations auxquelles on est I forcé de se livrer pour gagner sa subsistance, il ne fait que faciliter Icea opérations. Le dessin, les mathématiques, l'hygiène n'ont jamais
Quelles sont donc les matières qui doivent seules faire partie de I l'instruction primaire désormais à un seul degré ?
Ce sont : premièrement, les connaissances qui servent dinstrumeni
— sus —
aux autres, savoir : i" le dessin, a" 1a lecture, écriture, orthographe et i étyniologîo,3°lecalcularitbniétiqueelaîgébrique; deunièmemeuliCel qui sont oécussnires tlnns la lalle pour lu vie, savoir : t° le droit.] l'hygîiW et la médecine iotntnaires, 3' les connaissances r ngricote, ludiistriell» cl commerciale, ^° l'anatomio et des QDti£| d'hialoire naturelle et de cosmographie, 5" des notions de physique, 1 chimieel dem6canique,(j''!a géométrie oll'ariltimétique; troisièmemtâ celles qui divetujipenl Vespi-it : l' l'exercice de la parole par la lecture, •i' la géographicel quelques ootions d'hisloirc national^, 3" des uotions dune langue étrangère vivante.
En outre il n'y a pas de triage à Taire parmi les éléments de l'éducation physique et de l'éducation morale : ils doivent tous faire partie de l'éducation primaire, autant que possible; mais, en raison de leur nombre, il faudra mettre en première ligue la gymnastique, la chirurgie pratique et les soins corporels, et dans l'éducation morale les vertus égolstea.
Telles sont les sciences et exercices qui doivent prédomintT ou être conservés dans chaque ordre d'enseignement ; nous avons vu g uet M ordre ils devaient observer ; il nous reste à examiner si ce rang d être suivi de telle sorte que l'une ne soit enseignée qu'après l'aun ou s'il nelaut pas mener de front quelques-unes d'entre elles.
Nous avons critiqué vivement le système actuel d'après lequel l'étude d'une science est à chaque instant ïnlerrompae, de manière à ce que l'esprit n'a pas le temps de s'y fixer : par exemple, quand on ne h consacraqu'une heure par semaine ou si On la laisse dormir peadi plusieurs années après en avoir enseigné les éléments. Un tel prooi équivaut à un enseignement purement nominal qui orne grammes, non les esprits.
Mais faut-il, suivant l'ordre que nous avons indiqué, passer & la | coude connaissance seulement lorsque la première sera parfailemd sue, et de plus faudra-t-îl n'apprendre les beaux-arts, les scienfl positives et les sociales, que successivemeut entre ces trois groupeK|
Il faut pour la solution de ces questions se guider sur les prioctll suivants ;
1* Il est utile de ne passer aux connaissances concrètesabstrm d'un groupe que lorsqu'on en a appris entièrement les connaissani concrètes, et de ne passer aux abstraites que quand les concrèd al)Slrailes sont bien connues. Il est daugereux de trop éparpillefi connaissances.
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a" On doit mener simultanément l'élude des beaux-«rl», celle des sciences positives et celle des scienres sociales, et de plus les exercices de l'éducation physique et de l'èducatiou morale, parce qu'il y
une certaine indépendance entre ces trois groupes, et qu'en ' mâme tempa une certaine variété dans les travaux est nécessaire à l'esprit humain.
3° On ne doit jamais abandonner entièrement l'étude d'une science, même compli^temeut apprise, et il faut toujours repasser dans l'année suivante ce que l'on a étudié pour la première fois dans l'année précédente.
4* L'instruction doit être divisible, autant que possible ; dans ce
I but la première moitié du cycle scolaire doit renfermer les études les
I plus essentielles, les plus pratiques, de manière à pouvoir détacher
utilement celte première moitié pour ceux qui ne peuvent y consacrer
uo temps très long.
5° L'enseignement des lelli-es et surtout des langues mortes ne
peutaauB danger êlriî commencée que lorsque l'instruction scienli-
Bque sera en grande partie acquise. 11 faut que l'esprit d'abord s'ha-
' bitue à la méthode scientifique, qui est la vraie; il doit commencer
par les connaissances subslautielle» et qui exigent nu vrai travail.
Toile e^t la classification subjective, scolaire, celte fois, des coonaîsr sances ; telle est leur aériation nécessaire.
Nous n'en faisons pas ici l'application immédiate et détaillée à Vorganisation de linslruction : ce sujet est autre; nous le traiterons ailleurs sous le litre de ; réurijanisulion de Unslr action publique.
Mais cette clasailication subjective renferme les principes et doit être le point de départ de celte organisation scolaire à tous les degrés.
fSous n'avons pu que l'esquisser elle-même, le but principal de notre présent travail étant la classification objective et la sériation intrinsèque des sciences ainsi classifiées.