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Halte.
Arrivé à la Fregezia du Tubarao.
Total des chutes, en mètres. .
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Nous n'avons pas donné dans cette description les vitesses évaluées d'où nous avons déduit , pour le tracé du cours de cette rivière, les distances parcourues, parce que nous les avons jugées inutiles à la recherche de la hauteur totale des pentes, depuis le Poso do Raposo jusqu'à Piedacle. Toutefois, d'après nos évaluations, cette distance doit être de oO à 52 kilomètres; et comme la chute totale nous est à peu près connue, nous pouvons déjà examiner 1 "opportunité de toute exploitation houillère au Passa-dois
Le port le plus rapproché du Passa-dois est celui de la Villa de la Laguna, distant de vingt lieues en ligne droite et d'environ quarante lieues par les détours de la rivière, lesquels mesurés et levés jusqu'à
la Fregezia du Tubarào, Piedade, par le major Andréa et nous, donnent un développement de près de 79 kilomètres, quoique ce point ne soit distant du port, mesure' en ligne droite, que de 50 kilomètres.
De Piedade au Poso do Raposo, la rivière a creuse' son lit dans le granit et présente, comme nous venons de le voir, 33 rapides et 66 mètres de chute. Du Poso do Raposo au Passa-dois, la distance est évaluée à 64 kilomètres par la rivière et à 35 kilomètres par la route de Lages que nous venons de parcourir; or, comme en général la pente des rivières augmente au fur et à mesure qu'on approche de leurs sources, et que le Tubarào. ainsi que son prolongement le Passa-dois , n'est plus qu'un torrent en amont du Poso do Raposo jusqu'au gisement houiller déjà cité, on s'approchera de la réalité en n'admettant que cent dix mètres de chute entre ces deux points; de sorte que la déclivité totale du Passa-dois à Piedade, doit être à peu près de 1 76 mètres. Si maintenant on jette les yeux sur la carte, on ne sera pas étonné d'apprendre que les nombreux affluents du Passa-dois et du Tubarào, dont, par la nature accidentée du pays, il n'est pas possible de se débarrasser, font quelquefois monter les eaux au-dessus de l etiage de plus de 25 mètres, et recouvrent certaines parties des rives de 16 mètres.
La question de l'exploitation du gisement houiller du Passa-dois peut donc se résumer comme suit :
1° Quelle est la nature, la puissance, la direction etl étendue de ce gisement?
2° En supposant ces questions résolues d'une manière non équivoque, à la suite d'un examen consciencieux et à l'avantage de ce gisement, convient-il d'entreprendre cette exploitation, sous l'empire des circonstances que nous venons de rapporter, et en l'absence de toute population: ou vaut-il mieux, dans l'intérêt des entrepreneurs
DES VOIES DE COMMUNICATION. 327
comme dans celui du gouvernement brésilien, attendre que le pays soit mieux connu , et que des ingénieurs dune capacité constatée aient fait des recherches sérieuses sur un objet aussi important ?
Nous n'hésitons pas à déclarer que nous considérerions comme excessivement hasardée toute exploitation actuelle, qui. dans notre conviction, aurait pour résultat de discréditer ces gisements, par l'insuccès qui est presque toujours réservé à toute entreprise téméraire qui n'a pas été précédée d'études approfondies sur la matière, dirigées par des hommes dont les connaissances spéciales et l'exrience acquise permettent au moins d'accepter les évaluations comme approximatives ; et nous partageons entièrement l'avis des députés brésiliens qui, lors de la discussion du projet de loi pour cette exploitation, ont émis, à la tribune, l'opinion que, malgré les dépenses déjà faites par le gouvernement, la question de l'étendue de ce gisement, de la nature et de la puissance de ses couches, des facilités qu'offrait le pays pour rétablissement des voies de communication, et des dépenses qu'elles nécessiteraient, etc., etc. ; que cette question, disons-nous, n'avait pas fait un pas, et que, dans tous les cas, il faudrait de très-grands capitaux (muito grandes fundos) avant de songer à l'exploitation.
La mission dont nous fûmes chargé nous ayant obligé d'entrer dans les détails que nous venons de rapporter, nous avons cru devoir exposer nos convictions, afin qu'on ne puisse pas expliquer notre silence comme un acquiescement à toute tentative actuelle, et pour que ni les particuliers ni le gouvernement brésilien ne se hasardent dans une entreprise qui n'a pas été convenablement étudiée, et qui, si elle venait à ne pas réussir, ne manquerait pas de jeter le découragement le plus complet sur une exploitation d'une si haute importance. Du reste, le Brésil ne perdra rien pour atten-
dre; assez d'autres surgisements plus favorablement situes seront bientôt découverts, car la connaissance de leur existence est aujourd'hui si facile à déterminer, que c'est presque devenu une solution d écolier.
Pour compléter les informations que nous fûmes chargé de prendre sur Te'tat de la question houillère au Brésil et l'opportunité de l'exploitation actuelle, nous ajoutons ici la traduction du projet de loi sur cette matière qui , à cause de la clôture de la session de 1841, n'a pas été discuté au sénat, et qui, en 1842, n'a pas été présenté, parce qu'à la suite des événements politiques qui sont survenus dans l'empire, les chambres n'ont pas pu avoir leur réunion habituelle.