‹ De la colonisation au BrésilChapitre 133 sur 145 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Après l'aperçu que nous venons de donner de l'histoire, de l'administration, de l'agriculture, des productions, de la fertilité, du commerce et de la belle situation géographique de la province de Sainte-Catherine, nous croyons qu'il ne peut plus rester le moindre doute sur les avantages que procurera l'établissement projeté, qui, indépendamment des opérations agricoles, est destiné à créer un entrepôt général de marchandises belges au Brésil, ayant ses comptoirs établis non-seulement le long de la côte de cet empire, mais encore sur tous les points commerciaux les plus importants qui se trouvent plus éloignés , tels que Montevideo , Buenos-Ayres, V alparaiso, Lima et los intermedios. Le marché que nous espérons pouvoir exploiter est le plus considérable de tous les marchés connus: nous savons fort bien que les affaires nont pas toujours été très-heureuses ; mais lorsqu'on remonte à la source du peu de succès des diverses tentatives qui ont été essayées, où en trouve-t-on la cause? Dans l'incurie ou la mauvaise foi des agents qui y ont été employés, dans le peu de suite et de liaison qu'ont eu ces opérations, et dans l'imprudence avec laquelle elles ont été conduites : ce sont là les écueils qu il faudra éviter.

La constitution politique de l'empire du Brésil, son organisation, sa dette, ses ressources, le caractère si plein d aménité de ses habitants, la nature du sol, sa constitution géologique, la douceur du climat, et l'histoire des émigrations modernes, témoignent suffisamment de l'heureuse influence que pourra exercer sur les classes nécessiteuses l'établissement de la Société belge-brésilienne de colonisation.

Page 1