‹ De la colonisation au BrésilChapitre 38 sur 145 · DÉFENSE ET SÉCURITÉ PROVINCIALE · texte numérisé non relu

DÉFENSE ET SÉCURITÉ PROVINCIALE

Garde nationale.

La garde nationale est complètement organisée, passablement armée et suffisamment avancée dans son instruction; elle présente un effectif de 6,135 hommes sous les armes, dont 1,406 de première ligne, 1,420 de seconde ligne, 1,269 de troisième ligne, et 1,750 de quatrième ligne, un escadron de 163 chevaux et cent hommes faisant partie de la première ligne qui sont actuellement au service de l'armée, mais qui ne tarderont pas d'être rappelés, la garde nationale ne pouvant être employée dans l'armée que comme force auxiliaire.

Police provinciale.

Cette force se compose de 65 hommes, que le président, dans son exposé, considère comme insuffisants, mais dont il n'ose proposer l'augmentation, vu l'exiguïté des ressources que présentent les revenus de la province.

Culte public.

Le personnel de cette partie du service se trouvait dans le même état que l'année précédente. A défaut de prêtres, quatre paroisses se trouvaient sans ministres du culte, et dans quelques autres des prêtres étrangers allaient exercer leur ministère.

Le matériel réclamait de grands secours et subissait quelques améliorations. Parmi celles-ci étaient les églises de Nossa Senhora de Necessidades, de Lagoa, les collégiales de Nossa Senhora do Desterro et de la Villa da Laguna, et parmi les autres on comptait l'église de Villa Nova pour la réédification de laquelle on évaluait les dépenses à 4,687 francs. Plusieurs paroisses se trouvaient encore dépourvues d'églises.

Administration de la justice.

Le président s'exprime avec éloges sur le compte des juges de direïto des deux comarques dans lesquelles la province se subdivise, et il attribue les

plaintes qui ont été portées à charge des juges ordinaires, plutôt à des malentendus qu'à d'autres causes. Ces plaintes, d'ailleurs, n'ont pas été de nature à provoquer leur suspension.

Voici maintenant le tableau des crimes commis dans la province de Sainte- Catherine en 1842.

Page 1