‹ De la colonisation chez les peuples modernes (volume 2)Chapitre 30 sur 154 · l let · texte numérisé non relu

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50.989 381 20 49.258 846 80 / 1$. 733. 742 80 \ 81.934.042 20 IV. 513 265 60 76 525.124 00 I

68.068.555 00 f Période postérieure 78^55. 481 00 > à la loi du 19 juil- 85.332.832 00 l let 1890.

Il ressort de ce tableau, que les cinq années, 1875-76 à 1879-80, qui ont précédé l'occupation française arrivent avec un mouvement commercial inférieur de moitié environ à la moyenne des dix années suivantes 1881 à 1890 inclusivement; mais c'est surtout depuis la loi du 19 juillet 1890 admettant en franchise en France un certain nombre de produits tunisiens, les céréales, le bétail, les huiles et à des droits très réduits (60 centimes par hectolitre) les vins, que le commerce tunisien s'est développé; il est arrivé à dépasser 100 millions en 1899, soit beaucoup plus de quatre fois la moyenne des cinq années 1875-1876 à 1879-1880, qui était de 23 millions de francs ; l'histoire de la colonisation ne présente guère d'exemple plus frappant de développement commercial en une vingtaine d'années.

Le mouvement commercial tunisien approche du cinquième de celui -1e l'Algérie qui a au moins cinq fois plus de population d'origine européenne et est, comme colonie, trois fois et demie plus âgée. Les importations, comme dans toute colonie neuve qui attire les capitaux et qui a son outillage à constituer, dépassent, mais d'ordinaire dans des proportions modérées, les exportations: 53,820,000 .r.des premières contre 36,730,000 des secondes en 1897,annéede mauvaises récoltes ; 53,521, 000 fr. d'importations contre 41,196,000 d'exportations en 1898; enfin 55,77 s ,000 fr. de

l. II.

DË LA COLONISATION AU XIXe ET AU XXe SIÈCLE.

celles-là contre 49,433,000 fr. de celles-ci en 1899 ; les exportations, quoique très influencées par les vicissitudes des récoltes, tendent à s'accroître et à devenir plus stables par de nouveaux produits, notamment des minerais.

Les principales marchandises importées en 1899 sont les suivantes : 7,711,000 francs de farines et semoules (la Tunisie envoie des grains en France et retire de celle-ci des farines); 2,016,000 fr. de céréales en grains; 8,307,000 fr. de denrées coloniales, sucre, café, poivre et piment ; 6, 131,000 fr. de tissus de coton et de toile ; 913.000 fr. de vêtements, confections et lingerie ; 2,313,000 fr. de soies ; 1,545,000 fr. de peaux préparés ; 1,411,000 fr. de vin et alcool (de ce dernier surtout, car la Tunisie se suffît en vins); 3,519,000 fr. de métaux bruts et ouvrés; 1,785,000 fr. de machines et mécaniques ; 1,720,000 fr. de bois à construire ; ces trois derniers articles, qui montent à plus de 7 millions de francs, représentent, pour la plus grande partie, une constitution d'outillage ; enfin les statistiques rejettent en bloc sous la rubrique « autres marchandises » une somme d'importations de 23,404,000 fr. qu'il eût été très utile de détailler, au moins pour une bonne partie.

Sur les 49,433,500 fr. de marchandises exportées en 1899, le blé figure pour 7,431,000 fr., l'orge pour 3,291,000, les bestiaux l,245,000fr., les peaux de bœufs 374,000 fr., les vins 1,795,< 00; les légumes secs 107,000 fr., l'huile d'olive 13,787,000 fr.s la laine en suint 79,000 fr. seulement; le poisson salé 289, dOO fr.,les éponges lavées 1,787,000 fr., le tan 764,000, l'alfa 1,414,000, les tissus de laine 676.000 ; tout le reste, soit 16,393,000 fr., est très abusivement rangé en bloc sous le titre « autres marchandises » ; il s'y trouve des produits nouveaux et importants, comme pour plusieurs millions de francs de phosphates et aussi des minerais de zinc et de plomb pour plusieurs millions également, exportations destinées à beaucoup s'accroître.

Les exportations de la Tunisie ont, depuis le régime français, suivi une progression analogue aux importations. Un certain nombre de marchandises sont, ainsi qu'on a pu le voir par l'analyse du budget tunisien (se reporter plus haut page 48), grevées de droits à l'exportation; on a réduit, d'ailleurs, depuis quelques années, dans des proportions plus ou moins sensibles, certaines de ces taxes; il en subsiste encore de nuisibles.

La plus grande partie du commerce tunisien se fait avec la France et l'Algérie ; la part de la France dans les importations en Tunisie était de 27,872,000 francs en 1897, 29,876.000 en 1898 et 34,264,000 en 1899, soit respectivement pour chacune de ces années 51.79, 55.82, et 61.43 p. 100 des importations totales ; celle de l'Algérie était dans les mêmes années de 2,537,000 francs, 2,073,000 et 1,850,000 ou 4.71, 3.88 et 3.32 p. 100. Ainsi la France

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