‹ De la colonisation chez les peuples modernes (volume 5)Chapitre 13 sur 131 · DE LA PREMIÈRE ËDITIOI · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ËDITIOI

On a dit que ta cotomsatîoa avait commeneé avec le monde : à un certain poîat de vue, ce peut être là une vérité. Le premier homme peut, à quelques ^rds, être considéré comme un colon : rémigratioa a suivi de près la formation de la première famille humaine ; la terre ne s'est peuplée que successivement^ de proche en proche, grâce à cette fcNrce d'expansion que possède toute sc»cièté, ai petite et si primitive qu'elle soit, grâce aossi à cet instinct naturel, très développé chez certains indivkfais, qui pousse Hiomme à Tineonnu et à l'aventure. Mais rémigratirai, la prise de possession d'un sol nouveau, d'une contrée viei^, ne suffisent pas pour constituer, dans le vrai sens du mot» la cobmhation. Gelle-ci est quelque chose de plus grand et renlérme un élément différent. L'émigration est un fait dlnstinet, qui appartient à tous les âges des sociétés ; la colonisation est an fait réfléchi, soumis à des règles, qui ne peut provenir que des satiétés très avancées* Les sauvages ou les barbares émirent quelquefois^ souvent même : l'envahissement «lecessif des lies cte l'Océanie par la race malaise en est une preuve, entre bîeu d'autres ; les peuples civilisés seuls cokmisefit.

Tandis que râDBigration et la prise de possessioa d*un sol nouveau rentrent généralement dans la cat^orie des faits individuels» la colonisation appartient incontestablement à la catégorie des faits sociaux : c'est une des fonctions les plus élevées des sociétés parvenues à un état avancé de civilisation; c'est dans l'ordre social ce qu'est dans Tordre de la familière ne dis pas la génération seulement, mais l'éducation. Une société colonise, quand^ parvenue elle-même à un haut degré de maturité

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