‹ De la colonisation du nord de l'Afrique; nécessité d'une association nationale pour l'exploitation agricole et industrielle de l'AlgérieChapitre 32 sur 53 · TERKAIIVS DES COMMUNES D' ALGER · texte numérisé non relu

TERKAIIVS DES COMMUNES D' ALGER

Pointe-Pescade

Boudzaréah

El-BLar

Delhy-Ibiahim

Mustaplia-Pacha

Bir-Mad-Réis

Hiissein-Dey

Rouba

Bir-Radem

Raddovis

Doueira

BoufFarick

Total

TERRAINS DES ALTRES PROVINCES

Bone

Oran

Mostaganem

Total général . . .

Mais ce tableau est inexact dans presque toutes

ses parties. On n'a tenu nul compte, en le formant, de la plupart des vignes cultivées en deçà comme au-delà des points occupés par les Français.

Telles sont les branches de l'économie rurale et les productions naturelles qui serviront de bases aux opérations de notre société : l'élève des bestiaux , les céréales , le mûrier et l'éducation des vers à soie, le cotonnier, l'olivier et la vigne. A ces divers travaux, elle ajoutera quelques cultures d'une importance secondaire : celles de l'oranger, de l'amandier, du figuier, du châtaignier, du jujubier , du pistachier, du tabac, du ricin , de la garance , du henné , du lin , du chanvre , etc. Enfin elle portera une partie de ses capitaux sur les plantations de bois et l'exploitation des mines *.

La rareté des bois de construction et de chauffage se fera sentir pendant long-temps autour des points occupés -.

■ Voyez les détails que nous avons donnés dans le chapitre XIX, sur l'oranger , le figuier , l'amandier , le tabac , le ricin , la garance, le henné, etc.

^ Le dey tirait des bois de construction de Bougie , de Collo , de Djelli et même de la Calle. La régence, dont la population consommait , il est vrai , immensément moins que ne le ferait une population égale d'Européens, ne demandait pas de bois à l'étranger; et nous, jusqu'ici, nous n'avons presque rien tiré du pays même.

« Des exploitations régulières et sagement ménagées vont être

Dans la capitak', les besoins do la consommation se sont considérablement accrus, dans le temps même où l'approvisionnement de cette ville devenait moins praticable : les immenses ressources des forets de la côte et de l'intérieur sont trop éloignées et les communicaticnis tro]> difficiles pour être de(juelque utilité à la {)opulation européenne.

Le peu de bois de cbauf'fage que lui fournissent les indigènes vient des points inoccupés sur les sandales des Maures, ou est apporté de la montagne et des bords de la Chiffa à dos de chameau.

L'extrême pénurie de cet objet de consommation si nécessaire aux usages de la vie et à un grand nombre de travaux, a fixé l'attention du gouver-

prcscritcs par 1 aulontr admiiiibUalivcj on va cliidici les communications et les moyens de transport ; cl en même temps nue grandiront les plantations ijuc l'administration encourage de tous ses efforts, les \icux l)ois si long-temps ignorés continueront à fournir aux besoins des populations.

n Du reste, la population européenne n'est pas encore asscï considérable potir qu'on ne puisse espérer d'alimenter son chauffage avec li's bois du pays, si leur exploitation >iir tous les point-, occupés ou non , prend une marche et un écoulement réguliers. Les progrès de la pioduriion forcNtière, icgie , surveillée , tticouragce, potirront -uivre son développement.» — Situation des ctablisscmens français danS L'Algérie j II' part,, § iXV, p. 291 et 29a.

nement local. Il a pris des mesures pour arrêter, à l'avenir, la destruction des forêts, des bois et des plantations : par l'arrêté du 2 avril 1833 , il est fait défense « à tous les propriétaires, fermiers, ou colons européens et indigènes , d'abattre ou d'arracher, quelle que soit son essence, aucun arbre forestier ou fruitier, sans en avoir préalablement fait la déclaration et obtenu l'autorisation officielle» ^

Dans l'état où sont les choses, des plantations de bois présenteraient donc des bénéfices assurés et très-considérables.

L'administration sent tellement l'importance de ces créations forestières qu'elle les encourage de tous ses efforts. « Il est hors de doute que tous les arbres de France réussiraient parfaitement dans l'Alg'érie », affirme-t-elle ; et les heureuses expériences qui ont été faites depuis quelques années, confirment entièrement cette assertion -. Les arbres de haute venue , le peuplier , le tremble, l'aulne, le noyer, le châtaignier, etc., croissent merveilleusement sur la terre africaine. • Ajoutons, en terminant, que si notre association était favorisée par quelque heureuse découverte qui lui présenterait des garanties de suc-

' Tableau des ètablisscmcns français j II" pait.^ § XV; p. 289 et 292.

=" Ibid., p. 289.

— 28Y — ces, elle prendrait une part active à l'exploitation des mines. Assurément il y a aussi dans ce genre de grandes et belles choses à faire. Pour notre compte , nous sommes convaincus que les nombreuses chaînes de l'Atlas recèlent, au pied de leurs montagnes , des trésors infinis en minerai de fer, de cuivre, de plomb , etc.

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