SOCIÉTÉ DE NOS JOURS
Nous avons beau être en république, les Français ont été, sont encore et seronttoujours amoureux de distinctions honorifiques.
On accorde des croix aux artistes, aux commerçants, aux industriels qui se distimgent.
Pourquoi n’en accorderait-on pas comme gage d'essai fructueux de colonisation aux principaux actionnaires d’une compagnie agricole ? |
Il n'en coûterait rien au gouvernement, et je suis convaincu qu'avant peu on réaliserait ainsi un capital qui servirait à fonder une compagnie.
Alors même que l'entreprise ne réussirait pas, les actionnaires auraient toujours gagné une croix et ce serait un intérêt qu'ils ne dédaigneraïent pas.
Et qu’on n’aille pas crier au trafic. Beaucoup de familles en France n’ont pas obtenu autrement leur brevet de noblesse. Il y a du mérite à se priver d’une partie de, ses capitaux pour fonder une œuvre nationale, et c’est une bonne action qui vaut autant la croix que le fait d’avoir été employé pendant 25 ans dans une administration quelconque de l’État.
De
Néanmoins, la formation d’une société agricole trouvera des détracteurs. Elle ne pourra se composer qu'’après de nouvelles études préalables et de graves contes-
tations.
Il faudrait donc, pour qu’elle pût fonctionner, qu’elle recuerllit le fruit d'expériences sérieuses et parfaitement contrôlées d’un Institut agronomique en pleine prospérité.