‹ De la colonisation du SénégalChapitre 57 sur 63 · L’ANGLETERRE · texte numérisé non relu

L’ANGLETERRE

Tous ces gens à mine froide et sèche poursuivent leur but de propagande religieuse et nationale avec une opiniâtreté que nous ferions bien d’imiter. Ils peuvent sourire en cachette de leur religion, mais ils trouvent très politique de la faire servir à l’extension de l'influence de : leur pays. Ils couvrent leurs colonies nouvelles de missionnaires qui distribuent des bibles, officient avec raideur et font des prèches méthodiques que les sauvages ne comprennent pas. Mais ce qu'ils comprennent très bien, à la péroraison, c’est que, par delà les régions lointaines, il y a un gouvernement anglais admirable qu'ils doivent respecter et chéri», en faisant preuve d'une

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complète soumission au parlement anglais qui ne demande pas mieux que de leur faire l'honneur de les passer par les balles en cas de rébellion, un peuple anglais qui est le premier du monde, une langue anglaise la plus belle de toutes et qui est. parlée aux quatre coins de l’univers, des institutions et des mœurs anglaises qu’il faut adopter aveuglément, enfin une religion anglaise, principe de tous ces éléments.

Remarquez bien que ce tableau n’est pas fantaisiste, mais ce qui l’est moins encore, ce sont les résultats obtenus. Je ne connais personne de plus vaniteux, de plus

Fe outre cuidant qu'un noir dela Gambie anglaise. Ces noirs, Fe . à peme dégrossis, ne se croient pas égaux aux Français, È mais leurs supérieurs. Le mot saprême qui donne la rai- … son d’être à leur arrogance à notre égard, qui résume

tout à leurs yeux et qu'ils vous jettent à la face dès qu’on a affaire avec eux, le voici: [am british subject — Je suis un sujet anglais !

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