CE QUE J'AI VU A CE SUJET
5 Nous avons bien accordé à nos noirs, qui s'en soucient | - très peu, le titre de citoyen français, mais aux yeux d'un | noir de Sierra-Leone, le simple titre de sujet anglais a plus d'importance. — « Blancs, laissez passer ces Mes-
sieurs indigènes coiffés, s’il vous plait, d’un chapeau haut Le de forme, sanglés, raidis, en cravate blanche, ayant une conscience absolue de leur dignité, écartez-vous, Français, saluez et admirez, ce sont des British subjects, et
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des citoyens français, des blancs eux-mêmes n'arrivent Æ pas à la cheville d’un sujet britannique. Fe
Il m'aété donné bien souvent de jouir à Dakar de ce. ; spectacle suggestif, et j'étais partagé entre deux idées : 18 celle de casser la tête à ces noirs pleins de morgue, qui | à z me bousculaient en passant, et celle de l'admiration pour LES les Anglais qui sont arrivés à pénétrer si profondément 3 ces sauvages d'hier et à les couler définitivement dans 2 le moule compassé d’un sujet de Sa Majesté la reine de ‘12e la Grande-Bretagne. ax ei
Ne mettons donc pas d'obstacles, sous prétexte de ridicule, aux efforts des missionnaires, et favorisons au # contraire une propagande religieuse qui sert nos intérêts. ;
D'ailleurs, il n’est nullement ridicule, abstraction faite Du de la religion, que la France cherche à propager lechris tianisme dans l'Afrique occidentale. É: