Projet Vaillant
seront obligés un jour, par la force même des choses, de présenter aux patrons des garanties équivalentes à celles qu’ils demandent aujourd’hui. Ils se trouveront en face d'organisations patronales très fortes et très disciplinées, prêtes à résister au premier choc ; les conventions une fois réglées dans des contrats étudiés, discutés et acceptés, ne seront pas rompues par le caprice de l’un d’entre eux, car les conséquences en seraient irop graves et trop ruineuses pour les deux parties.
Voilà pourquoi nous préconisons le syndicat à forme de société commerciale, comme un des aspects du syndicat capitaliste, le plus apte à amener la paix dans les conflits du capital et du travail, parce qu’en augmentant la force de la classe ouvrière, il l’oblige à prendre conscience de sa responsabilité.
Nous ne voyons certainement pas dans ce syndicat, la panacée universelle qui mettra fin à tous les maux ; la panacée universelle n’existe pas dans ce monde où l'intérêt personnel règne en maître.
Aussi avons-nous confiance en l’avenir et répétons-nous avec Auguste Comte: « Toutes les questions humaines, envisagées sous un certain aspect pratique, se réduisent nécessairement à de simples questions de temps » (1).