‹ De la communication de la carotide interne et du sinus caverneux (anévrysme artério-veneux)Chapitre 15 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La communication de la carotide interne et du sinus caverneux, a été constatée à l’autopsie, dans quatre cas.

2° Elle consiste soit en une simple perforation de l’artère, soit en une division complète ou à peu près complète avec écartement des deux bouts. Elle a pour résultat immédiat le mélange du sang artériel au sang veineux du sinus (anévrysme artério-veineux).

3° La solution de continuité résulte tantôt de la rupture d’un sac anév^smal préexistant ou d’une paroi athéromateuse ( rupture spontanée ), tantôt de la déchirure produite par un corps vulnérant venu du dehors ou par une esquille provenant d’une fracture de la base du crâne (rupture traumatique).

4° Le mélange du sang artériel et du sang veineux détermine la plupart des symptômes que l’on observe dans l’anévrysme artério-veineux des autres régions : troubles de calorification, de nutrition, dilatations veineuses.

5° Ces symptômes se développent du côté de l’orbite où ils produisent l’exophthalmie, des pulsations isochrones aux battements artériels, un bruit de souffle continu avec renforcement, et plus tard une tumeur pulsatile à la partie supérieure et interne de l'orbite. Cette tumeur est formée par la dilatation de la veine ophthalmique qui est le phénomène caractéristique de l’affection.

6° Le développement des symptômes est graduel. La tumeur veineuse pulsatile n’apparaît qu’au bout d’un certain temps.

7U Les complications les plus ordinaires consistent en

1870. — Delens.

lésions des nerfs moteurs des muscles de l’œil (paralysie de la 3e et de la 6e paire). La vision est généralement respectée.

8° La durée et la terminaison naturelle de l’affection abandonnée à elle-même ne nous sont pas connues.

9° Lorsque la continuité du bruit de souffle est reconnue, le diagnostic ne peut hésiter qu’entre la dilatation cirsoïde de l’artère ophthalmique et l’anévrysme artério-veineux. Dans un certain nombre de cas les observateurs paraissent avoir méconnu la lésion et l’avoir confondue avec l’anévrysme de l’artère ophthalmique.

10° Le pronostic est assez grave.

11° Les principaux moyens chirurgicaux à opposer au développement de la maladie sont : la compression digitale, les injections coagulantes, et, comme dernière ressource, la ligature de la carotide primitive.

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