‹ De la condition des ouvriers dans les manufactures de l'État (tabacs-allumettes)Chapitre 95 sur 147 · ORGANISATION DES SYNDICATS · texte numérisé non relu

ORGANISATION DES SYNDICATS

Presque toutes les manufactures de tabac de province ont adopté les statuts établis en 1890 par les ouvriers de la manufacture du Gros-Caillou. Les variantes introduites par quelques établissements n’ont que peu d’importance, et si les cotisations et les droits d’entrée diffèrent, l’organisation proprement dite de tous les syndicats est partout la même.

Nous en dirons autant des syndicats des allumettiers; ils ont copié leurs statuts sur ceux des ouvriers de Pantin-Aubervilliers. Les règlements de l’une et l’autre fédération enfin sont très semblables.

Les deux fédérations ont leur siège à la Bourse du travail de Paris, mais sont absolument autonomes, car, ainsi que nous l’avons dit, les différents projets de fusion ou d’union qui ont été proposés à diverses époques ont constamment échoué. La fédération des allumettiers s’est affiliée à la Confédération générale des ouvriers de l’Etat, qui s’est récemment constituée; jusqu’ici les tentatives faites pour comprendre la fédération des tabacs dans cette confédération n’ont pas abouti. La fédération des ouvriers des tabacs, au cours des derniers congrès, s’est constamment déclarée hostile à toute confédération. Par contre, par 11 voix contre 3 abstentions et 1 négative, le congrès de 1901

CHAP. V

a voté en principe son adhésion à « la fédération internationale des travailleurs des tabacs » (1).

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