PUR ENS
où l’on donnerait gratuitement le gîte et la soupe aux indigents de passage.
Ces asiles de nuit rendent de grands services. Toutefois, il est permis de dire qu'ils ne répondent pas à tous les besoins. Comme on ne peut guère faire un tri parmi les individus qui se présentent à leur porte, la promiscuilé même qui y règne risque de n'être pas sans danger, au point de vue physique et moral. Aussi des philanthropes ingénieux, sachant quelle aide puissante la propreté presque luxueuse, le confortable matériel et de saines distractions peuvent apporter au relèvement des âmes tombées, ont-ils ouvert un hôtel des pauvres, à Clerkenwell, un des quartiers dé Londres.
Dans cet hôtel, le prix de la chambre n'est que de © fr. 50, et les voyageurs trouvent à leur disposition salon, fumoir, cabinet de lecture, salle à manger (1). |
(1) Voir le Matin, n° du 5 mars 1900.
Qu’on nous permette de mentionner en passant les refuges pour ouvrières, tenus par des personnes généreuses, qui, redoutant pour les jeunes filles l'isolement et les mauvaises compagnies, mettent à leur disposition la table, le logement, des salles de lecture, etc. = Nous citerons, à Paris, « le Foyer de l’Ouvrière », 60, rue d’Aboukir, et 5, rue des Jeûneurs, où l’on n’est admis que sur présentation d'une carte délivrée par la directrice.
Les pensionnaires y sont astreintes à une réglementation assez sévère.
Il est à souhaiter de voir se créer dans les grandes villes de nombreux refuges de ce genre. En procurant aux jeunes filles de saines distractions, on enrayera la débauche, sans cesse croissante de la