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Même état. Sonde rectale, injections à l'eau oxygénée

3. — Plusieurs lavements de vin sont donnés pendant la journée. La température oscille entre 38° et 39°. Le pouls entre 130 et 160. 4. — La femme meurt à 4 heures du matin.

Opposition à l’autopsie.

Obs. 11. — Clinique Baudelocque (N° 1953 de 1907). — Rupture des membranes au début du travail. -- Dilatation stationnaire. — Mort du fœtus au cours du travail. — T.: 40°, P. : 140. — Physomélrie. — Craniotomie par M. Lacasse. — Extraction du fœtus avec pinces par M. Mouchotte. — Guérison.

B. A..., Ipare de 28 ans. Dernières règles du 23 au 25 février.

B. A... entre au dortoir le 8 décembre à 4 heures du soir. Enfant vivant, extrémité céphalique. Pas d’albumine.

1 décembre. — A midi apparaissent les premières contractions utérines douloureuses en même temps qu’a lieu la rupture sponta:

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née des membranes : le liquide amniotique est teinté de méconium.

À 2 h. du soir, cette femme entre à la salle du travail. La hauteur utérine est de 38 centimètres. L'enfant est vivant et se présente par l'extrémité céphalique orientée en G. T. La dilatation est de 50 centimes. Les contractions utérines sont peu fréquentes et peu énergiques.

À 9 h. du soir, la dilatation est de 1 franc. Les contractions utérines surviennent environ toutes les dix minutes. Les bruits du cœur fœætal sont normaux.

À minuit, la dilatation n’a pas varié, mais la tête tend à descendre dans l’excavation. Les bruits du cœur ne sont plus perçus.

12. — 1 h. du matin, B. A... est toujours dans le même état ; les contractions utérines sont peu fréquentes. T. : 37°2, P. : 96. S. A. : 40 centimètres cubes.

Jusqu'à 10 h. du matin, la situation reste la même. À 10 h. du matin, M. Pinard constate que la tête est bien engagée, orientée en G. À. et conseille l’expectation.

A midi, H. U.: 38 centimètres, les contractions utérines disparaissent.

À 2 h. du soir, frisson de dix minutes. T. : 40°, P. : 120. La hauteur utérine est de 41 centimètres.

B. A... est immédiatement transportée à l'isolement.

A 3 h. du soir, M. Mouchotte constate que le fond utérin s'est élevé de 3 centimètres, H. U. : 44 centimètres. La moitié supérieure de l’utérus est sonore.

La dilatation est de 2 francs.

M. Pinard conseille alors de pratiquer une craniotomie et d’extraire lentement le fætus avec des pinces.

À 4h. du soir, M. Lacasse pratique /a craniotomie sous chloroforme, puis M. Mouchotte applique successivement sur l'orifice de perforation des pinces à griffes, des pinces à kystes, des pinces à os. Les os du crâne sont successivement arrachés, le cuir chevelu se déchire. Des tractions lentes, soutenues sont exercées pendant plus d'une heure. Lentement et progressivement l’orifice se dilate et la tête le franchit, mais les épaules sont retenues. Le bras postérieur est

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attiré au dehors après fracture. le reste du fœtus est alors facilement extrait. Derrière le fœtus s'écoule une grande quantité de liquide verdâtre, noirâtre, très fétide avec des gaz (fœtus 3 400 grammes sans substance cérébrale).

Délivrance artificielle immédiate et injection intra-utérine au biodure avec toutes les précautions à prendre en cas de physométrie. Après l'intervention. T. : 3702, P. : 100.

13 et 14. — Température normale ; pouls : 100 à 110:

15. — Soir T. : 38° ; une injection utérine ramène un liquide sale.

Durant ces trois jours, quotidiennement S. A. : 80 centimètres cubes. A partir du 16 décembre suites de couches normales. La femme sorten bon état, seize jours après l'intervention.

Quelquefois, à la couronne de pinces on pourra subslituer l'application de la petite branche du basiotribe, qui constitue avec le perforateur un agent assez puissant de traction. Nous en connaissons des exemples dans les cas d'extraction du fœtus mort, alors qu'il n’y avait pas de physométrie, et le succès couronna l'entreprise.

La seule observation de physométrie où cette technique fut appliquée ne parait pas au premier abord en faveur de la méthode puisque perforateur et branche gauche dérapèrent. Il est vrai qu’un insuccès ne doit pas faire rejeter une méthode. D'ailleurs, le dérapage ne se produisit qu'après une traction déjà lente et soutenue qui eut pour effet utile d'agrandir l'orifice utérin et de permettre par la suite une application complète de basiotribe et en définilive un succès opératoire.

Obs. 12. — Clinique Baudelocque (N° 1042 de 1907). — Ænfant mort pendant le travail. — Œdème du col. — Physométrie. — Basiotripsie par M. Mouchotte, la dilatation égalant 5 francs. — Guérison.

D. B..., 25 ans, Ipare.

Dernières règles du 14 au 16 septembre.

Arrive à la clinique le {°° juillet à 7 h. du soir.

On fait les constatations suivantes :

Présentation du sommet engagé en G.A.,enfant vivant,membranes intactes, dilatation de 1 franc, hauteur utérine de 35 centimètres, pas d'albumine dans les urines.

D. B. .. est conduite chez une sage-femme agréée de la clinique.

2 juillet. — Les contractions utérines sont régulières, la rupture des membranes a lieu spontanément, la dilatation étant de 2 francs.

Malgré la régularité des contractions, la dilatation reste stationnaire.

La femme est ramenée à la clinique le 2 juillet.

À minuit, T.: 3702, P. : 108.

L'enfant est toujours vivant. le liquide amniotique est verdâtre et l'orifice est œdématié.

On donne toutes les trois heures des injections intra-cervicales à l’aniodol. S. A. : 40 centimètres cubes.

Cœur fætal : 152.

3, — A midi, la dilatation est de 5 francs.

7 h. du soir : la dilatation n’a pas progressé ; les contractions sont espacées et peu efficaces.

A 41 h. du soir, les bruits du cœur fœtal qui étaient montés à

176, descendent à 100.

L'orifice s’infiltre de plus en plus.

A 4 h. du matin, les bruits du cœur ne sont plus perçus.

k. —4 h. du matin: lavement évacuateur, grand bain d'une heure ; S. A. : 40 centimètres cubes. La hauteur utérine est mesurée toutes les demi-heures et reste invariable. La percussion de l'utérus

ne donne pas de tympanisme.

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) h. du matin, les contractions utérines s'espacent davantage encore. L'orifice utérin très infiltré constitue un véritable anneau résistant dont les dimensions sont toujours de 5 franes.M. Mouchotte constate à la percussion que le fond utérin est sonore.

10 h. du matin. Le fond utérin s’est élevé, la sonorité de l'utérus est plus appréciable, l'état de l'orifice ne change pas, le liquide est fétide.

M. Pinard conseille la craniotomie, suivie de l'application de la petite branche du basiotribe.

11 h. du matin. Craniotomie sous chloroforme. La tête très engagée appuie bien sur l’orifice,le perforataur est introduit sur la suture sagittale.

M. Mouchotte fait alors glisser la branche gauche du basiotribe qu'il rapproche du perforateur : Tractions : L'appareil dérape. Nouvelle introduction du perforateur et de la branche gauche. La branche droite peut, elle aussi, être introduite : Broiement.

Pendant vingt minutes, tractions lentes et soutenues. La dilatation s'achève progressivement, en même temps que se produisent d'ailleurs de légères ruptures de l’orifice.

Le fœtus est extrait ; derrière lui s'échappent une grande quantité de liquide fétide et de nombreux gaz.

Délivrance artificielle immédiate, suivie d'irrigation utérine prolongée.

A 3 h. du soir, frisson violent. T. : 3706, P.: 130.

Pendant les trois jours qui suivent on fait une injection quotidienne de sérum antistreptococcique et l’on pratique le 5 juillet une injection intra-utérine qui ne ramène pas de débris.

La femme part en bon état le 1°" août.

La technique que nous venons de voir appliquée fut, il y a quelques années déjà, nettement formulée par M. le professeur Pinard à l'occasion d'un cas de physométrie.

Dans ce cas, la dilatation était grande comme 5 francs

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el après une craniotomie, on s'était contenté d'attendre l'expulsion spontanée.

Nous citerons ici pour l'exemple et pour la crilique, celte observation qui trouverait plus loin sa place logique, = A LEE , puisque la tête n'était pas engagée.

Obs. 13. — Clinique Baudelocque (Obs. 1429 de 1892). — Bassin

vicié, fœtus mort, œuf ouvert. — Craniotomie, par M. Varnier. — Physométrie. — Expulsion de la têle, rétention du tronc, dégagement des bras. — Accidents convulsifs à la suile d'une in-

jeciion intra-ulérine faite deux heures après l'accouchement.— Guérison.

Mme X..., primipare, âgée seulement de quinze ans, mais réglée à l’âge de douze ans et depuis très régulièrement jusqu'au mois de février 1892, ses règles s'étant montrées pour la dernière fois du 27 décembre 1891 au 2 janvier 1892. Elle était enceinte et à terme, lorsqu'elle se présenta à la clinique Baudelocque le 3 octobre à huit heures du soir, disant ne plus sentir remuer son enfant depuis le matin. On l'examina. Le fond de l'utérus s'élevait à 33 centimètres au-dessus de la symphyse pubienne. On trouva un fœtus volumineux en présentation du sommet non engagé, en position gauche, variété transversale : la tête était très inclinée sur le pariétal postérieur.

Le bassin était petit, puisque avec un seul doigt on arrivait sur l'angle sacro-vertébral. Et l’on constatait encore au toucher que le col de l’utérus était en voie d'effacement, la poche des eaux rompue, du liquide amniotique coloré en vert s'écoulant par le vagin.

A l’auscultation, on n'entendait aucun bruit fœtal ; la santé antérieure de cette femme avait toujours été bonne, avant et pendant sa grossesse ; ses urines ne contenaient pas d’albumine.

Le 4 octobre, à 6 h. du matin, la dilatation était grande comme une pièce de 1 franc, et, à 10 h. du matin, comme une pièce de 5 francs. La tête ne s'engage pas : seule la bosse séro-sanguine progresse, l’inclinaison sur le pariétal postérieur persiste. Les condi-

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