SUITES DE COUCHES
Dans tous les cas de physométrie où l'accouchement a eu lieu par les voies naturelles, /a délivrance artificielle immédiate s'impose.
On devra toujours la pratiquer en se coiffant la main des membranes et en agissant avec la plus grande douceur.
Mais souvent les membranes friables, infiltrées, se déchirent et sont retenues en partie dans l'utérus. La déhvrance par elle-même ne comporte aucune technique particulière, si ce n'est l'extrême douceur avec laquelle on doit procéder. On s’attachera à ne pas gratter le muscle utérin pour ne pas y faire d’inoculation.
L'injection intra-utérine consécutive comporte des précautions très particulières ; nous empruntons à M. le Professeur Pinard sa manière de faire :
Il faut renoncer à faire des injections intra-utérines continues, parce que dans ces cas, l'utérus met un certain temps à reprendre sa tonicité et les phénomènes syncopaux, consécutifs à l'injection, dus à la pénétration du liquide de l'injection dans les vaisseaux de l'utérus peuvent ainsi être évités.
Quand l'utérus intoxiqué reste en état de flaccidité, de parésie pendant plusieurs heures après l'expulsion ou extraction du fœtus putréfié, il est cependant absolument