‹ De La Conduite À Suivre Dans Les Cas De PhysiométrieChapitre 8 sur 40 · LOIS · texte numérisé non relu

LOIS

Mais, alors même qu'il üendrait en place, la deuxième et vraie raison qui le fera proscrire, c'est que l'application de forceps, si habilement faite soit-elle, demeure suivant l'expression du professeur Pinard une intervention «brutale ».Elle détermine souvent des lésions maternelles, qui, dans le cas particulier, deviennent autant de portes d’entrée nouvelles à l'infection et constituent un véritable danger pour la mère, à cause de la septicité de l'œuf.

Cependant, s'il existait le moindre doute sur la viabilité du fœtus, 1l conviendrait de recourir au forceps afin de donner à l'enfant toutes les chances de vie. C'est ce qui fut tenté dans l'observation 9, malgré une dilatation atteignant seulement les dimensions d’une paume de main, parce que les bruits du cœur étaient encore perceptibles.

Dans l'immense majorité des cas, la mort du fœtus est une certitude et l’on ne doit pas hésiter à considérer celuiel comme un corps étranger. Toutes les mutlilations qui se proposent de réduire son volume et d’en faciliter l'extraction sont non seulement permises, mais recommandées. La conduite de l’accoucheur doit être réglée par l'unique préoccupation de ne pas nuire à l'organisme maternel.

En l'espèce, la lête étant engagée, la basiotripsie est l'opération de choix. Klle réduit par un broiement les dimensions de la tête et rend moins offensif son passage à travers le bassin mou.

Obs. 1. — Clinique Baudelocque (N° 648 de 1907). — Primipare âgée. — Fibrome. — Insertion vicieuse du cordon. — Physométrie. —- Basiotripsie par M. Mouchotte. — Guérison.

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