INTRODUCTION
«Je préfère, disait Dupuytren, mourir de la main de
Dieu que de celle du chirurgien, » et il refusait énergi- quement dese laisser inciser le thorax. Il n’avail peutêtre pas tort, puisque, dans toutes les interventions tho-
raciques, on ne complait guère de succès à celte époque. - Vraiment on comprend que, dans ces conditions, les plaies pénétrantes de poitrine et de l'abdomen, bien étudiées dans leurs symptômes, étaient placées le plus sou-
venthors du cadre chirurgical et abandonnées à la nature. ‘Tous ne mouraient pas, d’ailleurs, et les cas de guérison
étaient soigneusement relatés.
A. Paré cite des cas heureux el les mentionne avec
d'autant plus de souci que la guérsion spontanée de mala-
des aussi gravement afteints faisait l'admiration de tous ceux qui en avaient été témoins (Solly, On injuries of he diaphragme. Observation d'un cas de guérison. /n med. trib. Gazette, p. SAT. 1867.)
Très longtemps, le chirurgien, ayant déposé les armes, resta dans l'expectative, au moins en ce qui concerne des régions aussi dangereuses que l'abdomen ou le thorax, et, s’il intervenait, c'était bien timidement. Le bistouri, de nos jours, est devenu une arme défensive, et l'absence de trai-
tement ne suffit pas dans les plaies thoraco-abdominales.
Maintenant que nous avons vu, que nous savons fous, les immenses services que peut rendre l'ouverture de l'abdomen, ne devons-nous pas nous demander si l’on n'est pas un peu trop réservé sur l'intervention thoracique ?
Dans les plaies thoraco-abdominales en particulier, la thoracotomie ne donnera-t-elle pas quelquefois beaucoup plus de facilité et des résultats bien meilleurs que la laparotomie ?
En tout cas, quelle est la conduite à tenir quand il y aura plaie du diaphragme par arme blanche ou arme à feu, que le point d'entrée soit thoracique, ou abdominal?
Voilà ce que nous avons l'intention d'étudier ici.
Nous nous demanderons, d’abord, si le malade a bien
une plaie thoraco-abdominale. Puis, nous passerons en
revue les cas observés, surtout dans ces dix dernières années, et, nous basant sur les résultats chez les malades
où l’on n'est pas intervenu chirurgicalement, sur la con-
duite tenue tant par les chirurgiens français que-par ceux
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cette étude. ; = ? Nous nous appuierons, en outre, sur quelques expéiences qui nous sont personnelles.
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vive affection, C'est lui qui nous a donné l'idée de cette pe “% thèse el nous avons LapIaUrE trouvé ae de lui le plus ad