CHAPITRE PREMIER
Examen du blessé
Dans les plaies thoraco-abdominales (plus encore peutêtre que partout ailleurs), il faut entourer le malade de mille soins pour éviter des complications qui, non seulement, peuvent aggraver son état et noircir le pronostic, mais entraîner parfois la mort rapide. Immobiliser autant que possible le thorax, éviter la toux, les efforts, les cris, les vomissements; — maintenir le malade très relevé ; — mettre un pansement antiseptique et occlusif au devant de la plaie : voilà, en deux mots, quelle sera la conduite de celui qui porte secours.
Le blessé ayant été transporté avec toutes les précautions voulues, le chirurgien, appelé sans relard, devraexaminer soigneusement et rapidement le malade, car c'est, bien entendu, sur l’idée qu'il va se faire de la lésion que sera basée sa conduite.
Quelle est la cause de la blessure ? La question n'est pas oiseuse, ni la réponse sans importance.
L'intervention n’est pas la même dans le cas de Re par arme blanche et de plaie par arme à feu. Le traumatisme à, dans un cas, une bien autre portée que dans l’au-
tre. Le coup de couteau est local, les lésions sont limi-—
‘tées, voisines du point de pénétration, presque prévues ;
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