‹ De la connaisance de DieuChapitre 7 sur 30 · DE LA S8G0NDB ÉDITION XI · texte numérisé non relu

DE LA S8G0NDB ÉDITION XI

en nous, tous les moyens de juger la question. Nous nous sommes efforcé, d'ailleurs, d'arriver à la plus grande clarté. Cette Logique est aussi peu abstraite et au moins aussi accessible aux gens du monde que le présent ouvrage, qui, nous dit-on, est lisible pour presque tous. Nous croyons être parvenu à mettre ridée du calcul infinitésimal à la portée de tout lec« teur instruit, quelle que soit la faiblesse ou l'absence de ses antécédents mathématiques. Quelques heures d'attention réfléchie suffiront, je l'espère, pour nous comprendre.

Et maintenant, quand nous aurons corrigé les dernières feuilles de cette Logique, nous quitterons avec joie la logique, la métaphysique, l'abstraction. Sans doute, nous n'avons pas abusé de l'abstrait; sans doute nous n'avons pas défendu à notre âme, à notre foi, de descendre dans nos pensées. Mais pourtant, nous avons h&te d'arriver à une autre partie de la philosophie, partie meilleure, plus vivante, et, s'il se peut, plus vivifiante. Les années, l'expérience, la vie qui passe, la mort qui frappe, les fléaux qui enveloppent le monde, la vue des souffrances des hommes, et tant d'âmes percées de douleur, tout cela nous inquiète, nous sollicite continuellement le cœur au milieu de notre travail philosophique, et semble nous dire, parfois en empruntant la voix de nos amis : Que fais-tu? pourquoi es-tu prêtre? Emploieras-tu ta vie jusqu'à la fin à parier de métaphysique à des enfants ou à des lettrés? Pourquoi ces subtiles recherches, qui n'intéressent pas ceux qui souffrent, ni surtout ceux qui meurent? Pourquoi ce langage, encore trop

XU PRÉFACE

savant et particulier, qui ne va pas à tous les hommes et ne console pas tous les cœurs? Hélas! répondrai-je humblement, j'ai voulu faire quelques . efforts pour éloigner de l'abstraction mortelle et de la spéculation perverse les plus nobles d'entre les jeunes hommes, que séduit le fantôme de la science, que ce fantôme égare loin de la charité, de la vertu, de la religion. C'est un obstacle à la vie et à la grâce de Dieu que j'ai voulu travailler à détruire. Peut-être cet essai de logique vivante, peut-être ce dernier livre, intitulé : les Sources^ pourra-t-il éclairer quelques âmes, qui sauront concevoir à la fois la lumière et le feu. Mais, après cet effort, qu'il me soit permis de laisser le côté abstrait de la science, et de dire avec Malebranche : « Je ne veux plus m'occuper que de morale et de « religion. » Je ne veux plus méditer que l'âme et son avenir, l'humanité et sa destinée sur la terre et au ciel. Dans ce désir, j'aborderai le livre De la Connaissance de rame : travail que m'impose, je le crois, la volonté de Dieu. J'essaierai donc de bien connaître l'âme en face de Dieu, et de méditer en effet sa vie, sa mort, son immortalité. Si quelque chose de beau, de vrai, de consolant, par la bonté de Dieu, se montre à moi, je l'écrirai plus simplement et plus cordialement. Ahl que ne puis-je l'écrire avec des larmes, avec du feu, avec des harmonies ou avec des parfums, afin d'atteindre toutes les âmes, et d'éclairer doucement les humbles cœurs, qui ne savent pas penser, et de transformer dans les larmes les grands esprits qui ne savent que penser I

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