I. Ce que c'est que le corps organique
La première chose qui paraH dans notre corps, c'est qu'il es organique, c'est-à-dire, composé de parties de différente nature qui ont différentes fonctions.
(1) Dans une édition classique comme celle que nous publions, on au rail pu, h la ri{{ueur, ometlre ce chapitre et le suivant, qui, par le soje dont ils traitent, sont en dehors des études habituelles des élèves de not éiabliKsemenls d'instruction secondaire, et qui ne sont pas compris dans V programme sur lequel ils doivent être interrogés dans les examens di baccalauréat es lettres. Mais nous avons pensé que les supprimer, ce se rait scinder mal à propos Pœuvre de Bossuet, et loi ôter son véritable c« ractére. Bossuet a dit expressément : « Pour bien connaUre rhomme^il fao savoir qi)*il est composé de deux parties , qui sont Tâme et le corps. ) Pour se rendre capable de donner du corps, aussi bien que de Pâme, uni Juste idée, il prit la peine de faire une étude particulière de ce sujets sou la direction de Tanalomiste Duverney qui avait été chargé de donner quel ques leçons au Dauphin. Les notes qu'on lira ci-dessous, et qui ont ei rédigées, i notre prière, par notre ami le docteur E. Moutard-Martin, mé decin de Thôpital Beaujon, montreront que des erreurs asses nombreuses, e parfois assez graves, se sont glissées dans celte partie du travail de Bossoel Les unes sont le fait de son temps, les autres lui sont personnelles. Il n'ei est pas moins curieux de voir avec quelle facilité cet esprit vraiment universel s'était appliqué h un sujet tout nouveau pour lui: En présence de rectifications de notre collaborateur bénévole, nous ne pouvons tomber d*ac cord avec le cardinal de Bausset, que « malgré les recherches qui ont port les sciences de Tanatomie bien au delà du poini où elles étaient il y cent cinquante ans , il n'est aucune des découvertes nouvelles qui soi en contradiction avec l'exposé de Bossuet. » Mais nous reconnaîtrons, biei volontiers, qu'à une époque « où les gens de l'art étaient dans l'usage d'en velopper leur doctrine d'un langage obseur et presque barbare , » Bossu< est un des premiers qui aient a parlé de Tanatomie avec cette clarté qu Fontenelle a appris depuis à répandie sur toutes les sciences physiques.
Ces organes lui sont donnés pour exercer certains mouvements.
Il y a trois sortes de mouvements. Celui de haut en bas ^ qui nous est commun avec toutes les choses pesantes : celui de nourriture et d'accroissement, qui nous est commun avec les plantes : celui qui est excité par certains objets, qui nous est commun avec les animaux.
L'animal s'abandonne quelquefois à ce mouvement de pesanteur, comme quand il s'assoit, ou qu'il se couche; mais le plus souvent il lui résiste, comme quand il se tient droit, ou qu'il marche. L'aliment est distribué dans toutes les parties du corps, au préjudice du cours qu'ont naturellement les choses pesantes ; de sorte qu'on peut dire que les deux derniers mouvements résistent au premier, et que c'est une des différences des plantes et des animaux d'avec les autres corps pesants.
Pour donner des noms à ces trois mouvements divers, nous pouvons nommer le premier, mouvement naturel ; le second, mouvement vital ; le troisième, mouvement animal. Ce qui n'empêchera pas que le mouvement animal ne soit vital, et que l'un et l'autre ne soient naturels.
Ce mouvement que nous appelons animal, est le même qu'on nomme progressif, comme avancer, reculer, marcher de côté et d'autre.
Au reste, il vaut mieux, ce semble, appeler ce mouvement, animal, que volontaire ; à cause que les animaux , qui n'ont ni raison ni volonté, le font comme nous.
Nous pourrions ajouter à ces mouvements, le mouvement violent, qui arrive à l'animal, quand on le traîne ou quand on le pousse , et le mouvement oonvulsif. Mais il a été bon de considérer, avant toutes choses, les trois genres de mouvements, qui sont, pour ainsi parler, de la première intention de la nature.
Le premier n'a pas besoin d'organes ; et c'est pourquoi nous ^appelons purement naturel, quoique les médecins réservent ce nom au mouvement du cœur (1). Les deux autres ont besoin d'or-
(i) Les médecins ne réserveni plus le nom de mouyemeni naturel au moavemeDt du cœur. On rappelle mouvement in? olontaire , parce que la ▼olonlé n*a aucune action sur sa production. 11 faut le distinguer du mouvement instinctif^ dans la production duquel la volonté n*intervient pas dansle court ordinaire 4e la fie, mais qu'elle paul cependant modiSer, soit en i 1* accélérant, soit en le suspendant momentanément ; exemple • le movve-
ganes; et il a (àUu, pour les exercer, que le corps fût eompoeédc plusieurs parties.
II. Division des parties do corps, et description des extérieures.
Elles sont extérieures et intérieures.
Entre les parties extérieures, la principale est la tête, qui au dedans enferme le cerveau , et au dehors sur le devant fait paraître le visage, la plus belle partie du corps, où sont toutes les ouvertures par où les objets frappent les sens , c'est-à-dire , lois yeux, les oreilles, et les autres de même nature.
On y voit entre autres l'ouverture par où entrent les viandes, et par où sortent les paroles, c'est-à-dire, la bouche. Elle renferme la langue , qui avec les lèvres cause toutes les articulations de la voix, par ses divers battements contre le palais et contre les dents.
La langue est aussi l'organe du goût ; c'est par elle qu'on goûte les viandes. Outre qu'elle nous les fait goûter, elle les humecte et les amollit, elle les porte sous les dents pour être mâchées, et aide à les avaler.
On voit ensuite le cou , sur lequel la tête est posée , et qui paraît comme un pivot sur lequel elle tourne.
Après, viennent les épaules, où les bras sont attachés, et qui sont propres à porter les grands fardeaux.
Les bras sont destinés à serrer et à repousser, à remuer ou à transporter, selon nos besoins, les choses qui nous accommodent ou nous embarrassent. Les mains nous servent aux ouvrages les plus forts et les plus délicats. Par elles nous nous faisons des instruments pour faire les ouvrages qu'elles ne peuvent faire ellesmêmes. Par exemple, les mains ne peuvent ni couper ni scier ; mais elles font des couteaux, des scies, et d'autres instruments semblables , qu'elles appliquent chacun à leur usage. Les bras et les mains sont en divers endroits divisés par plusieurs articulations, qui, jointes à la fermeté des os, leur servent pour faciliter le mouvement, et pour serrer les corps grands et petits. Les doigts, inégaux entre eux, s'égalent pour embrasser ce qu'ils tiennent. Le petit doigt et le pouce servent à fermer fortement et exactement
ment respiratoire, le mouTement alterBatif d^occlusion , et d'écartement des paupières, etc.
la main. Les mains nous sont données pour nous défendre > et pour éloigner du corps ce qui lui nuit. C'est pourquoi il n'y a d'endroit où elles ne puissent atteindre.
On voit ensuite la poitrine^ qui contient le cœur et le poumon (i), les côtes en font et en soutiennent la cavité. Entre la poitrine et le ventre se trouve le diaphragme , qui est une cloison charnue dans son tour^ et membraneuse à son centre , dont l'usage est d'allonger la concavité de la poitrine en se bandant^ et d'accourcir la même cavité en se relâchant et se voûtant de bas en haut, ce qui fait la meilleinre partie de la respiration tranquille.
Au-dessous du diaphragme est le ventre, qui enferme l'estomac, le foie , la rate , les intestins ou les boyaux , par où les excréments se séparent et se déchargent (2).
Tonte cette masse est posée sur les cuisses et sur les jambes, brisées en divers endroits, comme les bras, pour la facilité du mouvement et du repos.
Les pieds soutiennent le tout ; et quoiqu'ils paraissent petits en comparaison de tout le corps^ les proportions en sont si bien prises, qu'ils portent sans peine un si grand fardeau. Les doigts des pieds y contribuent, parce qu'ils serrent et appliquent le pied contre la terre ou le pavé.
Le corps aide aussi à se soutenir par la manière dont il se situe (3) ; parce qu'il se pose naturellement sur un certain centre de pesanteur, qui fait que les parties se contre-balancent mutadlement^ et que le tout se soutient sans peine par ce contre* poids.
Les chairs et la peau couvrent tout le corps , et servent à le défendre contre les injures de l'air.
Les chairs sont cette substance molle et tendre, qui couvre les 08 de tous côtés. Elles sont composées de divers filets qu'on ap-
(1) n fant y «Jouter les gros vaisseaux qui parieni du cœur, et ceux qui 1*7 rendeul ; les nerfs qui vivifienl les organes qu*elle conlient, et les fait fonctionner; ceux qui la traversent pour se rendre à d'autres organes; la Irachée-artére qui conduit l*air aux poumons ; l*ŒSoph8ge qui porte les aliments i l*estomac.
(2) Le ventre renferme encore d* autres organes importants, tels que les reins qui sécrètent l'urine, les urètres qui la charrient, la vessie qui la reçoit, le pancréas, les gros vaisseaux qui le tratersent , les nerfs qui se distribuent aux organes, etc.
(3) Ordinairement ce verbe n*est gaère «site qu*ao participe passé.
pelle fibres y tors en différents sens, qui peuvent sfalloiiger et se raccourcir, et par là tirer, retirer, étendre, fléchir, remuer en diverses sortes les parties du corps , ou les tenir en état (1). C'est ce qui s'appelle muscles , et de là vient la distinction des muscles extenseurs, ou fléchisseurs.
Les muscles ont leur origine à certains endroits des os , où on les voit attachés, excepté quelques-uns, qui servent à l'éjection des excréments, et dont la composition est fort différente des autres.
La partie du muscle qui sort de l'os, s'appelle la tête : l'autre extrémité s'appelle la queue , et c'est le tendon. Le milieu s'appelle le ventre, et c'est la plus molle, comme la plus grosse. Les deux extrémité ont plus de force, parce que l'une soutient le muscle, et que par l'autre, c'est-à-dire par le tendon, qui est aussi le plus fort , s'exerce immédiatement le mouvement.
n y a des muscles qui se meuvent ensemble, en concours, et en même sens , pour s'aider les uns les autres ; on les peut appeler concutreuts (2). Il y en a d'autres opposés , et dont le jeu est contraire, c'est-à-dire, que pendant que les uns se retirent, les autres s'allongent ; on les appelle antagonistes. C'est par là que se font les mouvements des parties, et le transport de tout le corps.
On ne peut assez admirer cette prodigieuse quantité de muscles, qui se voient dans le corps humain, ni leur jeu si aisé et si commode, non plus que le tissu de la peau qui les envelq)pe, si fort et si délicat tout ensemble.
III. Description des parties intérieures, et premièrement de œlles qui
sont enfermées dans la poitrine.
Parmi les parties intérieures, celle qu'il faut considérer la première, c'est le cœur. Il est situé au milieu de la poitrine (3), couché pourtant de manière que la pointe en est tournée et un peu avancée du côté gauche, n a deux cavités (4) , à chacune desquelles
(1) status; dans le sens de repos, immobilité.
(2) Oa synergiques.
(S) Le cœor est situé dans la moitié gaocbe de la poitrine, la pointe battant i gaeche au-dessous de la mamelle, la base auprès du sternum et sur un plan un peu plus élevé que la pointe.
(4) Ici, et dans bieq des passages suivants, Vauteur donne «u eœur seu-
DE DIEU ET DE SCX-MËME. 49
est jointe une artère et une veine, qui de là se ré|HUMient par tout le corps. Ces deux cavités, que les anatomistes appdlent les deux ventricules da ciBur, sont séparées par nne substance solide et charnue, à qui notre langue n'a point donné de nom , et que les Latins appdlent septum médium (1).
Ce qo'ii y a de plus remarquable dans le coeur, est son battement continuel, par lequel il se resserre et se dilate. Cest ce qui s'appelle systole et diastole : systole , quand il se resserre, et diastole, quand il se dilate. Dans la diastole , il s'enfle et s'arrondit ; dansla systole, il s'apetisse et s'allonge. Mais l'expérience a appris 91e, lorsqu'il s'enfle au dehors, il se resserre au dedans ; et an contraire, qu'il se dilate au dedans, quand il s'apetisse et s'amenuise (2) au dehors. Ceux qui, pour connaître mieux la nature des parties, ont fait des dissections d'animaux vivants, assurent qu'après avoir fait une ouverture dans leur cœur, quand il bat enonre, si on y enfonce le doigt , on se sent plus pressé dans la diastole ; et ils ajoutent que la chose doit nécessairement arriver ainsi par la seule disposition des parties.
A considérer la composition de toute la masse du cœur, les fibres et les filets dont il est tissu , et la manière dont ils sont tors, on le reconnaît pour un muscle, à qui les esprits venus du cerveau causent son battement continuel (3). Et on prétend que ces fibres ne sont pas mues selon leur longueur prise en droite ligne , mais comme torses de côté ; ce qui fait que le cœur se ramenant sur lui-même, s'enfle en rond; et en même temps que les parties, qui environnent les cavités, se compriment au dedans avec grande force.
Cette compression fait deux grands effets sur le sang ; l'un , qu'elle le bat fortement, et par la même raison elle réchauffe (4) :
lement deux cavités. Gela est faoz dans fespéce humaine et dans les animaux élevés sur Téchelle animale. Le cœur a quatre cavités ; deux oreilleties et deux ventricules. Chaque oreillette communique avec le tentricule correspondant I mais oreillettes et ventricules n*ont aucune communication avec ceux du cAté opposé ; dans chaque oreillette arrivent des veines ; de chaque ventricule part une artère.
(1) On la nomme maintenant, eloittm inUrventrieulaire»
(2) AmenuiteTy rendre plus menu. {DieL de l'Académie. )
(3) Nous aurons plus loin à parler des esprits venus du cerveau et autres théories surannées.
(i) La compression que la contraction du cœur exerce sur le sanc;, n*a
l'autre^ qu'elle le pousse avec force dans les artères, après que le cœur, en se dilatant. Ta reçu par les veines.
Ainsi, par une continuelle circulation , le sang doit couler nécessairement des artères dans les veines, des veines dans le cceur, du cœur dans le poumon , où il reprend de Tair et avec l'air une non* velle vie , du poumon dans le cœur, %x cœur dans les artères de la tète, et dans celles de tout le corps.
C'est à l'occasion de cette distribution du sang artériel dans la tète, que les esprits animaux, ou plutôt la liqueur animale, y est formée pour y être distribuée par les nerfs dans toutes les parties du corps, où elle porte par les nerfs le sentiment, et à roccasion des nerfs distribue dans les muscles le mouvement (1).
n y a beaucoup de chaleur dans le cœur (2). Mais ceux qui ont ouvert des animaux vivants , assurent qu'ils ne la ressentent guère moins grande dans les autres parties.
Le poumon est une partie molle et vésiculaire, qui, en se dilatant et se resserrant à la manière d'un soufflet, reçoit et rend l'air que nous respirons. Ce mouvement s'appelle inspiration et ex{ûration, en général respiration.
Les mouvements du poumon se font par le moyen des muscles insérés en divers endroits au-dedans du corps, et par lesquels la partie est comprimée et dilatée.
Cette compression et dilatation se fait aussi sentir dans le basventre , qui s'enfle et s'abaisse au mouvement du diaphragme , par le moyen de certains muscles, qui font la communication de l'une et de l'autre partie (3).
pas d'autre action sur ce liquide, que de le chasser dans les artères. Elle ne récbaulTe pas plus que la compression d'une ?essie de caoutchouc remplie d'eau, et percée de manière à pouvoir se tider, n'échaufTe Peau qui s'écoule.
(1) On n'admet plus aujourd'hui ces esprits animaux , celte liqueur animale, dont personne n'a pu constater l'existence, et que l'on supposait for> mes par le cerveau, et distribués par les nerfs dans toutes les parties du corps. Le sang artériel porté au cerveau y entretient la vie comme dans tous les organes, et lui permet de remplir régulièrement ses fonctions propres. Il est mis en rapport avec tout l'organisme par les nerfs, mais ces organes ne transportent rien ; ils transmettent par un procédé encore inconnu l'impression de la volonté aux organes qui y sont soumis. Ils transmettent aussi au cerveau les impressions extérieures.
(2) Pure hypothèse, déttenile pac la ligne suivante.
(Q Dana les uwa y i itf a dria^^altoo et d*expir«Uoo, les nuseles des
Le pounioD se répand de part et d'autre dans toute la capacité de la poitrine. H est autour du cœur, pour le rafraîchir par Tair qu'il attire (1). En rejetant cet air, on dit qu'il pousse au-debors les fumées que le cœur excite par sa chaleur , et qui le suffoqueraient, si eQes n'étaient évaporées. Cette même firadcheur de l'air sert aussi à épaissir le sang, et à corriger sa trop grande subtilité. Le poumon a encore beaucoup d'autres usages, qui s^entendront beaucoup mieux par la suite. '
Cest une chose admirable, comme l'animal, qui n'a pas besoin de retirer dans le ventre de sa mère, aussitôt qu'il en est dehors, ne peut plus vivre sans respiration. Ce qui vient de la différente manière dont il se nourrit dans l'un et dans l'autre état. Sa mère mange, digère et respire pour lui, et par les vaisseaux disposés à cet effet , lui envoie le sang tout préparé et conditionné comme il faut, pour circuler dans son corps, et le nourrir.
Le dedans de la poitrine est tendu d'une peau assez délicate, qu'on appelle pleure (2). Elle est fort sensible, et c'est de l'inflammation de cette membrane que nous viennent les douleurs de la pleurésie.
Au-dessous du poumon est l'estomac, qui est un grand sac en forme d'une bourse, ou d'une cornemuse, et c'est là que se fait la digestion des viandes.
darois du Tentre ont une action qui se combine arec l*actioD des muscles de la poitrine pour concourir au même effet. Ainsi par exemple dans respiration, en même temps que les muscles aspirateurs de la poitrine la compriment et la resserrent latéralement , le diaphragme se relâche de matière à subir raction des muscles abdominaux, qui compriment le rentre et le refoulent vers la cage thoracique.
(1) Cet alinéa tout entier a pour point de départ des théories usées, it qui ne sont Jamais appuyées sur des faits. Le cœur et les poumons sort absolument indépendants, séparés par la plèvre et le péricarde ; et loin de pouvoir rafraîchir le cœur par Tair qu*il attire , le poumon est le foyer de tonte la chaleur animale, à cause de la combustion qui s*y opère par le cantact de Tozygène de rair et du charbon contenu dans le sang veineux ; d*o6 résulte une production incessante d* acide carbonique, et la transformation du sang veineux noir en sang artériel rouge.
(i) Plèvre
o2 DE LA CONNAISSANCE