‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 116 sur 207 · DÉFINITIONS ET DIVISIONS · texte numérisé non relu

DÉFINITIONS ET DIVISIONS

I. L'idée est ce qui représente à Tesprit la vérité de Tobjet entendu.

II. Les idées représentent leur objet, ou comme subsistant en soi-même, comme quand on dit Dieu, hommey esprit, corps, animal, plante, métal; ou comme attaché et inhérent à un autre, comme quand on dit science, v^rtu, figure, rondeur, mouvement, durée.

Les premières peuvent s'appeler des idées substantielles, et les autres des idées accidentelles.

III. D*ai]leurs, ou ces idées représentent dans leur objet quelque chose d'intelligible de soi, comme dans TÂme, qu'elle pense ou qu'elle raisonne, et dans le corps, qu'il soit rond ou pointu ; ou ce qu'elles y représentent n'est pas intelligible de soi, comme dans l'aimant, la qualité qui lui fait attirer le fer, et dans la blancheur, la qualité qui lui fait dissiper la vue.

Les idées qui représentent dans leur objet quelque chose de clair ou d'intelligible de soi , s'appellent claires et distinctes ; les autres s'appellent obscures et confuses.

Il faut ici remarquer que l'idée confuse marque quelque chose de clair, mais non pas dans son objet

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