‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 119 sur 207 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

comme homme, tantôt comme citoyen, tantôt comme père, et ainsi du reste, qu*à cause de ses devoirs différents. La môme &me n*est considérée sous plusieurs raisons, comme sous celle de sensitive et d'intellectuelle, qu'à cause de ses différentes opérations ; et le môme corps n'est considéré sous les divers noms de ligne, de superflcie et de corps solide, qu'à cause des divers termes où il s'étend par sa longueur, par sa largeur et sa profondeur.

Et au contraire, si les équilatéraux, les scalènes et les isocèles, etc., sont réunies dans la raison commune de triangle, c'est à cause qu'étant tous semblables, en ce qu'ils sont terminés de trois lignes droites, la raison de triangle leur convient également à tous.

De là sont déduites nécessairement les quatre propositions suivantes :

X. La multiplicité dans les idées présuppose la multiplicité dans les choses mômes.

XL L'universalité dans les idées présuppose dans les choses quelque ressemblance.

XIL Les précisions, qui séparent une môme chose d'avec elle-môme par les idées, servent à la connaître dans tous ses rapports.

Xin. L'universalité des idées, qui ramasse plusieurs choses sous une môme raison, et en fait un seul objet, sert à en faire connaître les convenances et les ressemblances.

Ces quatre propositions suivent, comme il a été dit, de la VIII* et de la IX* et expliquent parfaitement la dernière partie de la IV*.

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