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CHAPITRE XV

Préceptes tirés de la doctrine précédente.

Il n*e8t pas besoin ici de récapituler la doctrine précédente, ni les définitions et divisions de ce second livre, qui paraissent assez par le seul titre des chapitres. Il suffira donc de ramasser en peu de mots les préceptes qui sont tirés.

I. Réduire autant qu*il se peut, tout le discours en propositions simples, et décharger les complexes de tous les termes inutiles et embarrassants.

II. Diviser les propositions composées, en toutes leurs parties, c'est-à-dire les réduire en toutes les propositions qui les composent, comme en celle-ci : La seule vertu rend t homme heureux; remarquer deux propositions : Tune, que la vertu rend Thomme heureux ; Tautre, que nulle autre chose ne le fait.

III. Regarder dans les propositions conditionnées la bonté de la conséquence. Elle se doit examiner par les règles du syllogisme, auquel il la faut réduire ; ce qui appartient à la troisième partie.

IV. Connaître les propriétés des propositions, principalement celles de Tafflrmative et de la négative, qui sont que l'attribut de Taffirmative se prend toujours particulièrement, et que l'attribut de la négative se prend toujours universellement.

V. Convertir les propositions selon retendue de leurs termes.

VI. Convertir l'universelle négative en universelle négative, et la particulière affirmative en particulière

affirmative. Par exemple, de ce que nulle plante n*est animal, conclure la vérité de sa converse : Nul animal fCest plante j et de ce que quelque homme est juste, conclure que quelque juste est homme.

Cette règle suit de la quatrième et cinquième, parce qu'il parait que les termes sont également étendus.

VU. Convertir l'universelle affirmative en particulière affirmative. Dire, par exemple : Tout homme e$i animal ; donc, quelque animal est homme ; et non pas Tout animal est homme.

Cette règle suit pareillement de la quatrième et de la cinquième,

VIII. Conclure la particulière de son universeUe, et non au contraire. De ce que tout feu brftle, conclure : Donc quelque feu brûle, et tel feu, en partieulier^ brûle, et non au contraire ; parce que la particulière est enfermée dans l'universelle, et non l'universelle dans la particulière.

IX. De ce que l'une des contradictoires est véritable, conclure la fausseté de l'autre. S'il est vrai que tout vertueux est sage, il est faux que quelque vertueux ne soit pas sage.

X. De ce que l'une des contraires est vraie, condore la fausseté de l'autre ; par exemple, de ce qu'il est vrai que tout vertueux est sage, conclure la fausseté de la contraire, Nul vertueux n'est sage; mais de la fausseté de l'une, ne conclure pas la vérité de l'autre, parce qu'elles peuvent être toutes deux fausses. Tout homm est juste, Nul homme n'est juste, sont deux propositions fausses ; parce que la particulière : Il y a seulement quelques hommes justes, les renverse toutes deux.

XI. Définir chaque chose, en posant son genre prochain et sa différence.

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