CHAPITRE VI
Dee figures du syUogisme.
Selon c^tte doctrine, et selon ces règles, il se peut faire des syllogismes de diverses sortes. On en compte de trois figures, qui comprennent dix-neuf modes.
Les figures se prennent de l'arrangement du terme moyen : les modes se déterminent par la quantité ou qualité des propositions, c'est-à-dire selon qu'on assemble diversement les universelles, les particulières, les afBrmatives et les négatives.
On compte ordinairement trois figures, parce que le terme moyen se peut arranger en trois façons ; car, ou il est sujet dans l'une des prémisses et attribut dans l'autre, ou il est attribut dans toutes les deux, ou, enfin, il est syjet partout.
Le premier arrangement fait la première figure, le second fait la seconde, le troisième fait la troisième.
G*est ainsi que les figures des arguments se varient par la diverse manière dont le terme moyen y est placé.
Il y en a qui comptent une quatrième figure, en partageant le premier en deux cas ; le terme moyen y devant ôtre sujet dans Tune des prémisses, et attribut dans Tautre. Cela se peut faire en deux façons : une des façons, c^est que le moyen soit attribut dans la majeure, et sujet dans la mineure ; l'autre façon est que le même terme soit sujet dans la majeure, et attribut dans la mineure. Il paraît donc clairement qu*il ne peut y avoir que quatre figures, parce qu*il ne peut y avoir que quatre façons de situer le terme moyen.
Mais comme la quatrième figure, qu'on appelle la figure de Galicn, est indirecte et peu naturelle, et que d'ailleurs on la peut comprendre dans la première, la plupart des logiciens ne comptent que trois figures ; chose si peu importante, qu*elle ne vaut pas la peine d'être examinée.
Les exemples des figures se verront avec ceux des modes dont nous allons parler.