LIVRE III
le sujet du grand extrftme ; ce qui fait la majeure la plus naturelle, la plus propre à produire une conclusion directe : de sorte qu'il parait en tête dans Targument, et y exerce visiblement sa puissance.
U s*en faut bien qu'il en soit ainsi dans les cinq modes indirects, ôt même dans tous les modes des autres figures.
Les exemples le feront voir :
A. Ba. Tout ce qui est haï de Dieu est puni par
sa justice, ou pardonné par sa misécorde ; a. ra- Tout ce qui est puni par sa justice, ou
pardonné par sa miséricorde, sert à sa gloire ; t. lip. Donc, quelque chose qui sert à la gloire
de Dieu est haïe de Dieu.
Au lieu de conclure plus directement : Donc, toute chose haïe de Dieu sert à sa gloire; auquel cas, en' transportant les prémisses, l'argument serait en Barbara. i. E, Ce- Nulle chose douloureuse n'est désirable ; 3. a. tan- Toute chose désirable est convenable à
la nature ; e, tes. Donc, nulle chose convenable à la nature
n'est douloureuse.
A. Da- Quelque chose douloureuse sert à notre
salut ; t. bi' Quelque chose douloureuse est désirable ; f*. tis. Donc, quelque chose désirable est douloureuse.
Au lieu de conclure directement : Donc, quelque chose douloureuse est désirable.
Et remarquez que cet argument ne conclurait pas, s*il était construit en la forme de la quatrième figure, c'està-dire si le moyen était attribut dans la majeure, et sujet dans la mineure, parce qu'ainsi il se trouverait tougours pris particulièrement, contre la règle sixième. C'est pourquoi ceux qui ont parlé le plus subtilement de cette figure, ont changé Tordre des propositions, et Tout ainsi arrangée :
/. ZH- Quelque fol dit vrai ; a. fra- Quiconque dit vrai, doit être cru ; t. fis, Donc, quelqu'un qui doit être cru, est
fol.