‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 179 sur 207 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Des moyens de prouver la vérilé des arguments, et premièremeot de la

réduction à ^impossible.

On a plusieurs moyens pour faire voir la validité des syllogismes de toutes les figures et de tous les modes. Entre autres , on propose des règles pour chaque figure ; mais je trouve peu nécessaire de les rapporter, parce qu'en considérant les règles générales du syllogisme, on trouvera aisément ce qui fait valoir chacun des syllogismes particuliers.

Il y a d'autres moyens de mettre le syllogisme à l'épreuve, l'un desquels s'appelle la réduction à l'im possible.

La réduction à l'impossible est un argument par lequel on montre que celui qui nie une conséquence

d'un argument fait en forme, en quelque mode que ce soit, est contraint d'admettre deux choses contradictoires.

Celaparalt clairement dans les quatre premiers modes de la première figure. Prenez, pour exemples, cet argument dans la première.

A. jBar- Tout ce qui est ordonné de Dieu est pour

le bien ; a. fta- Toute puissance légitime est ordonnée

de Dieu ; a. ra. Donc, toute puissance légitime est pour

le bien.

Mettez que la conséquence soit fausse, la contradictoire est donc vraie ; et au lieu de dire : Toute puissance légitime est pour le bien, il faudra dire : Quelque puis-mnce légitime n'est pas pour le bien. Et cela étant, il faudrait dire, ou Ce que Dieu ordonne n*est pas pour le bien, ou que la puissance légitime n'est pas ordonnée par Dieu ; c'est-à-dire qu'il faudrait nier ce qu'on accorde. La chose est trop évidente dans les quatre premiers modes» pour avoir besoin de cette épreuve. Mais prenons un des arguments des autres figures, qui soit des plus éloignés des directs de la première. Envoid im en Baroco dans la deuxième figure : A. Ba- Tout heureux est sage ; 0. ro- Quelque prince n'est pas sage ;

0, co. Donc, quelque prince n'est pas heureux. Si, en accordant les prémisses, on nie cette conséquence: Quelque prince n'est pas heureux; la contradictoire. Tout prince est heureux^ sera véritable. Cela étant, faisons maintenant cet argument.

.4. Bar- Tout heureux est sage ;

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