‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 185 sur 207 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Du sorite.

Le sorite, c'est-à-dire entasseur, argument usité parmi les Stoïciens ; appelé de ce nom, parce qu'en effet il

1 Voyez Sénàque, Midée, acU III, v. 497-501,

entasse un grand nombre de propositions dont il tire une seule conséquence, comme qui dirait, par exemple : Qui autorise les violentes entreprises, ruine la justice; qui ruine la justice, rompt le lien qui unit les citoyens; qui rompt le lien de société, fait naître les divisions dans un État; qui fait naître les divisions dans un État, r expose à un péril évident; donc, qui autorise les entreprises violentes expose VEtat à un péril évident. On voit par là que le sorite n^est pas tant un 8in<çulier argument, que plusieurs ai^uments enchaînés ensemble.

Page 1