‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 194 sur 207 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Du consentement de Tesprit, qui est le fruit du raisonnement.

Après le raisonnement, suit le consentement de Tesprit. C'est ce que nous avons appelé le jugement^ autrement Vaffirmalion ou la négation, c'est-à-dire la seconde opération de l'entendement.

Nous en avons traité dans la seconde partie : mais nous avons alors regardé ce consentement de l'esprit selon sa propre nature ; maintenant nous le regardons en tant qu'il suit du raisonnement.

Mais, comme les raisonnements sont de difiéreote nature, il y a aussi diverses sortes de consentements de l'esprit : car, ou il est sans aucun doute et sans crainte de se tromper, ou il est avec doute ; ou il est accompagné d*une connaissance évidente, ou, sans avoir cette connaissance, il cède à l'autorité de quelque personne croyable. Pour entendre tout ceci, démêlons ce que nous faisons à chaque preuve qui nous touche, et voyons premièrement ce que nous faisons dans les preuves tirées de raison.

La première chose que fait l'esprit, c'est d'entendre la bonté de la conséquence ; ce qu'on sent actuellement, quand on a le sens droit, et où on peut être aidé par les règles que nous avons vues.

Ce consentement à la conséquence est égal dans l'argument démonstratif et dans le probable ; car la forme de Tun et de l'autre doit être bonne, autrement on ne conclut rien.

Les prémisses doivent aussi être véritables, et con-

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