‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 205 sur 207 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

contraire par eux-mômes, ou par des rapports sûrs et fidèles.

Et quelquefois même il est plus sûr de croire la voix publique que nos propres sentiments, ou ceux d'un autre, quelque fidèles qu'ils soient, parce que plusieurs yeux voient mietuc qu*un seul, comme dit le proverbe ; ce qui s'entend toutefois lorsque la connaissance que nous avons par nous-mème n'est pas certaine et précise ; car alors il n'y a rien à lui préférer.

Suit enfin le témoignage, qui est le dernier lieu de l'autorité. On croit en justice deux témoins contextes, c'est-à-dire qui déposent tous deux constamment le môme fait ; et il n'en faut pas davantage pour faire mourir un homme.

Pour rendre les témoins croyables, il faut : 4* qu'ils soient assurés du fait ; 2" qu'ils ne soient point suspects; 3® qu'ils soient désintéressés, et qu'on ait raison de croire que la seule vérité les fait parler. C'est pourquoi la justice reçoit les reproches contre les témoins, avant que de déférer à leur témoignage.

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